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EGLISE DE SAINT-GENOU, INDRE (FRANCE

(Yue perspective de la nef.)

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par un berceau entourant le chceur semi-circulaire, votité en quart de sphére, de méme que les trois chapelles cantonnant le pourtour de l’abside. Ilest bon de noter que le plan du chceur de l’église de Vignory est semblable a celui de I’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem (fig, 119 et 120).

« Dés la fin du x® siécle, on voit quelquefois les bas cotés conduits tout autour du choeur et du sanctuaire, et communiquer avec lui par des arcades portées sur des colonnes; ces bas cétés durent, dés cette époque, donner asile a quelques chapelles. Au xr siécle, l’allongement du chceur et ces dispositions devinrent d’un usage général dans les grandes églises. Les bas cétés font le tour du sanctuaire... a léglise de Vignory et dans les grandes églises de Saint-Savin, de Saint-Hilaire — de Poitiers*, etc. »

L’église de Saint-Genou (Indre) a conservé 4 l’intérieur l’aspect d’une basilique antique, dont elle rappelle en plan les dispositions caractéristiques (fig. 105).

La nef de l’ancienne église du monastére de l’ordre de Saint-Benoit est formée de deux rangs de colonnes, dont les fits sont composés d’assises réguliéres, reliées par des arcs étroits. Entre ces arcs et les fenétres hautes, a plein cintre, éclairant le vaisseau, une rangée d’arcatures est composée de colonnettes trapues supportant de petits arcs trés solidement appareillés.

Il y a évidemment, a Saint-Genou comme 4 Vignory, une réminiscence trés marquée des dispositions adoptées par les architectes romains pour les galevies

t. De Caumont,.

thautes des basiliques. A Saint-Genou, [l’arcature -aveugle n’est plus qu’un ornement traditionnel décorant la partie occupée par le comble en appentis

du bas cété.

La sculpture desgrands et des petits

chapiteaux

supportant les arcs et les arcatures est cu-

rieuse, parce

qu’elle montre, ‘sous une traduction plastique trés grossiére, ou plutét trés naive, les influences antiques et byzantines. Elles sont trés nettement accusées par les détails

de Vornemen-— ‘tation, rappe-

EGLISE ABBATIALE DE CERISY-LA-FORET MANCHE (FRANCE). (Plan.)

lant a l'état rudimentaire les volutes ioniques, les feuilles d’acanthe corinthiennes, les ornements plats découpés des Arabes, en méme temps que des tétes affrontées, expression d’un art plus ancien dont l’origine orientale n’est pas douteuse.

Un grand nombre d’églises construites vers la pre= .

miére moitié du xr siécle conservérent longtemps, surtout dans les pays du nord de I’Europe, aussi bien en Allemagne qu’en France, les traditions basilicales, tout en adoptant les lois de la construction nouvelle; cependant ces premiers ouvrages témoignent encore de la grande timidité des constructeurs, principalement en ce qui touche au voitement des grandes nefs. La volte d’aréte, celle en quart de sphére et méme les petites coupoles leur étaient déja familiéres et l'emploi fréquent; mais on voit qu’ils hésitérent longtemps, en raison des accidents nombreux qui avaient marqué les premiers essais, et qu’ils cherchérent longtemps la formule du systéme de construction qu’ils devaient si bien appliquer dés le siécle suivant.

Aussi les architectes du xie siécle adoptérent-ils divers modes de construction pour les églises. Les unes avaient leurs nefs et leurs bas cétés couverts en bois,

comme a Vignory (fig. 103 et 104); les autres con-

servaient seulement une charpente apparente sur la nef centrale et couvraient les bas cétés par des voltites d’aréte et les absides et absidioles par des votites en berceau et en quart de sphere.

Au centre des édifices batis vers cette époque s’élevait généralement une tour-lanterne’, portée sur les arcs triomphaux de la net, de l’abside et sur les arcs latéraux du transsept; si elle n’indique plus extérieu-

rement, comme dans les premiers temps du christia-.

nisme, l’emplacement de l’autel majeur, elle éclaire

‘1. If partie, chap. v.

> RY. Tale

ste,

ci},

largement le centre de l’église, en répandant la lumiére sur le chceur et le sanctuaire.

Nous avons indiqué les origines des tourslanternes; elles sont fort an- ; eiénnes, scar.* nous en voyons un dés premiers exemples a Saint-Georges d’Ezra, dans la Syrie centrale?, construit. a la date certaine de 516 de notre ére; puis adiverses églises byzantines, notamment a

Péglise de Théotocos, batie 4 Constantinople au ix® siécle?, 4 l’église palatine d’Aix-la-Chapelle et 4 celle de Germiny-des-Prés*.

Afin de diminuer la propagation des incendies, la nef était généra- Ee lement, dans le haut des “Se centsy-tacronts, manent

combles, séparée du reste (FRANCE). (Coupe transversale de la nef.) de Védifice par un pignons’élevant au-dessus de l’arc

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