INSPECTEUR GENERAL DES EDIFICES DIOCESAINS
+e NOUVELLE EDITION es a : a et * »~ o gi
PARIS SOCIETE FRANCAISE D’EDITION DART L.-HENRY MAY g, et 11 Rue Saint-Benoit
En commengant cette étude, je dois d’abord acquit-
suvre commune en réunissant les éléments é€pars afin n former un ensemble synthétique qui pdt étre un eignement utile.
»en honneur par les travaux des savants dont il garder la mémoire.
y ‘Parmi les plus anciens et les plus connus, il est juste citer : de Gerville, un des fondateurs de la Société | , antiquaires de Normandie, qui eut ’honneur d’étre,, 825, auteur d’une proposition qui avait pour objet
ho
Risrorigue des arts et monuments, institué en 1837 par M. de Salvandy, et qui avait Pour) but de Teche a et
un des plus savahe arin les restaurateurs des caihcenl z du moyen age et qui se fit connaitre par les grands ~ travaux qu’il exécuta A la Sainte-Chapelle du Palais, et surtout a Notre-Dame de Paris, en collaboration avec son illustre confrére: Viollet-le- ote un de nos princi- os: paux initiateurs dans la connaissance des ceuvres du moyen age, ani a esate sur cette époque de Part des
mettre en vue nos gloires nationales et dont le nom restera associé aux pages les plus émouvantes de notre histoire et aux conquétes les plus importantes de Var- chéologie frangaise. a
Viollet-le-Duc et Quicherat ont été Jes personnifica- . tions de l’art et de archéologie modernes. Ils resteront,
ig PREFACE. > ae: :
par leur réunion, une des plus hautes expressions de a la science contemporaine qui ne se contente plus des a __ peu prés ni des formules toutes faites, parce qu’elle est Bre tout 4 la fois plus virile et plus active; elle veut voir, - toucher et aller a la source méme des choses avec une ‘puissance d’investigation qui n’est pas un des signes les moins caractéristiques de notre époque.
Si Viollet-le-Duc fut, comme architecte, un admi- ~ rable éducateur par la séduction de son inimitable “crayon, donnant a tout ce qu’il touchait un charme irrésistible; s'il eut le rare mérite, grace a la magie de ___Vexpression, de montrer, dans toute leur beauté, les ceuvres de nos péres; s'il eut le grand talent de décou- vrir et de révéler l’architecture du moyen age, en faisant avec une clarté incomparable I’étude physiologique, pour ainsi dire, des divers systemes de construction par lesquels ce grand art s’est si glorieusement manimy: festé dans toute Europe occidentale et si particuliére- ment en France, Quicherat eut, comme archéologue, le supréme honneur de porter la lumiére sur les ori- gines de cet art en mettant sa grande science, sa pro- fonde érudition et son admirable bon sens au service de la'vérité qui fut toujours le but vers lequel tendaient . < ses généreux efforts.
-—- Quicherat aimait l’architecture et surtout l’architec- . ture du moyen Age, cet art merveilleux, suivant Victor Hugo, « inconnu des uns et, ce qui est pis encore, méconnu des autres »; cet art qu’on pourrait appeler national, puisque c’est en France qu’il a pris ce magni-
fique déveioppement dont le rayonnement s’est étendu
sur toute l’Europe, mais qui, sil a pris rang dans
So le
Vhistoire, n’a pas encore sa place dans Penseignement de PEtat, selon . tigen fort juste d’un grand ae
la conservation de ses monuments historiques. par important service administratif, sorte d’ingratitude che un? nation qui, au moyen Age, a tenu le flambeau des Ltts, »
rode vendaeaneee de ses mosibienx ouvrages, par :esquels l’\Histoire du costume en France est und vlus connus et des plus estimés, Quicherat profess pendant trente ans, a l’Ecole des chartes, le seul cours — public d’archéologie nationale qui se fasse en France. — Ce cours n’a pas été imprimé par son auteur ; mais s mémoires, ses manuscrits et ses notes, accompagnés croquis, ont été recueillis avec un soin pieux, pre esqu tilial, par plusieurs de ses éléves et notamment pa M. le comte Robert de Lasteyrie, qui les publia s ce titre : Mélanges d'histoire et d’archéologie. Les ouvrages de ces savants forment un corps de doctrine archéologique fans lequel j’ j ai monye un Puls ee
aS vers le but que je désire atteindre.
5 s2ptembre 1887.
mais, pour l’amour de la vérité, il faut dire que la qualification : romane, appliquée 4 Varchitecture, n’est pas contemporaine de la construction des monuments que - nous allons étudier.
S’il est vrai que Vorigine du grand art de iecnace f ture remonte a la plus haute antiquité, il est non moins > certain que le mot roman, désignant la période historique qui fait Vobjet de ce volume, est tout a fait oderne puisqu’il n’existe que depuis 1825.
Crest a cette époque seulement, nous apprend Jules
ue siécle.
Cette architecture, que chacun baptisait 4 son gré de lombarde, de saxonne, de byzantine, parut 4M. de erville devoir étre appelée d’un nom qui ne fut pas
prouvée des Lombards, ni des Saxons, ni des Grecs. Comme le terme de roman était dés lors appliqué 4 nos anciens idiomes ; comme l’emploi d’éléments romains était, de ’aveu général, aussi sensible dans l’architecture qu’il s’agissait de qualifier, que la présence des i, radicaux latins dans les langues dites romanes ; comme enfin on pouvait dire que lune était de Parchitecture romaine abatardie, de méme que les autres étaientdu latin dégénéré, M. de Gerville conclut a ce qwily eit une architecture romane au mémetitre qu’il y avait ae des langues romanes. Ream Lridée est juste, mais les conséquences qu’on en tira et les applications qu’on en fit le furent beaucoup moins; car on voulut délimiter étroitement la période pendant laquelle les monuments devaient étre appelés du nom de roman, si heureusement trouvé; on fitdes classifications absolument arbitraires, qui n’ont existé que dans imagination de leurs auteurs excités par des Se découvertes prises par eux pour des inventions person- nelles qu’il leur était permis de qualifier 4 leur guise. Ces classifications étaient trop précises, trop absolues, a car il est bien évident qu’aux premiers siécles de l’ére chrétienne — époque a laquelle il est prudent de faire — remonter l’origine de la période architecturale et architectonique, que nous désignerons dorénavant sous son 4, nom de baptéme archéologique, c’est-a-dire l’architecture romane— les artistes-constructeurs, lesarchitectes, enun mot, suivirent les traditions des Romains et des —
INTRODUCTION. m1
selon l’usage de leur temps, ou bien ils les modifiaient selon les transformations des idées religieuses.
On n’invente rien de toutes piéces, surtout en architecture ; on découvre, on ajuste’certaines formes selon les idées du moment; on les modifie en se les appropriant, mais une architecture nouvelle ne nait pas
- immédiatement d’un état social nouveau. Ce fait est visible dés les premiers temps de l’Eglise.
‘ contenir un grand nombre d’hommes, devinrent le lieu de réunion des adeptes de la nouvelle religion, sans ', autres modifications que la suppression des emblémes du paganisme expirant et leur remplacement par les images du christianisme naissant. ~ Les églises élevées en grand nombre dés les premiers siécles sont baties sur le plan des basiliques romaines avec les adjonctions nécessitées par les rites sacramentels et si, plus tard, elles se transforment sous
Occident, jusqu’au x1° siécle, les traces indélébiles de la tradition romaine manifestée par les dispositions -particuliéres aux temples profanes modifiés ou construits dans les premiers siécles de l’ére chrétienne, comme si le plan basilical avait été la forme hiératique imposée par la religion du Christ.
Avant d’étre romane, en vertu de conventions archéo- logiques modernes, larchitecture était chrétienne, ainsi que le prouvent ses origines historiques. II fallut plusieurs siécles pour fonder un art nouveau; car la religion chrétienne, née sous Tibére, au plus beau temps de la civilisation romaine, produisit
ae
Les basiliques civiles, admirablement disposées pour
Vinfluence orientale, on retrouve au méme temps en
une grande réaction morale, mais souleva de violentes résistances et, par suite, de sanglantes persécutions. Les premiers chrétiens durent se cacher et la vie publique resta paienne dans toutes ses manifestations extérieures jusqu’au jour ou Constantin, par le.célébre édit rendu a Milan .en.313; proclama le christianisme religion d’Etat.
Des lors les chrétiens se réunirent au grand jour; mais, dénués de tout et craintifs aprés tant d’épreuves, ils se contentérent d’abord des asiles paiens en s’établissant dans les tribunaux, bourses ou marchés, dans les basiliques civiles, en un mot, aprés les avoir ornées suivant les dogmes de la religion nouvelle.
L’art chrétien ne put s’élever que lorsqu’il eut acquis officiellement le droit d’ouvrir ses temples au culte mis en honneur publiquement. Les premiers architectes chrétiens conservérent longtemps encore les dispositions générales des édifices paiens transformés en églises chrétiennes, en imitant les formes auxquelles ils étaient habitués, en employant les matériaux qu’ils avaient sous la main et avec lesquels ils étaient familiarisés par des habitudes traditionnelles.
C’est ainsi qu’ils sauvérent l’art antique de la ruine et de l'oubli, en gardant ce qui leur était utile, en ajoutant ce qui répondait a des besoins nouveaux et en maintenant les principes de construction consacrés par un usage séculaire.
Ce fut la véritable mission de Dart chrétien primitif. Il ne constituait pas un art proprement dit, car il
n’était encore que la transition entre le déclin de l'art |
antique et l’aurore de l’art nouveau ; ses commence-
ments se confondent dans les derniers reflets du génic . romain. Tandis que le feu de l'art antique s’éteignait, celui de l'art nouveau s’allumait et grandit jusqu’au - x® siécle 4 mesure que ses relations constantes avec les nations voisines et lEurope occidentale s’étendirent en transmettant aux peuples, comme des germes féconds, les grandes traditions monumentales de l’antiquité.
Si lon veut trouver lorigine de Varchitecture romane,.il faut chercher bien au dela de la fin de la domination romaine et étudier 4 Rome les basiliques civiles transformées en temples chrétiens dés les pre-
miers siécles du christianisme. 7 I] faut faire en Orient, et particuliérement dans la Syrie centrale, une excursion, qui est singuliérement facilitée par le trés curieux ouvrage de M. le comte Melchior de Vogiié, résumant les savantes et précieuses découvertes qu’il a faites si heureusement pour Vhistoire de Part. ; ;
Désles premiéres années du n° siécle aprés Jésus- Christ, la Syrie devint une province romaine et fut le centre d’un mouvement architectural extraordinaire - dont les effets ne firent que s’accroitre jusqu’a la fin du vut siécle. Des. maisons, des palais, des villes entiéres se batirent comme par enchantement et, de méme qu’a Rome, on transforma d’abord les sanctuaires paiens, on éleva ensuite, et dés les premiers temps de la colonisation romaine, des églises appropriées au culte - nouveau.
Ces découvertes ouvrent des vues nouvelles sur Parchitecture chrétienne primitive du iv‘ au vu siécle,
inconnue jusqu’a présent; elles sont de la plus haute importance parce que cette période de art a ey une action considérable sur le développement de l’art en Occident. On est transporté au milieu de la société chrétienne; on surprend sa vie, non pas la vie cachée des Catacombes, ni l’existence humiliée, timide et souffrante qu’on se représente généralement, mais une vie large et opulente, dans de grandes maisons en pierre, parfaitement aménagées et entourées de beaux jardins plantés de vignes; ses magnifiques églises 4 colonnes flanquées de tours existent encore presque compléte-
ment et, sans les tremblements de terre, il ne manque-
rait rien que les charpentes et les planchers des édifices.
Les églises reproduisent les dispositions et les formes des basiliques de Rome; le style de ces constructions est romain, modifié par les influences locales, tout en gardant le souvenir trés marqué des arts antérieurs, et surtout par la nature des matériaux que les architectes avaient a leur disposition et qui ont imprimé a leurs ceuvres un caractére particuliérement original. Dans les pays situés 4 proximité des foréts, les temples sont couverts en charpente; mais dans les contrées o7 la pierre seule est abondante, la couverture des édifices est formée par des arcs reliant les faces latérales aux travées de la nef et destinés a supporter des dalles de pierre formant a la fois le plafond et la toiture. Dans tous les cas, les. moyens'employés sont des plus simples et leurs dispositions rationnelles indiquent une science profonde et une habileté consommeée, alliées 4 un ‘sentiment d’art des plus délicats:
On voit méme sur plus d’un point des églises du v° et du vi® siécle enti¢rement votitées et surmontées au centre d’une coupole de forme ellipsoide, imitée des Perses et dont les essais, timides encore, marquent cependant les étapes d’un mode de construction qui devait prendre un peu plus tard, 4 Constantinople, un si grandiose développement.
Il faut analyser Sainte-Sophie pour constater la
solution du probléme et l’exemple complet d’un édifice rompant avec toutes les traditions de l’art grec et inaugurant un systéme dont la votte est l’élément principal.
La cathédrale de Justinien n’est pas appareillée comme les monuments syriens; elle est formée de massifs de pierre et de maconneries de blocages, disposés en arcs, en voites et en coupoles dont les poussées, réparties sur des points éloignés reliés par des arcs, sont solidement contrebutées et dont la surface intérieure est revétue de mosaiques et de marbres.
Les architectes grecs: Anthémius de Tralles et Isidore de Milet, batirent Sainte-Sophie selon les principes romains, rappelant, par le parti architectural, les larges dispositions des immenses édifices romains du mi® siécle aprés Jésus-Christ, notamment les Thermes de Caracalla; les grands arcs sont subdivisés par des arcatures supportant une architrave ou une galerie au-dessus de laquelle s’ouvrent des fenétres ou un
réseau ajouré éclairant le vaisseau central.
Linfluence exercée par les écoles orientales sur le développement des arts en Occident n’est plus contestable; les travaux de Vitet, de.J. Labarte, de Wad-
' que Constantinople a été un grand foyer d’art, du v® au
os, .
bien plus qu’a cultiver architecture, Part de la paix
le vine et le xi* siécle, aussi bien en France qu’en
- premiers siécles du christianisme..
r16 / INTRODUCTION.
i dington et de Melchior de Vogiié l’ont admirablement — et surabondamment prouvé. Jules Labarte a démontré
mitisiecle., ; Les arts du dessin y étaient en grand honneur; non ; seulement l’habileté de la main, mais le sentiment dese la forme et de la couleur s’y étaient conservés. La tradition antique s’y continuait, bien qu’en se transforman par Veffet de esprit nouveau; les artistes produisaie des ceuvres considérables pour les besoins d’une sociét riche, lettrée, raffinée et sous ’impulsion d’une cour dont le gotit du faste et les habitudes de magnificelema n’ont pas été dépassés. a :
‘A la méme époque, l’Occident se débattait sous les — rudes étreintes des Barbares et songeait a se défendre
par excellence. Aussi la force des choses le rendai tributaire de Orient au point de vue de l’art. C’es:
sculptés et. tous les objets de luxe dont il sentait besoin, mais.quwil.ne savait pas produire; c’est a Orient enfin qu’il demanda des maitres et chacun di S grands efforts de l’art, mentionné par Vhistoire ent
Allemagne et en Italie, a été marqué par une émigration d’artistes orientaux. | |
Les calamités qui fondirent sur nedsdskc avant etae aprés Charlemagne contribuérent encore a @ augmenter Pinfluence que Orient exerga sur l’Occident dés- les |
L’an 1000 est une date célébre dane Vhistoire des
a ey ia ... superstitieuses du moyen age, C’était une " yyance universelle au x® siécle que le monde devait Van 1000 de l’Incarnation. L’Eglise fortifia, dit-on, “cette croyance de tout son pouvoir qui était alors n mense. Le Clergé la propagea par calcul, suivant cchroniqueurs du temps, ou par conviction, selon ae historiens; il y trouva poate de grands
ier leurs fautes abandonnérent leurs biens en attendant la fin du monde. :
. Cet effroyable espoir du Jugement dernier, nous dit Michelet, s’accrut dans les calamités qui précédérent ‘Yan 1000 ou suivirent de prés. Il semblait que l’ordre saisons fit interverti, que les éléments suivissent ; lois nouvelles. Une peste terrible désola ’Aquisine; la chair des malades semblait frappée par le feu, détachait de leurs os et tombait en pourriture. Ces sérables couvraient les routes des lieux de pélerinage, assiégeaient les églises, particuli¢rement Saint- M artin 4 Limoges; ils s’étouffaient aux portes et s’y — sntassaient. Ce fut encore pis quelques années aprés. Mais lorsque la date fatale eut passé sans tenir ses bres promesses, l’humanité se sentit renaitre et ivre. Son premier sentiment fut un mouvement 1our et de reconnaissance pour Dieu qui ne l’avait anéantie. lors d’innombrables pélerinages, précurseurs des sades, commencérent aux Lieux Saints, au tombeau Christ, et de magnifiques édifices sont nés en Eue de ce grand mouvement de foi religieuse, retrem-
om
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TEP aes
par le feu, la manifestation d’un mode de constructi
romane s’affranchit peu 4 peu des traditions latines
pée.en Orient aux sources mémes de I’art chrétien. © ‘Aprés avoir constaté les origines de l’architecture — chrétienne 4 Rome et en Orient, étudié ses développements a Constantinople et ses transformations en Occident, il convientde s’arréter a la période historique — que les savants ont appelée si justement la renaissan de Charlemagne et qui a marqué l’avénement de ro ' tecture romane se dégageant alors des lisiéres romaines et byzantines qui avaient soutenu ses premiers pas. C’est le désir de voiter les églises, qui, vers l’an 1000, a obligé les constructeurs 4 abandonner les anciennes proportions des basiliques latines. :
Il est nécessaire d’étudier les monuments de ce épeque, parce qu’ils ont été, au moment des hésitatio et des tatonnements des architectes romans, chercha a batir plus solidement leurs églises si souvent détru
dans lequel la vote avait une fonction caractéristiq C’est 4 partir dela fin du x* siécle que Parchitecture
pour ¢réer des proportions nouvelles résultant Vadoption d’un systéme nouveau dés les premiéres années du xi° siécle, sinon dans le détail de ses form tout au moins dans l’ensemble de ses dispositions. |
Cette période de Vhistoire de l’architecture est. plus intéressantes et des plus curieusement instructive parce qu’elle montre les constructeurs aux prises ay les difficultés qu’ils ne surmonteront qu’aprés de longs | efforts. I] faut suivre leurs essais timides par les modifications qu’ils apportérent aux dispositions tradition= ' nelles des basiliques romaines, en conservant ala nef —
INTRODUCTION. c 19
cen rale sa toiture en bois et en ne couvrant que les bas cétés par des votites d’aréte; leurs tentatives plus ies, caractérisées d’abord par des votites en berceau, iniscences des constructions romaines du 1° siécle qui existent encore a l’amphithéatre et au nymphée de mes et qui semblent avoir inspiré les architectes romans; puis par des votites en berceau continu, couv rant la nef centrale et dont la poussée est maintenue les demi-berceaux en quart de cercle des nefs latées, principe de larc-boutant. —
Il est surtout nécessaire d’analyser les édifices a ‘ supoles du commencement du xr‘ siécle, exemple d’un chevé, importé d’Orient, mais modifié en France, plutét en Aquitaine a cette époque, qui devait avoir une si pee influence sur les'progrés de notre archiet enfin les combinaisons: d’arcs-doubleaux, cs Re accacas ou croisées d’ogives, reportant les erers des votites comme les popes des coupoles,
Beate aie avoir ‘len si étonnantes Briana
| Létude de ce systéme nouveau, qui coincide avec nstitution des ere et les origines du Tiers fera lobjet d’un detixiéme volume: l’Architecture ue, commengant a Papogée de Varchitecture ne, cest-a-dire vers le milieu du xu° siécle, pour avec le xv siécle.
e cadre de |’ouvrage ne permettant pas de donner chitecture romane tous les développements que cessiterait l'étude de toutes ses manifestations, nous
cest dans les édifices religieux que l’architecture romane a le plus particuli¢rement marqué les caractére
ments monastiques, civils et militaires de la période romane ont d’ailleurs suivi les traditions romaines jusqu’au x1° siécle; ils feront objet d’études spéciales dans le volume suivant: l’Architecture gothique. te Pour le méme motif, il n’était pas possible de f. la monographie des édifices les plus importants méme de citer tous les monuments intéressants.-No} avons voulu exposer simplement des principes généraux, chercher les origines de l’architecture romane, étudier sa filiation et suivre sa progression constante depuis le a siécle de notre ére jusqu’au milieu du —xue siécle. Les plans, les coupes, les croquis et 1 dessins indiquent sommairement, mais exactement, le caractére des types principaux et ils forment une suit de renseignements nécessaires pour faciliter et appuyer les démonstrations.
Il est donc nécessaire de connaitre tout dabord
églises byzantines qui feront objet de la premiére . tie de ce volume, pour arriver ensuite a étudier util ment, dans la deuxiéme partie, les monuments —
plus caractéristiques de l’architecture romane.