‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 149 sur 156 · LE PRISONNIER · texte numérisé non relu

LE PRISONNIER

Ciel éclatant!

Demain je marcherai fièrement sous ta voûte. Je serai comme un autre, et j'irai sur la route Comme tous ceux qui vont librement, sans penser Qu'un prisonnier parfois les regarde passer! — 0 bonheur!

Bruit de pas dans la galerie au fond. Il se retourne effraye.

Mais j'entends marcher.

Il va ù la porte du fond et regarde.

Non, rien ne bouge.

Une lueur parait dans la galerie. Il y fixe son regard avec terreur.

Quel est cet homme pâle avec un linceul rouge ?

— Ils sont deux. — L'autre est noir. — Ils viennent par ici ! Où fuir?

Il court à la porte par où il est entré et cherche inutilement à l'ouvrir.

Cette porte? — Oh î — fermée!

Il court à la porte de droite. Ell^ résiste également.

Et Vautre aussi!

Il va se cacher derrière le paravent qu'il reploie et referme sur lui.

Juste ciel !

Entre le Cardinal, accompagné de Chandenier, capitaine de ses gendarmes. Cbandenier porte un grand portefeuille fermé, d'une maiu, et, de l'autre, un flambeau à branches. — Le Cardinal, pâle, malade, toussant par intervalles et portant la main à sa poitrine, s'appuie sur le bras de Chandenier. Il jette un coup d'oeil dans le salon et parait surpris de n'y trouver personne.

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