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E SAINT-PAUL-DU-MAUSOLEE, A SAINT-REMI (FRANCE). (Vue perspective des galeries.)
FIG. 192, — EGLIS
moins riche que ceux de Saint-Trophime et de Saint- Gilles, mais les caractéres de l’architecture romane du xu® siécle sont peut-étre plus franchement accusés. I] faut constater, toutefois, les réminiscences antiques trés marquées par le galbe des colonnes, les profils, la sculpture et plus encore par l’attique qui surmonte le portail.
Cet attique est composé de pilastres alternant avec des colonnettes, les uns et les autres cannelés et compris entre deux corniches minces; celle du bas est soutenue par des modillons ou plutdt des corbeaux sculptés dont Vespacement est rempli par une frise en forme de métopes gravées. Ces membres d’architecture — ont conservé laspect des mémes motifs qu’on retrouve fréquemment sur les édifices romains batis en Provence vers les premiers siécles de notre ére.
Parmi les portes d’églises du xm® siécle les plus remarquables, il faut citer, d’aprés Viollet-le-Duc, celle ‘de Moissac.
Cette porte s’ouvre latéralement sur le grand por-— che; elle est élevée sous un large berceau — presque en plein cintre — qui forme lui-méme |l’avant-porche et qui est richement décoré de sculptures en marbre gris. Son trumeau est formé de lions entrelacés, formant une ornementation dont le caractére asiatique est trés fortement accusé; la sculpture,est d’ailleurs d'une finesse ~ et d’une netteté extraordinaires; le temps l’aornée @une admirable patine qui donne a cette singuliére composition, si originale et si décorative, aspect d’un bronze antique.
Les pieds-droits se découpent en croissants sur le
vide des baies et le linteau est décoré de belles rosaces admirablement fouillées. Dans le tympan est assise une grande figure couronnée représentant le Christ bénissant; de chaque cété sont les quatre symboles des évangélistes, accompagnés de deux anges de dimension colossale et des vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse. Les voussures sont décorées d’ornements fine-. ment sculptés. Sur les pieds-droits du berceau et dans des arcatures latérales, des bas-reliefs en marbre, d’un style byzantin trés marqué, représentent, 4 la droite du Christ, les vices punis, et a gauche: l’Annonciation, la Visitation, ’Adoration des mages et la Fuite en Egypte.
Les cloitres des abbayes de Montmajour, présd’Arles, et de Saint-Paul-du-Mausolée, prés de Saint-Remi, sont moins ornés que le cloitre de Saint-Trophime -d’Arles; mais ils présentent avec celui-ci de grandes analogies par he mode de construction adopté par les architectes de ces édifices romans.
Les galeries des cloitres de Montmajour et de Saint- ' Paul-du-Mausolée sont également couvertes par des
--votites en berceau, nervées par des arcs-doubleaux et
‘retombant sur les murs latéraux; celui du cété de l’aitre du cloitre est fort épais, et il est encore renforcé exté- rieurement par des contreforts au droit des arcs-dou- -bleaux intérieurs. Ces contreforts sont reliés, extérieu-
rement, par des arcs en segment dont le vide ou plus
~ exactement la claire-voie est décorée d’arcatures reposant sur des colonnettes jumelles, Le cloitre de Montmajour est plus ancien que celui
imitation grossiéré, de Montmajour, comme ce dernier “DS
des phases les plus intéressantes de la révolution dans a
de Saint-Paul, qui parait remonter aux premiéres — années du xu siécle; il a été construit “avec plus d’art que celui-ci, les profils sont plus nets, les sculptures mieux composées et Tensemble de la construction n’a pas la rusticité de-Saint-Paul ,quisemble avoir été une
est une traduction ‘simplifiée de Saint-Trophime. —
TGHA PITRE Xa