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FIG. 67. — EGLISE DE SAINT-VITAL, A RAVENNE

(Details dune arcade de la galerie haute.)

des escaliers s’ouvrant dans le vestibule du temple et desservant les galeries hautes, éclairées par des fenétres percées dans le mur extérieur. | | .

- Lextérieur de Saint-Vital n’offre plus grand intérét parce qu'il a été dénaturé par de nombreuses reparations et par l’adjonction du porche moderne placé maladroitement en biais..

arg L’ARCHITECTURE ROMANE.

A-Vintérieur, le principe des églises 4 coupole est développé avec une puissance de moyens, aussi originaux par la composition et: les détails de Varchitecture que par la somptuosité de sa décoration appliquée.

Chacune des faces de l’octogone central, soutenu par huit piliers robustes qui portent sur leurs reins la grande coupole, est percée d’une grande arcade. Ces arcades forment sur sept de leurs pans des niches qui viennent se fermer en quart de sphére derriére les grands arcs et qui sont ajourées par deux étages d’arcatures €clairant les galeries hautes et basses. Le huiti¢me pan de Poctogone 4 lest s’ouvre dans toute la hauteur de Varcade afin de laisser voir l’abside et l’autel.

“Au-dessus de ces grandes arcades s’éléve la coupole hémisphérique, dont la base circulaire se lie a l’octogone par une série de petits pendentifs. — Cette disposition rappélle les moyens employés en 515 par les constructeurs du baptistére de Saint-Georges d’Ezra, dans la Syrie centrale (fig. 39). A la base de la coupole, huit grandes baies géminées, 4 la maniére byzantine, éclairent la partie haute de la nef centrale.

‘Les détails de la construction attestent la continuité de Vinfluence romaine; la coupole est construite en poteries noyées dans un mortier trés solide, 4 exemple du temple de Minerva medica et du cirque de Maxence. A Saint-Vital, la base dela coupole est batie en poteries ayant la forme des amphores antiques, emboitées ies unes dans les autres et posées verticalement; la calotte. est faite de méme, mais avec des amphores plus petites reliées par du mortier; ces poteries forment une

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spirale continue, d’une grande légéreté et d’une solidité a toute épreuve.

Les détails de architecture et de la sculpture sont également romains, mais in- ' terprétésavec une grande ru- |

desse, appré-—

-ciable surtout dans la sculpture des chapiteaux de forme. orientale supportant les arcatures des grandes niches.

Cette sculpture est grossiére, et le rudiment d’entablement

romain qui surmonte ces cha- piteaux alourdit

Vic.) 68s. EGLISE DE SAINDVInAL, inutilement la A RAVENNE.

retombée des (Vue perspective d’un des exédres de la galerie basse.)

arcatures. :

Mais ce qui distingue surtout Véglise de Saint-Vital parmi les édifices byzantins, c’est la somptueuse décoration en mosaique dont elle fut revétue du temps de Justinien.

« Cest A Ravenne qu'il faut chercher les plus belles

mosaiques byzantines. Rien en ce genre n’égale la décoration de Vabside de Saint-Vital. D’un cété, Justinien entouré de dignitaires et de gardes; de l'autre,

Théodora, suivie des femmes de sa cour, offrent des .

présents a l’église. L’impératrice franchit atrium, ou se trouve la fontaine sacrée, tandis qu’un serviteur souléve devant elle les voiles suspendus a la porte du temple; son costume est splendide : une large broderie, qui représente l’adoration des mages, orne le bas -desa robe; des joyaux couvrent sa poitrine; de la chevelure pendent sur les épaules des torsades de perles, et un haut diadéme couronne la téte ceinte du nimbe*. »

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