ROSALIE, LA TANTE ROSE
LA TAHTE ROSE. Tu u’aimcs pas H. Brémont, Rosalie?
ROSALIE. Vous conviendrci, ma tante, qu’il n’est pas aimable ; et je ne sais pas comment TOUS pouTez garder si long-temps «U chAteau... cc Tilain boouuc... U u’a pas
encore dit tin Seul mot aimable à qui que ce soit... et pourtant Toiià déjà prés de trois mois qu’il est ici... Est-ce qu’il ne s’en ira pas bientôt?
LA TANTE ROSE. Mais, non, car il me plaît à moi. Je le trouve loyal... franc...
et quelquefois , il est d’une gaîté...
ROSALIE. Jolie gaité... il gronde toujours; aussi, M. Clément, votre intendant, ne peut pas le soullrirl (wd part.) C’est comme moi.
LA TARTC ROSE. 0ht démenti je sais bien pourquoi; mais laissons cela, je t’annonce une nouvelle qui doit te faire plaisir... Ton cousin Anacharsis arrive aujourd’hui.
ROSALIE. Encore un homme insupportable, à ce qu'on dit, car je ne l'ai jamais vu.
LA TANTR ROSS, sourimt. Comme tu es difiicile. . .Tiens, en attendant, tu vas (aire connaissance avec son style.
Elle loi dooBe aoe lettre.
ROSALIE, d part. C’est bien amusant.
{EtU tu.) « Ma belle tante... (S'interrompant.) Sa belle tante... (ji part.) Le menteurl (Continuant.) « Je me trouve dans
• une position qui me fait vivement sentir
• le besoin de me rapprocher de vous. Les
• plaisirs commencent à fatiguer ma brû-
• lantc imagination ; et puis, je me repro-
• chc d’avoir négligé une tante chérie, une ■ tante adorée... Je serai au château de Fara nal en même temps que ma lettre , si je
• trouve une place dans la malle-poste.
• J-'embrasse ma chère tante de tout mon
• cœur, et suis, pour la vie, son très respec-
• tueux, très obéissant et très dévoué ser-
• vitenret neveu, Ahachàisis dx FitiUL.»
(Pariant.) Pour moi, je me passerais bien de sa visite.
LA TANTE ROSE. Tu verras... tu verras !.. c’est un garpon fort aimable et qui a de l’esprit.
ROSALIE. Sans qu’il y partisse.
LA TAHTE ROSE. Silence, ma nièce !..
et accoutumez-vous à respecter votre cousin... à l’aimer même... car, il se peut que les arraagemens de ma fortune nécessitent un mariage entre vous...
ROSALIE, dpart. Et mon Eugène!.. Ohl non... je ne serai jamais qu’à lui.
LA TANTR ROSE. le vais jusque chez mon fermier... Restes ici, pour recevoir Anacharsis, s’il arrivait en mon absence.
Bile iortpw U gaacbe.
âllACHABSia.