Il* partie, chap. Il
Y 4 336 de notre ére4. On sait immense intérét qui
s’attacha aux Lieux Saints dés les premiers temps du ee anism, et il est tout simple de penser que la forme donnée a l’église primitive élevée sur le tom- beau du Christ dit exercer sur toute la chrétienté une influence possideralic, Elle s’est traduite par un grand
Ye tat d’édifices isolés, mais encore par la forme donnée “ ene sanctuaires des grandes églises romanes.
Le narthex ou, suivant Viollet-le-Duc, le grand Borche, élevé sur la fagade occidentale de l’église de ‘Saint-Benoit-sur-Loire, date du xe siécle.
Il se compose d’un quinconce de fortes piles ouvert ‘ sur trois de ses faces, tandis que les porches romans sont généralement clos de murs et n’ont dissues que par les portes principales ou secondaires; il est couert par des voutes d’aréte. Il occupe une grande surace, et au-dessus s’éléve une salle haute construite comme lasalle basse et voitée de méme, mais beaucoup. plus élevée (fig. 136).
ee Le porche ou plutét le magnifique narthex de Saint- ; Benoit-sur-Loire qui fut élevé avant 1030, suivant ertains auteurs, présente un superbe exemple de vot- tement général, remarquable par sa vigoureuse con- struction dont la puissante ossature fait voir encore i a préoccupation des architectes romans. S’exagérant Limportance de la poussée des vottes d’aréte, ils ont multiplié les points d’appui en leur donnant des dimensions exagérées qui ne sont plus en rapport propor-
Ps Ke
; a. II*® partie, chap. v, fig. 120.
tionnel avec les votites remplissant les compartiments ©
“prés semblables Be ctenris Airvault (dans le départe- <a ment des Deux-Sévres), 4 Tournus (Sadne-et-Loire), ainsi que dans les grandes abbayes de Cluny et de Vézelay ; mais le narthex de Saint-Benoit-sur-Loire est lun des plus beaux spécimens des ouvrages de ce genre ; et Pun de ceux qui donnent une haute idée de la science 3 des constructeurs romans du xi siécle.