‹ Analectes belgiques: Notices et documents pour servir à l'hiaroiewChapitre 27 sur 68 · CHACUN SE BIT DE SON COMPAGNON · texte numérisé non relu

CHACUN SE BIT DE SON COMPAGNON

Un des plus grands plaisirs qui soient en, ce bas monde C'est de voir qu'en son sens chaque personne abonde. Chacun de son costé croit qu'un autre est un sot : Pierre se rit d'Antoine, Antoine &e Pirrot.

d'un ENVIEUX.

S'il voit des gens aujourd'huy Plus considérez que luy,

Aux chagrins il s*ab«iidoii]ie :

n faut Inj faire SMvoir Que, s'il se flehe d'en Toîr, D ne doit plos Yolr personne.

xxxvn.

d'iSIS et de SOS POBTmAIT.

Le visage dlris ne noos semble pas bean?

Vous n'avez donc pas bien r^ardé son tablcaa

xxxvnL

n'uir ADVOCAT.

Un savant avocat, — son nom je le veux taire, Qoand je Iny parle d'one attaire, Me dit tonjonrs que j'aj mal fait.

Si j'ay mal fait ou non, ce n'est pas là le fait : Je demande ce qu'il faut faije.

ÉFIGKAKKE DU TDT.

Le vin est salutaire ; Le vin est nécessaire.

S'il est sobrement pris.

Ce n'est pas la substance.

Mais c'est l'intempérance Qui trouble les esprits. •

AU BOT DE FRAirCE LOTS DE BOUBBOV.

Pour estre heureux dessus la .terre,

Tant en la paix que dans la guerre,

Fils de putain fl faut estre

Ou bien un enfuit d'un prestre :

Mais de Bourbon c'est tout deux l

C'est pouHant qu'il est double heureux '.

[l'axoub.] Si l'amour est une folUe Je serai fol toute ma vie.

' i On connaît la légende qui veut que Louis XIV soit le fruit de relations coupables entre Anne d'Autriche et Mazarin«

A la suite des poésies de Guillaume vanExaerde, se trouve reliée, dans le manuscrit gantois, une satire politique contre les Espagnols. Je la reproduis ici parce qu'elle est curieuse ; mais il est impossible de l'attribuer à Van Exaerde, qui professait des opinions absolument opposées à celles de l'auteur de la satire.

Da pacem, DùminCf in diebus nostris Quia non est alius qui pugnet Pro nobis nisi /u, Deus noster.

Seigneur délivrez-nous du superbe Espagnole [sic] Criant d'Ineros [?] Todieux parolle

Ces galleux Idalgos ne demandent la paix, Ains ils travaillent tous pour n'avoir jamais

Aux aubois de la mort, ils crieront pardon Mais il sera trop tard de réclamer ton nom

Da.

Pacem,

Domine.

Ces cavailleros sont maistres de la terre;

Faut-il, Dieu, qu'endiïtions une telle misère

In diebus nostris.

Ils disent Flamiengos traidores du pais :

Le Don est fidèle au .Boy, mais il ont tous menti

Quia non est.

Quand un de notre argent a rempli sa basace [sic]j

n s*en vat en Espagne, et revient à sa place

Alius, Et s*il est question d'aller à la bataille,

n n'y en at pas un de toutte la canaille

Qui pugnet.

Les gouvernements sont pour eux et les buttins ;

Mais les coups de mousquets, de pièces et carrabins

Pro nobis.

Nul ne peut déchasser du pais ces harpies,

Ces voleurs de nos biens, de l'honneur de nos vies,

Nisi tu, Deus noster,

HIEUZ LA FIN QUE LE VEION.

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