Histoire monumentale de la France. a
Une église batie vers le xe siécle dans une des pro- ; vinces reculées du Danemark nous montre la force d’expansion des idées qui avaient causé en Aquitaine une féconde révolution dans art de batir au x1° siécle; ses effets se sont fait sentir dés la fin du méme siécle et surtout pendant le xu* dans toute l’Europe occidentale, non seulement par la reproduction pure et simple’ des coupoles, mais encore par les transformations successives et rapides qui sont nées de ce mode de construction,
L’église de Ribé ou de Ripen, dans le Jutland, est une des nombreuses églises fondées par Canut II, dit le * Grand, aprés que ce roi eut converti son peuple au christianisme dans les premiéres années du x1° siécle. Elle fut reconstruite apres un incendie,aucommencement du x1*
RIG. 172. om : Y He RCTS ORE siécle, sur le modeéle de Saint- (Plan ) Frontoudeses dérivés; lacou-
pole centrale, sur pendentifs, ressemble absolument, aussi bien par sa forme que par les particularités de sa” structure, a l’église mére, avec cette seule différence que lesarcs-doubleaux sont en plein cintre. Les bras du transsept sont couverts par des voltes annulaires sur croisées d’ogives comme celles de la nef de Saint-Avit-Sénieur ©
17}. — EGLISE DE SOLIGNAC, (Vue perspective de l’abside.)
nd Liéglise de Solignac, dans le département de la Haute-Vienne, est un exemple d’un édifice 4 coupoles rares dans le Limousin. 4
Elle ressemble a celle de Cahors, sauf ence qui concerne le nombre des trav4-s et I9 dennsition du sane-
V NV NV ee may NS sey 4;
FIG. 174. — EGLISEH DE sOLIUNAC, (Coupe sur le transsept, fragment.)
tuaire, couvert par une voate, tout a la fois construite 4 en quart de sphére du cété de I’hémicycle et sur pen- dentifs du cété de l’arc triomphal formant l’entrée du choeur |
Les ailes du transsept semblent avoir été modifiées apres la construction primitive; celle du sud-est, voutée © » en berceau et celle du nord-est couronnée par une coupole hémisphérique, ovale en plan.
- __ Lanef est composée de quatre travées couronnées par des coupoles sur pendentifs, la derniére couvrant, avec les particularités que nous avons indiquées, le sancin ane een comme oe Cahors, de ‘trois eerenes
“Liéglise of monastére de (Sse a été élevée dans s premiéres années du x1° siécle, car la dédicace en t faite en 1143.
Pe aE STE See ee POY ARE ICN ‘ ; . Wey fol ?
L°ARCHITECTUKE ROMANE, .
GHA PLPRE Oy
EGLISE DE FO?rT'EVRAULT. — EGLISE DE SAUMUR, — EGLIF , DU PUY-EN-VELAY (FRANCE). "i
prés en méme temps que la cathédrale d’Angouléme, i de 1101 A 1420, et consacrée pour la premiére fois en . 1119 par le pape Calixte II. Rol Le plan de ces deux églises est le méme, sauf le i cheeur; les coupoles sont semblables et sont certaine- — ment des dérivés de Saint-Front en ce qui concerne le parti architectural et le mode de construction; cepen- | dant les progrés que nous avons constatés a Cahors et a Angouléme s’affirment plus encore et ces perfectionnements s’expliquent par lhabileté toujours croissante ie des architectes romans; les piles, les arcs-doubleaux et ; 1es pendentifs n’ont plus que les dimensions néces- — saires; les poussées et les résistances sont caiculees © savamment et les contreforts, placés aux points utiles; am
- s'accusent davantage, afin de ne plus donner aux murs — de cléture que des épaisseurs utilement réduites. ; Les détails de la construction, les ornements.
; sculptés sont plus affinés et ils annoncent un art en s pleine possession de ses moyens, arrivant a son apogée qui fut bientdt le point de départ d’une transformation | nouvelle.
Le choeur de Fontevrault est moins ancien que la nef; c’est une expression différente de l’architecture ro-
mane dans laquelle on
d’Auvergne; car cette partie de l’église abba- tiale présente une trés
grande analogie avec
PSpint-Paul, a Issoire.
(Voir la figure 137.)
croisée de transsept a 4 ey D. eee aie Coe été votitée est parti- ~ culiérement remar-
ment dite; c’est une votite sphérique cou-
la croisée; c’est, en un-
- mot, une volte annu- :
laire dontles poussées .y, GUN Zoi ule h ap MS ont moins €nergiques Heuer quelacoupole,enrai- —. #enise De FONTEVRAUET, : (Plan.)
son desa moins grande pesanteur. La construction en est trés simple, car chaque ligne d’assise formant clayeau concave, les
cintres peuvent étre réduits a leur plus simple expres-
: sion. Lesretombées ~ et cette volite annu- c laire sont accusées par des chapiteaux placés un peu plus — haut que ceux qui recoivent les arcsdoubleaux de cette croisée,
Nous avons vu déja ce mode d FIG. 176. — EGLISE DE FONTEVRAULT, construction f ¢
(Coupe de la votite de la croisée du transsept.) vyotites4 : i tees
montre. quelques années aprés Fontevrault, a Péglis
, Saint-Pierre, aSa mur, avec un per=— fectionnement plu accusé quimarque, mieux encore q
la yotte d’ar soutenue par — croisées d’ogives. Ce dernier syspene 177. — EGLIisE DE SAUMUR, téme, qui donne ” (Coupe de la voiite. ) une plus grande 1é.— géreté aux voltes et nécessite des arcs-doubleaux et des