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LES THERMES D’ANTONIN CARACALLA A ROME

Bien qu’ils paraissent s’éloigner des basiliques par a jeur destination, les Thermes antiques et surtout les — Thermes d’Antonin Caracalla, batis au commencement ~— du ur siécle, s’y rattachent intimement, non seulement — ve Ns

par le parti architectural.

Les Thermes de Caracalla étaient le dernier mot de ta f art romain arrivé a son plus haut développement; et si leurs ruines gigantesques sont encore l'objet dun légitime étonnement, on peut se figurer Padmiration = 4 que durent exciter ces immenses monuments lorsqwils étaient complets, imposants par leurs proportions colossales autant que séduisants par la richesse de leur décoration.

Aussi ont-ils frappé Pesprit des architectes contemporains et de ceux qui recueillirent leur succession. Cette influence s’exerga dés les premiéres années du Iv¢ siécle; nous verrons d’abord les constructeurs chrétiens s’inspirer directement de cette ccuvre admirable et

donner a l’une de leurs premiéres basiliques les dispoe

FIG. 8, — THERMES D’ANTONIN GARACALLA. A ROME. (Plan.)

architectes de Sainte-Sophie se souvenir des Thermes et suivre encore les traditions romaines, perfectionnées ou modifiées au contact de la civilisation orientale.

A l'exception des temples ronds, la plupart des temples et des basiliques de Rome, grecs par le plan et la structure, étaient couverts par des charpentes, ;

Les nefs des basiliques n’étaient pas votitées, mais termées par des combles lambrissés, Ce ne fut qu’aprés Vincendie de Rome, sous Néron, que les Romains abandonnérent presque partout les couvertures encharpente pour y substituer les vofites en maconnerie. eas

Les Thermes d’Antonin Caracalla furent construits par cet empereur et achevés en 217, la sixiéme année de son régne, sauf les portiques de l’enceinte at qui y furent ajoutés par Héliogabale et Alexandre - Sévére. ..

Les Romains construisirent ces édifices, réunis dans un immense ensemble, de la maniére la plus simple et la plus économique en raison de leur état social. Les Romains n’employérent presque exclusivement que la brique et le blocage. Les parements sont composés de briques triangulaires posées 4 plat, leur grand cété vers l’extérieur; au milieu des murs et des massifs, un béton, composé de gros cailloux et d’un excellent mortier, garnissait l’espace vide entre les briques. Afin de ré- gler les assises et pour s’assurer des niveaux, des chaines de grandes briques sont arasées 4 certaines hauteurs réguliéres ; des arcs de décharge en briques, noyés dans la construction, répartissent les charges sur les points

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d’appui principaux. Quant aux voites, les arcs de téte © sont en grandes briques sur deux rangs ordinairement a et les remplissages en béton compose de mortier et de pierre ponce.

Aprés cette construction si simple, si économique et d’une paces si Jee les architectes ont oe

a lintérieur revétus de marbre, de stuc ou de ae et cette masse grossiére a été revétue d’un -splendide — manteau embelli du plus somptueux ornement. ‘

La grande salle circulaire, le Caldarium des TH mes de Caracalla, avait plus d’un point de ressemblance avec la rotonde d’Agrippa danssa forme ainsi que dans ; son mode de construction; mais si les détails sont moins purs, elle n’en reste pas moins un sujet d’étude de plus intéressants au point de vue de la construction. “ des temples ronds.

Les Thermes d’Antonin Caracalla, un i plus beaux exemples du génie romain, de la science des architectes du me siécle et Yun de ceux qui marquent le mieux la puissance de ce grand peuple batisseur, f inspirérent les architectes de Rome et de la Syrie dés le rv’ si¢cle, plus tard les constructeurs de Sainte-Sophie — et plus prés de nous ceux de Saint-Marca Venise. ©

L’influence est visible, car on retrouve dans les 3 grands édifices élevés a Rome, en Orient et en Italie du iv® au x1* siécle, non seulement les détails des profils et de la décoration, mais encore la tradition monumentale adoptée et suivie par les Romains, surtout en ce | qui concerne le parti architectural des grands arcs, sub-—

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