‹ Anak SerraChapitre 89 sur 131 · EGLISE DU · texte numérisé non relu

EGLISE DU

quée sur les ruines du temple,

apres avoir indiqué l’emplace-

ment de la grande coupole qui porte vulgairement son nom (637). Depuis ce temps jusqu’au commencement du xi® siécle, Péglise de Jérusalem traversa

diverses alternatives de reposet

de persécution. Le régne le plus heureux fut celui du célebre Haroun-al-Raschid (786 a 809)

Les chrétiens durent a la mo-

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dération du calife et a ses — relations amicales avec Char-

lemagne quelques années de " —

tranquillité. On sait que le

nouvel empereur d’Occident —

inaugura cette protection, dont — Vexercice séculaire devint le — droit et Vhonneur du souve- —

rain de la France; vers l’an 800,

il envoya d’abondantes au- NA

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ménes en Terre-Sainte pour la

réparation des églises... L’époque la plus triste de toute cette période fut celle qui suivit la mort d’Haroun-al-Raschid; a la faveur de l’anarchie

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Sainte-Marie, de

Hakem-Biamr-Illah, en 996, ordonna la destruction compléte des églises de Jérusalem, poussé, dit Raoul Glaber, par les Juifs d’Occident... Les ordres du calife turent sévérement exécutés; les églises de la Résurrection, du Galvaire, de

Sainte - Héléne tombérent sous le marteau et la torche des démolisseurs ; le saint tombeau échappa seul a Paction du ‘fer et du feu... On —attribue a lintervention de Marie, mére de Hakem et sceur des deux patriarches de Jérusa-

lem et d’Alexan-

i drie, le brusque FIG. #20. — EGLISE DU SAINT-SE PULCRE (JERUSALEM).

(Plan depuis le yue siécle.)

changement qui se fit dans les dispositions du vainqueur. L’année méme de la des-

truction des églises saintes (1010), il permit de les restaurer. Alors, dit Raoul Glaber, accourut de tout lunivers une foule immense de pélerins apportant de l’argent pour la reconstruction de la maison de Dieu. Mais les

206 L’ARCHITECTURE ROMANE. zs

ressources n’étant pas suffisantes, on se contenta dune

restauration partielle... La reconstruction fut reprise sous ladirection d’architectes grecs et achevée en 1048.

« Depuis cette époque jusqu’aux croisades, ces édi-

fices ne semblent pas avoir subi de changements.

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FIlc. 121, — EGLISE DU SAINT-SEPULCRE (JERUSALEM).

(Coupe longitudinale, fragment.)

Pendant les premiéres années de l’occupation franque, les vainqueurs, occupés A consolider leur conquéte, n’eurent pas assez de loisirs pour travailler a l’agrandissement des églises... Quelques années plus tard, dans les premiéres années du xm siécle, les croisés se mirent

a Pceuvre et réunirent dans un seul monument tous les’

__- Sanctuaires isolés jusque-la. Leurs constructions sub- sistent encore! (fig. 124 et 125). »

Ss CHAPITRE VI

€GLISE D’OTTMARSHEIM (ALSACE), — EGLISE DE RIEUX-MERIN- VILLE (FRANCE). — EGLI8E DE CAMBRIDGE (ANGLETERRE). —

La chapelle du palais de Charlemagne, construite a Aix, a Pexemple de Saint-Vital de Ravenne, qui avait mete: lui-méme élevé sur le modéle du Temple dor que Constantin fit a -construire 4 Antioche en l’honneur de la Vierge, eut une grande influence sur les progrés de l’art dans les pays voisins, Cette forme nou- velle, importée d’Orient et adoptée par le plus puissant souverain de ; son temps, ne pouvait manquer __ d@étreimitée surtout par les architec- © tes francs, qui recurent plus di- s:¢. 122. — gorise - rectement les rayons de l’art caro- -»’ OTTMARsHEIM ingien. ‘i (ALSACE). (Plan.) Lréglise octogone d’Ottmarsheim, dans la haute Alsace, fut batie, selon les chroniqueurs romans, par le

frére de Vernher, eveque de Strasbourg, fondateur d’une

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t. Melchior de Vogiié, les Eglises dela Terre-Sainte.

abbaye del’ordre de Saint-Benoit: Rodolphe deSouabe, anti-empereur en 1077 et célébre par le réle qu'il joua a cette époque dans la querelle des Investitures. 2a

Limitation de l’église carolingienne d’Aix-la-Cha- a pelle est presque compléte. La nef centrale d’Ottmars-

heim est un octogone couronné par une coupole ovoide ~ ee

FIG. 123 — EGLISE D’OTTMARSHEIM (ALSACE), Aas (Coupe longitudinale, ) ; ae

tp dont les dispositions, réduites dans leurs dimensions, sont identiques Acelle d’Aix-la-Chapelle. Cette coupole s’éléve également sur des piles reliées par des arcades — superposées ; ies unes, inférieures, correspondant aux — bas cétés du pourtour ; les autres ala galerie supérieure surmontant ce bas cété. Mais la différence s’établit par x

la forme du mur extérieur; il n’est plus a seize pans ~ comme il l’est 4 Aix; il reste octogone, et les’ voittes

re

- plusou moins grand des

superposées du bas cété forment des compartiments aiternativement carrés ou triangulaires. .

A Aix-la-Chapelle, architecture romane s’annongait; elle s’'affirme 4 Ottmarsheim par l’emploi systématique ~ des arcs-doubleaux dans les volites; cependantl’influence de l’art byzantin est encore trés caractérisée par l’abscnce de contreforts et par les détails de la construction. Le monument de Rieux-Mérinville, pres de Carcassonne, dont. laconstructionremonte — ieaela fin du-xi°. siécle, -| est évidemment une des nombreuses imitations de Péglise du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

fm Les .eglises scirculaires ou celles qui se ; rapprochent de cette forme, par le nombre

FIG, 124, — EGLISE DE RIEUX-= MERINVILLE (FRANCE). (Plan.)

cé6tés inscrits dans le cercle, sont fort rares en France ie et méme dans le reste de |’Europe.

Le plan de l’église de Rieux-Mérinville est un polygone de quatorze cétés, enveloppant un heptagone qui: forme le centre de l’édifice ; au-dessus des sept arcades,

‘supportées par des colonnes ou des faisceaux de colonnettes, s’éléve une coupole sur le plan du polygone - intérieur, dont les pans se perdent en montant vers le sommet ovoide,

ARCH. ROMANE u

Le mur extérieur se compose de quatorze pans, dont i chaque angle est renforcé & l'intérieur et a V’extérieur par des colonnes engagées qui maintiennent la poussée ia des.arétiers de la volte intérieure. Cette votite, couvrant le bas cété enveloppant toute la nef centrale, est en quart de cercle, et elle est trés judicieusement construite en demi-berceau contrebutant la coupole centrale,

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