‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 154 sur 156 · POSTER MÉNÉTRIER · texte numérisé non relu

POSTER MÉNÉTRIER

ELISABETH, reine d'Angleterre .... M'"" Charton.

AMY ROBSART Anaïs Aubert.

JEANNETTE. Dorgebray.

ICA NOTES DMiWy liOBSAIiT.

Eugène Delacroix dessina les costumes d'Amy Robsart. Sur sa demande, Victor Hugo lui envoyait les indications que voici :

Elisabeth, reine d'Angleterre. Magnifique habit de cour, petite couronne royale.

Leicester. Riche costume de satin blanc broché en or. Manteau de velours, écarlate ou noir, avec l'étoile de la Jarretière, les colliers de Saint-André, de la Toison d'or, de la Jarretière; Chapeau à haute forme et à bord étroit, plume blanche; gants de diamant. Au premier acte, il entre couvert de la tête aux pieds d'un long manteau brun.

Amy Bobsart. Robe blanche simple, sur laquelle, au troisième acte, elle passe une riche robe de velours violet, richement brodée.

Varney. En noir, vêtement collant de la tête aux pieds, manteau court, petite épée. Toque avec une fine plume de coq.

Alasco, alchimiste.

Flibbertigibbet, diable couleur de feu, cheveux rouges, vêtement collant.

Sir Hugh Robsart, vieux gentilhomme en deuil.

SusseXj habit militaire.

Lo7'd Shreivsbury, comte-maréchal d'Angleterre.

Lord Hunsdon, capitaine des gentilshommes pensionnaires.

Jeannette, jeune fille puritaine.

Quatre pages de la reine.

Tony Poster, concierge du château; pourpoint et chausses de velours rouge, bas jaunes.

Un huissier de la chambre.

Gardes, pertuisaniers, mousquetaires, etc.

NOTES D'AMY HODSART. 265

... Voilà les personnages, avec les pauvres indications que mon esprit ose présenter au vôtre.

C'est vous qui donnerez le caractère à la pièce et, si A/tnj Hobsart réussit, mon frère Paul vous le devra.

Présentez bien toutes mes admirations à Sardanapale, à Faliéro, à révoque de Liège, à Faust, à tout votre cortège enfin.

Victor.

Victor Hugo, en envoyant les dessins de Delacroi.v au directeur de rOdéon, lui écrit :

J'ai l'honneur d'envoyer à monsieur Sauvage la majeure partie des costumes, que je reçois à l'instant de Delacroix.

Ils me paraissent d'un caractère admirable; ce n'est point là l'élégance de touche mignarde d'un peintre vulgaire, c'est le trait hardi et sûr d'un homme de génie. Ils sont, en outre, d'une rare exactitude, ce qui en rehausse encore la rare poésie.

Je suis convaincu que le goût intelligent de monsieur Sauvage se joindra à moi pour faire en sorte que les acteurs et les costumiers altèrent le moins possible ces belles indications.

Son bien cordialement dévoué, Victor II.

Ce 6 octobre.

NOTES

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