DEFINITION ET CARACTERES DU ROMAN
L’architecture romane procéde de art romain et de art byzantin, certainement et directement. Suivant Quicherat, « Yarchitecture romane est celle qui a cessé ; d@étre romaine, quoiqu’elle tienne beaucoup duromain, et qui n’est pas encore gothique, quoiqu’elle ait déja 4 quelque chose de gothiquet ». Selon Viollet-le-Duc : « Dans larchitecture romane eccidentale, a cété des” ct, traditions latines persistantes, on trouve presque toujours une influence byzantine évidente par Vintroduc- + tion de la coupole » et, autre part, il dit encore: « Jusqu’au xi° siécle les établissements religieux, grands centres d’art, ne faisaient que suivre les traditions romaines*.» Donc il était nécessaire de connaitre d@abord Part romain, ou tout au moins l’époque quis” doit étre marquée comme au pointde départ; puis l’art byzantin qui fut une si brillante transformation.
‘En résumé, pour définir Parchitecture romane, il était indispensable d’étudier Part romain et lart byzantin qui Pont engendrée; on peut suivre alors sa filiation qui s’établit jusqu’a lévidence méme;c’était ce qu il ae
1. Mélanges d’archéologie et a’histoire, publiés par Robert de peeve 2. Dictionnaire raisonné de Varchitecture francaise du x1 au xvi° siecle. .
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fallait démontrer et ce qui donne une grande importance 4 la premiere partie de ce volume.
Il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que c'est seulement en 1825 qu’un baptéme archéologique donna a Pune des périodes de Vhistoire de Vart le nom sous lequel elle est désignée depuis cette époque : Varchi- tecture romane 1,
Cette période n’en existait pas moins avant ce nouvel état civil, pour ainsi dire; elle est méme considérée “avec raison comme l'une des évolutions les plus im- : portantes de lart, mais dont les commencements se confondent avec les manifestations d’évolutions antérieures. :
Bet TL était donc indispensable de bien connaitre art Ki romain et l’art byzantin puisqu’ils sont les antécédents certains de art SDE ou plutét de Varchitecture. romane.
Les constructeurs romans ont imité les Romains et les Byzantins, comme ceux-ci avaient suivi plus ou - moins fidélement les traditions monumentales que leurs prédécesseurs leur avaient transmises.
Il n’y a pas de démarcation aussi nettement tran- chée, ni de classification aussi étroitement radicale que celles qui ont été inventées par certains archéologues, s’efforcant de prouver que le caractére des construc- tions romanes est déterminé définitivement par ee -reil et ’ornementation.
Ils mesurent minutieusement les monuments en