‹ Analectes du bibiophileChapitre 1 sur 20 · A TITRES SINGULIERS ET BIZARRES · texte numérisé non relu

A TITRES SINGULIERS ET BIZARRES

// existe parmi les étrangetés bibliographiques un assex grand nombre de productions n'appartenant point, cela va sans dire, au genre sérieux, qui sont affublées de titres étranges, résultat parfois du caprice d^ auteurs voulant s* amuser, parfois aussi dictés par un but de spéculation, lorsqu'il s'agissait de provoquer l'attention d'un lecteur qu'un titre ordinaire et banal eût laissé parfaitement indifférent. Former une bibliographie spéciale de ces singularites, n'a jamais été tenté, et c'est à peine si les bibliographes en ont dit quelques mots. Nous avons consacré de courts instants de loisir (et ils auraient pu être plus mal employés) à dresser un petit cata^ logue des livres, pour la plupart devenus rares et peu connus, presque tous, nous en convenons, dépourvus u 1

d'importance et de tout mérite littéraire; mais offrant cependant, de temps à autre, un certain intérêt, comme témoignage des idées du jour, des passions du moment, et pouvant donner à quelques amateurs désireux de se distraire de leurs affaires sérieuses Vidée de se composer une petite bibliothèque spéciale de livres qui font rire rien qu'en en regardant le titre. Nous avons élagué de notre liste les titres inconvenants ou trop équivoques, afin que T amateur puisse permettre aux dames V accès de sa petite bibliothèque.

Si cet essai dépourvu de toute prétention est accueilli avec un peu d'indulgence, nous poursuivrons nos recherches et nous les développerons,

Philomneste junior.

Accord amoureux entre V amant de Jésus et de Marie, au sujet des miséricordieuses intercessions de la Vierge, donné pour étrennes aux dévots de la Vierge; par un théologien mariale. Douay, Marie Serrurier, 1675, pet in-ia. Rare. — Catalogue^Leber, I, d9 100.

Ah! que c'est bête! par M. Timbré (par le marquis de Saint-Chamond et M"»« Riccoboni). Berne, chex les frères Calembourdiers, à la Barbe bleue^ 10007006016 (1776), in-S®. — Voir la Bibliogr, du C. d'I'**, tome !•'.

L'Aiguillon d'amour divin, — Voir le catalogue. Méon, n® 217.

Aletheya, ou Trias romana, les trois choses qui et trouvent à Rome. — Cet ouvrage in-8*>, d'environ jo pages, en vers macaroniques (allemand et latin), est très-curreux et d'une rareté extrême. On dit que le seiil exemplaire aujourd'hui connu, se trouve à la bibliothèque de Copenhague; mais, sans vouloir porter préjudice à sa rareté, nous pouvons affirmer qu'il en existe un en France, seulement, nous ne savons pas où. — Le texte est une satire mordante contre la Rome des papes, contre les moines, les couvents, les prêtres, les bigotes, etc., etc. ; nous ne citerons pour exemple que quelques vers :

Trois choses se trouvent à Home :

Des putains, des mendiants et des moines ;

Trois choses plaisent au pape :

Les femmes, la bonne chère et les indulgences;

Trois choses remplissent les jours du Vatican:

Les putains, le vin, les prières ;

et ainsi de suite, et toujours par trois, jusqu'à la fin de l'ouvrage.

Alfred de Musset devant la femme ; par Lissagaray. (1864, in-8 •.) (Conférence de la rue de la Paix.)

L*Algoua{il burlesque, imité des Visions de Quevedo, avec le Jardin burlesque ; par le S. Bourneuf. Paris, 1657, in-80, — Voir : De V Usage des romans ^ tome il, p. 326.

• Alison, comédie (en 5 actes et en vers) dédiée aux jeunes veuves et aux vieilles filles, et à présent aux beurrieres de Paris, par L.-C. Discret. Paris, Guignard, 1637, 1644, 1664, in- 12, avec 2 fîg. curieuses et qui manquant souvent. — Soleinne, 20 fr. — Pièce rare et intéressante pour l'histoire des mœurs.

Elle fut jouée en 1636. Un colporteur y débite une liste de livres qu'il offre aux amateurs ; plusieurs sont connus (la Commodité des bottes, la Misère des clercs, le Plaisant contrat passé entre Gillot, Grand-Jean et Gilette Ventrue, le Testament de Gaultier Garguille) ; mais on ne rencontre plus, que nous sachions du moins, le Remède pour les pâles couleurs, le Galand qu'il faut à toute belle fllle, — Le colporteur ajoute :

J* ay les listes icy des garces, des cocus

El l'art de les trouver nuit et jour sans lanternes,

L'Allée de la seringue, ou les Noyers; poème en 4 chants. — Voir la Bibliogr, du C. d*!***, tome i*'.

Les Allumettes d'amour du jardin délicieux de la confrérie du St Rosaire de la Vierge Marie. Valenciennes, 1617, in- 12. — Catalogue Méon, n» 251.

Les Allumettes du feu divin pour faire ardre les cueurs humains en V amour de Dieu, etc., par Pierre Doré. Paris 1538, in- 8". — Catalogue La Vallière, n» 761, et Nyon, n» 1126. — Réimpr. à Lyon en 1586, in-12 (Vt« Bluff, juin 1876).— Voir le Manuel, H, 818,

Almanach de Bruxelles la nuit, pour 1869, comique, étonnant, ébouriffant, horripilant, curieux et.., indiscret. Rédigé par une société de noctambules bavards, illustré par Frédéric Poublon. Bruxelles, Marie Aris, éditeur, in-18, 64 pp., 4 gravures, #

Almanach des petits génies, rédigé par deux grands grands esprits. Recueil comique contenant rhistoire du patron Jean, les lavements, une manière de manger les gigots de moutons, ttc. Aux Brotteaux, 1790, in-12.

Almanaek du Diable, contenant des prédictions (en vers) très-curieuses et absolument infaillibles, pour Tannée 1737 (par l'abbé Quesnel). Aux Enfers, 1738, pet. in-S" de 56 pages, texte et frontispice gravés. — Hebbclinck, n® 2101; Mac-Carthy, n» 3577, 10 fr. ; Leber, n^ 2539; Cigongne, n® 2232. — Chronique scandaleuse de Tannée 1737, publiée sous le pseudony^me de M. de Castres de Camay. A la fin, on trouve une feuille repliée avec ce titre : Conjectures sur les prédictions de Vannée 1738. Nous ignorons si elle se trouve dans tous les exemplaires. L'exemplaire de Leber est suivi de VAlmanach de Dieu, Au ciel, 1738. Celui de M. Cigongne était suivi de la Critique et la contre-critique de VAlmanack du Diable^ pour Tannée 1737.

Almanach du Trou madame, jeu très-ancien et très connu et la cause de presque toutes les révolutions. Paris, 1791, in -18, très-rare. — Voit la Bibliographie dn C. d'V*\

Almanach nouveau de Van pashé, oit Von annonce les choses arrivées et qui arriveront encore, ouvrage curieux et profond, Genève et dans tous les pays oit Von imprime, s. d. (Cazin, vers 1785). — Voir la Bibliographie du C. dT*\

Almanach nouveau des citoyennes bien actives de Paris, consacrées aux plaisirs de la république. An i^'j in- 18 de 107 pages. — En prose. — Catalogue Bensamon.

U Ambassadeur de la Folie auprès du carnaval, ouvrage en vers composé par l'auteur connu sous le nom de Singe du Parnasse français. A Ypres, pas loin de Rome, 100070068, in-80.

V Ame embrasée cT un ardent amour pour Jésus et pour Marie; par Tabbé Fourchaut, professeur au collège de rimmaculée conception, etc., A St-Dizier, chez Briquet. — Journal de la librairie, 1872, n« 8474.

L'Amour au grand trot, ou la Gaudriole en diligence, manuel portatif , offrant une série de voyages galants en France et à V étranger ; par M. Vélocifère, grand amateur de messageries(J.-P.-R.Cuisin). Paris, 1820, in-18.

L* Amour desplumé, ou la Victoire de Vamour divin, past. chrétienne en 5 actes et en vers ; par J. M. (Jean Mouqué). Paris, 1612, in-80 de 2 fF. et de 99 pp. — Nyon, n» 17322 ; BibL du th. franc,, t. I, pp. 443- 446 ; Soleinne, n^ 950. — Il y a dans cette pièce, en outre de l'amour divin et de l'amour profane, deux bergers et deux bergères, plus un satyre, qui veut abuser de la situation ; mais Claricée le terrasse, avec une houlette vertueuse. Quant à l'amour mondain, il est vaincu, déplumé et fourré dans un cachot.

L'amour est captif en prison ; Belles, ne craignez plus ses /léâhes, m son brandon, ni ses flammécfies :

H est plumé comme un oyson,

L'Amour, un fort volume, prix '^fr, 50, parodie mêlée de couplets, en 1 a.; p. Labiche et Ed. Martin (Palais-Royal). Paris, 1859, in-8«.

Amoureux traité queN, S. Jésus-Christ a fait au saint Sacrement de l'autel,,., item une très-belle ballade. Paris, G. Nyverd, in-80 goth. — La Vallière, n" 620.

Les Amours de Joseph et de la Vierge ; par de la Serre. Rouen, 1633, petit in- 12, titre gravé et fig. — Bergeret, 1" partie, n» 200.

Les Amours de la Bourbonnaise avec maître Biaise, le savetier, che!{ la mère Radis; publiés par M. Bobèche, témoin oculaire et auriculaire (par Mandelard). Paris, 1816, in-8" de 4 pages. — Jannet, 4 francs.

Les Amours de V impératrice Eugénie Kirkpatrick Théba de Montijo, depuis sa haute origine jusqu'avant y pendant et après son mariage; par Hippolyte Magen. Londres, 1871, in-80. — Vendu par V. P., en 1873, 70 cent., et sur grand pap. de Holl., tiré à 30 ex. ,36*. — L'éditeur de cet ouvrage a été condamné à 15 raois de prison et 3,000 francs d'amînde par la Cour d'assises du Brabant.

Les Amours de Manon la ravaudeuse et de Michel Zéphir; par Anagramme Dauneur (Armand Ragueneau) et feu Henrion. Paris, M™« Cavanagh, s. d. (1806), in- 18, avec le portrait de Brunet en danseur de rOpéra. — Alyarès, déc. 1861, 3 fr. 50.

Les Amours de Montmartre, com. burlesque en I acte, en vers ; par Fonpré de Francansalle. Londres et Paris, 1782, 1786, in-80. — Nouvelle édition, avec des changements, Bordeaux, an vi {1708), in-S* de 31 pp. — Idem, suivies de V Enlèvement d'Hélène, tragédie burlesque de L'Aflfichard. Paris, 1840, in- 18. — Lts Amours de Montmartre furent, avec la Bataille d'Antioche, ou Gar gamelle vaincu, les deux pièces qui inaugurèrent, en 1779, le Théâtre-Français. Voir, pour plus de détails, la Bibliographie du C. d'r*% tome I".

LISTE ftE LIVRES

Les Amours de Royal-Vilain et de Javotte la déhanchée 'pattide). S. L, 1756, in-12. — Rare, Viollet- Leduc, a* vente, n® 359.

Les Amours et galanteries de Jupiter Scapin, ou deN. Bonaparte, — Paris, Tiger, 1816, 1818, in- 18 de 3 feuilles, fig., 50 cent. — Paris, s. d., in-12.

Amours et Blasphèmes, par Alexandre Weill. Bru'xelfes et Leipzig, Lacroix, 1862, in- 1 2. — « Prenons une page de ces amours;

Un jour, — j'avais alors vingt-deux ans révolus, — D&s amis de bcis lieu, barints et chevelus, M'ayanl empli de vin où la raison se noie.

M'abandonnèrent ivre à des /tUes de joie...

Or, comme si j'étais un monstre de vingt ans. Ces folles jeunes sceurs aux rires édatcmls.

Vinrent de tous côtés, de difpèrentes chambres. Pour montrer leurs dos nus, leurs appcts et leurs membres ; Me narguant, me tàtant la barbe et les cheveux, Mappelant tour-à-tour petit saint, grand morveux. Que j'étais un meunier n'ayant plus rien à moudre. Et que je n'étais pas l'inventeur de la poudre.

« Au blasphémateur à présent. Alexandre Weill ne se fait pas faute deirapper sur ses co-religionnaires :

Et s\l edbiste encore de ces obtus Hébreux . Croyant ^pue sur un mont, ea^ressément pour eux, \ J^iet^ se soit démasqué, pour leur montrer sa face, Et j^Qur saèrer leurs rois, leurs prêtres et leur race...

« Les ca^oliques ont aussi leur paquet ^

Et quand on cessera d'<ndorer 'un barUbik B n'existera plus ni muiphti ni rabbin,

«À lire, page 56 et suivantes, un passage singuKer et très- libre : Le sermon de l'auteur à des prostituées. » (Note du cat. Monselet, p. 52.)

Les Amours, intrigues et caballes des domestiques des grandes maisons de ce temps ; œuvre fort plaisante et agréable pour réjouir les esprits mélancholiques. Paris, de Villac, 1633, petit in-80, fig. — Bonnier, 7 fr.; Thierry, 24 fr.; Techener, 1858, 28 fr.; Nyon, no 10235; Leber, 2419. — Roman mal écrit, et qui est dû plutôt à la plume d'un valet de chambre qu'à celle d'un homme de lettres ; fort rare toutefois, et peut-être assez drôle, quand on a la patience de le lire. Voici, du reste, une analyse consciencieuse de ce livre, dont un exemplaire est conservé à la bibliothèque de TArsenal ; elle se trouve dans le Chasseur Hbliographe, II, 14 a 17, et est signée V. L. (Victor Luzarche).

«...Volume de 16 fiF. prél. et de 220 pp. de texte, que Ton rencontre rarement et qui mérite d'être recherché pour sa singularité, les curieux détails qu'il fournit sur les mœurs ancillaires du commencement du dix-septième siècle, la naïveté du style et le réalisme des tableaux d'intérieur qu'il fait passer sous les yeux du lecteur.

« L'auteur est inconnu, mais, dans la dédicace de son livre adressée à l'intendant d'une grande maison, on apprend qu'il a été lui-même au service de quelque grand seigneur, et qu'il parlait en témoin oculaire des mœurs de l'antichambre et du petit commun.

« Dès les premières lignes de l'avant-propos, on nous Élit connaître qu'en l'an de grâce 1633, la domesticité d'une grande maison se composait d'une damoiselle, d'un secrétaire, d'un maître d'hôtel, d*un écuyer, d'un précepteur, d'un valet de chambre, d'un page, d'une gouvernante» d'une femme de chambre, d'un sommelier, d'un aumônier, d'un maréchal

des logis, d'un cuisinier et de quelques laquais et Servantes de cuisine.

« Cef sont là aussi les acteurs que Tauteur met en scène, en les produisant au grand jour avec leurs vices et leurs ridicules, à travers un dialogue si plein de révélations intimes, de remarques narquoises et bouffonnes, et de détails scabreux, que Vécrivain lui-même a conscience de l'orage que doivent soule^ ver ses indiscrétions : « Je ne doute point, dit-il» que plusieurs, coupables des mêmes vices que je maltraite, m'accuseront d'estre mordant et par trop satyrique, que je parle trop clairement pour faire voir que c'est celle-cy ou celle-là à qui je veux adresser une censure pour mettre au jour les vices qu'ils ont tant de ifois pratiqués derrière les tapisseries, dans les cabinets, antichambres et garderobbes. »

c< La scène principale se passe dans la chambre de la gouvernante des enfents ; « ce lieu, comme le dit l'auteur, étant le rendez-vous du caquet des nouvelles d'où l'on revient aussi sçavant que si l'on avait escouté les lavandières de Paris sur le bord de là Seine. » Les principaux interlocuteurs sont le précepteur, l'écuyer et la gouvernante. Cette der* nière fait tout d'abord le portrait de la damoiselle^ • espèce de TartufiPe femelle qui cache sous des dehors pieux les ardeurs amoureuses les plus compromettant tes : « Vous la voyez tous les jours foire la dévote; il n'y a vendredy qu'elle ne jeusne ny bonne feste quleile ne communie. » La sainte fille n'en débauche pas moins deux jouvenceaux successivement introduits dans la maison et en quelque sorte confiés à ses soins pour apprendre les belles manières, utk jeune page et un apprenti secrétaire ; puis, abandoii4

A TITRES BIZARKBS

née par eux malgré les ruses et tes intrigues mises en pratique pour tes retenu* dans ses filets, elle se jette dans les bras du maître dliôt^l, gros garçon plein de vigueur et de santé, dont un valet de chambre et un page observent toutes les allures, suqjrennent tous les secrets et viennent raconter à la ahambre de la gouvernante tout ce qu'ils ont vu et entendu, cachés derrière une tapisserie ou blottis dans quelque garde- robe.

c< Cest dans cette partie du volume qtie la peinture des amours de la damoiselle prend un caractère de crudké que l'on ne rencontre pas sans surprise dans un livre écrit au Commencement du dii- septième siècle.

« Aux indiscrétions relatives aux principaux serviteurs, succèdent bientôt, aVec un entrain plein de gaieté gauloise, les révélations, et même les aveux des amours de tout le reste delà maison, du cuisinier, du sommelier, de la femme de chambre, de la gouvernante des enfants et de toute la menue valetaille, confession générale qui suggère à monsieur le précepteur cette réflexion singulière : « Vrayment, je voy bien que je ne m*en sauveray jamais. Il £Eiudra que je renonce aux quatre mineurs et à tous mes ordres pour avoir aussi mon inclination, puisque c*est là mode céans, et que Ton n'y peut demeurer autrement. Sur mon Dieu, voilà un grand désordre , il est vray qu'il n'y a personne qui ne soit accouplé; c*est ce qui me console. »

« Pour achever de donner une idée complète de cet inestimable et introuvable bouquin, il convient d*ajouter qu'à chaque page l'auteur mêle aux tableaux peu voilés des mœurs de ses anciens compagnons de

domesticité des réflexions morales pleines de bon sens, et qu'il se montre toujours ennemi des turpitudes qu'il décrit, et particulièrement de l'hypocrisie religieuse. Molière avait certainement lu ce petit volume, et la Dorine du Tartuffe a plus d'un point de ressemblance avec la gouvernante de notre auteur, commère aux allures franches et aux propos lestes taillée sur le modèle des servantes du grand comique. C'est elle qui vient raconter à la joyeuse assemblée ce que lui a dit la jeune demoiselle de la maison, témoin précoce et innocent des ardeurs du maître d'hôtel et de la dévote. « Il la pressa si fort l'autre jour, qu'il luy fit bien grand mal, car le cordon Saint- François qu'elle porte sous sa chemise, lui fit de grandes fosses sur la peau, si bien qu'elle en demeura toute meurtrie. » — « N'est-ce pas grand'pitié, ajoute le précepteur, qu'ils pratiquent ainsi leurs caresses impudiques en présence de mademoiselle ? Vraiment c'est lui apprendre de bonne heure à fedre l'amour ». Mais il faudrait trop citer, et nous terminerons cette courte analyse par la conclusion dont plus d'un chef de famille pourrait encore faire son profit de nos jours : <c Enfin, il ne se faut donc estonner si les grandes maisons sont la plupart ruinées, d'autant qu'ils tiennent à déshonneur de régler leurs dépenses à proportion de leur revenu, et depuis qu'un gentilhomme passe cinq cents livres de rente, il commence de marcher en seigneur et dire que l'on parle à ses gens, — que pour luy qu'il ne se mesle de rien et qu'il n'entend pas les affaires. »

L'Ame amante de son Dieu, représentée dans les emblèmes de H. Hugo sur les pieux désirs et dans

celles d'Otto Vcenius sur l'amour divin, accompa' gnée de vers; par M"»® J.-M. (Jeanne- Marie Bouvières de la Mothe Guyon). Cologne, 1716, in-8<». — Madame Guyon, femme jeune, jolie et riche, qui avait ensorcelé beaucoup d^esprits de son temps, se croyait elle-même une grande sainte, une prophétesse ; «lie se disait enceinte de TÂpocalypse, de Tesprit intérieur, etc., etc.

Les Amours de Vange Lure et de la fée Lure, roman historique; par le M. de B. (le marq. de Bièvre). Cythère, Tan des amours (1772), in-32. En tête du volume on trouve un avertissement Aux filles chastes, pour ne pas le lire. Rare. — Beuchot, n" 274; Oaudin, en 1859, 3 fr- — Suite de jeux de mots et de calem bourgs dans le genre des autres écrits composés par de Bièvre, ou qui lui sont attribués. Selon Viollet-Leduc, c'est la seule de toutes les facéties de ce genre qu'il soit possible de lire en entier; elle amuse Tesprit par des allusions peu délicates.

Les Amours pudiques d* Henri et d'Emma, par Jean-Joseph Pithou de Sorin. Paris, uniquement chez l'auteur, à lliospice des Incurables, an xi (1803), in- 12.

— Luzarche, n<> 3018.

A musement de la garde-robe, 1 7 1 2, in- 1 2 oblong.

— Cité dans la Bibliotheca scatologica^ d'après la mention faite dans le catalogue de la curieuse bibliothèque de Gersaint, no 1 113.

Amusements biographiques trouvés sous le crâne d'une géante, par Jean -Paul Richter. Ber//if, 1798, tom. I®' (et unique).

A musette des grasses et des htaigres, contenant II 2

douze douzaines de calembourgs, avec les fariboles de M. Plaisantin, les subtilités de la comtesse Tation, et les remarques de Tabbé Vue, rédigée par une société de Caillettes, à Tusage de ceux qui aiment encore à rire. Au Cap de Bonne-Espérance, et se trouve à Paris, chez la libraire (M"»® Lesclapart) qui donne trois livres pour quarante cinq sols, rue du Roule, no 11, près du Pont-g, s. d. (vers 1788), in- 18 de 122 pp., avec titre gravé et front, représentant la société des Caillettes.

Anagramméana, par Tanagramme d'Archet, ouvrier maçon, poème en viii chants, xcv« édition, revue, corrigée et augmentée, Tan xiv de Tère anagrammatique. (Valenciennes, 1821), in- 16 de 58 pages. — Par G.-A.-Joseph Hécart. Facétie tirée à 50 exempl.; une réimpression, Lille, 1867, 70 pages, a été à tirée 200. Voir au sujet de ce livre singulier les Curiosités littéraires rédigées par M. Lalanne, passage reproduit dans les Supercheries littéraires de Quérard, I, 316. — Citons quelques vers pour donner une idée de ces anagrammes :

La limace a delà malice La Sicile offre la silice ; Avec l'élron on peut noter * Avec de l'argent se ganter.

Si Laerte nous rend alerte.

Prêtre notts donnera la perte; etc.

UAnatomie cTun nes^ à la mode, dédié aux bons buveurs, s. Un. d. (vers 1630 , pet. in-8«. — La Vallière, 3897. — Facétie en vers.

UAndrographe, les Gynographes et le Thesmographe, ou Idées singulières sur la ré/orme des

hommes, des femmes et des lois (par Rétif de la Bretonne). (Paris), 1790, 3 vol. in-S®. — Le Thesmographe, ou les Lois réformées avait déjà paru en 1789; VAndrographe en 1777, ^tXe^Gynographes, en 1776. 'Dans Iqs Enigmes bibliographiques, M. Paul Lacroix attribue ces divers ouvrages, surnommés les Graphes, en général, à Pierre-Louis Giiiguené.

Anecdotes pour servir à V histoire secrète des Ebugors. A Medoso (anagramme de Sodome), 3333 (Holl., 1733), pet. in-80. — Dinaux, n» 3357 ; Leber, no 2508 ; vendu par l'Alliance des arts, en 1846, 50 fr. (Catal. Millot, n*66i). — Volume rare et curieux, ayant à la fin une clef, bien que la plupart des mots, simplement anagrammatisés, ne soient pas difficiles à comprendre. — M. de Paulmy en possédait une édition (no 6070 de son catal. ms.jsans lieu ni date,in-8o, avec figures différentes de celles de l'édition ci-dessus, et au nombre de 20.

Angotiana, ou Suite des calembour gs, comme s'il en pleuvait. Contenant les amours du Per-Vertisseur, et l'histoire du fameux Lapalisse, etc.; par Anagramme Dauneur (Armand-Henri Ragueneau de la Chainaye). 6« édition (les cinq premières sont inconnues). Paris, Dentu, an IX (1801), in- 18 de 144 pages et un portrait enluminé. — Ce volume, qui a été réimprimé à Angotiana, (Lille) en 1809, est la suite d'une première production du même auteur, intitulée : Des calembourgs comme s'il en pleuvait. Paris, madame Cavanagh, vers 1800, in- 18, fig. — Une 16® édition, augmentée de 60 articles nouveaux, Paris, Lelong, ou Delaunay, 1820, in-18.

L'Année merveilleuse et galante, ou les Hommes

l6 LISTE DE LIVRES

femmes (par l'abbé Gabr.-Fr Coyer). S.l. n. d. (Paris, 1748 , in- 12. — Leber, n" 4772. — Ce petit ouvrage, qui a été réimprimé dans les Bagatelles morales du même auteur, est une critique ingénieuse des mœurs des Français, auxquels on reproche une vie molle et des goûts futiles. Cette pièce eut beaucoup de vogue, et il en circula en France un si grand nombre d'exemplaires dans Tannée où elle parut qu'on prétendait que la poste seule y avait gagné deux mille écus. — Il y a été fait plusieurs répliques, entre autres les suivantes : Réponse à F Année merveilleuse (par M™« le Prince de Beaumont% Nancy (1748); — V Accomplissement de V Année merveilleuse (Paris, 1756), in- 12 ; — Arrêt du Conseil de Momus, qui supprime l'écrit anonyme intitulé : l'Année merveilleuse ; — Lettre à un abbé sur l'Année merveilleuse. — L'abbé Coyer publia un Supplément, Pégu, 1748. Il y fut répondu par une Lettre de M ïie D'** à M. Fabbé de R*** sur le Supplément de V Année merveilleuse. — Il y eut aussi Y Année sans merveille ^ ou fausseté de la pré^ diction de l'Année merveilleuse^ etc.

Ann'quin Bredouille, ou le Petit-cousin de Trîs^ tram Shandy, oeuvre posthume de Jacqueline Lycurgues, actuellement fifre-major au greffe des Menusderviches ; par l'auteur de Blançay (Gorgy). Paris, 1791, 1792, 6 tom. in-18, avec 9 figures non signées. — Baur, en 1873, 20 fr. — C'est un pamphlet contrerévolutionnaire et en même temps un ouvrage trèssingulier et difficile à définir. On y trouve une comédie en prose intitulée: Le*'**' ou la... .^ ouïes —

Charles Monselet a consacré à l'auteur, une notice dans son ouvrage sur : les Oubliés et les Dédaignés

(Alençon, 1857, ^ ^^^ in- 12), ouvrage réimprimé en 1864 ^^ ^^ seul volume in- 18, sous le titre : les Originaux du siècle dernier.

Annulaire agathopédique et saucial, imprimé par les presses iconographiques à la congrève de Tordre des agath:': Chez Labroueetcomp.,rue de la Fourche, à Bruxelles, cycle 4 (1850), in-8» de 131 pp., fig. s. b. et mus. — Cigongne, n9 2158. — Recueil de pièces en vers et en prose, signées par MM. Argus {Delinge, avocat], Chanteclair, Clootboom {Gensse), Croquemort, Firapel, Martin {Bovjy]^ Rabon (A. -A. Baron), Tibert (Delmotte fils), Rousselet, Sebas Norab {A.-A, Baron), etc. — La plupart de ces pièces sont d*une gaîté un peu patibulaire, comme le remarquait M. de Reiffenberg; c'est ce qui arrive ordinairement quand des gens, même de beaucoup d'esprit, comme ceux qui composaient cette société, se réunissent à certains jours périodiquement dans le but de dire des choses drôles et amusantes. Dans les 24 pièces contenues dans le volume (et dont on peut lire le détail dans les Supercheries littér., III, col. 306), il y en a deux ou trois seulement un peu drôles : Construction gynofugilope. Quel est le meilleur système de fortification pour la défense de la vertu des femmes? — Les femmes de la Bible, chanson qui a été reproduite, d*abord dans le Parnasse satyrique du XIX^ siècle, puis dans un recueil de vers de M. Bovy, imprimé récemment à Bruxelles ; — enfin Législation pinopénale. L'adultère consommé sur un mur mitoyen peut-il être considéré comme perpétré dans le domicile conjugal? Elucides^ Vespèce et, sans être trop long, mette^ au pied du mur les auteurs qui

s 8 LISTE DE LIVRES

ont approfondi cette matière délicate ^ par Argus (M. Delinge, avocat). — Voici le calendrier agathopédique: les menstrues (mois) sont: huitrimaire, levreaumaire, crépose, jambonose, truffose, boudinal, canardinal, fraisinal, petit-poisidor, cerisidor, melonidor et raisinaire. Les décadis sont des dodécadors, etc.

LA nti- Joseph, ou Bien plaisant et fidèle narré d'un ministre de la religion prétendue réformée, vendu publiquement à Clérac, ville d'Agenois, ayant esté enfermé dans un coffre par une honneste dame à laquelle ilfaisoit Vamour. — Suiv. la copie imprimée à Agen, 1615, petit in-8o; pièce rare (La Vallière, no 4375*''^. — Il y a eu plusieurs éditions de cette facétie ; citons-en une sous un titre différent : Discours trèsfacetieux et véritable d'un ministre de Cleyrat en Agenois, lequel estant amoureux de la femme d'un notaire, fut enfermé dans un cofffe et vendu à Vinquant à la place dudit Cleyrat. Jouxte la copie imprimée à Tolose, 1619. pet. in-8 de 15 pages. Nodier, 30 fr.; Bignoh, 16 fr. — On trouve aussi la même anecdote à la fin des Pieuses recréations du R. P. Angelin Gazet.

Antiquités Westphaliennes, pour servir de preuve que les soldats de la garde dHérode et de Pilate étaient Westphaliens (par Mittelstedt), CoUibus usipetum, 173/^, in-8, Vidua Sitzman.

U Apothicaire de qualité, ou le Beau c. d'Arminte, 1600, in- 12. — Telle est la simple mention que fait d'un livre qui doit être intéressant la Bibliotheca scatologica, au n9 139. Est-il question d'un ouvrage

qui se trouve dans les Soirées des auberges et dans les Galanteries diverses arrivées pour la plupart en France, anecdote qui a été réimprimée à part sous ce ûtre: L'Apothicaire de qualité, ou le Beau cul d'Araminte, nouvelle galante et véritable (par de Villiers); Cologne, Pierre Marteau, 1670, pet. in- 12 de 48 pp. (Nyon, no 10238), et Bibliothèque de Grenoble, n® 41959 ? — En ce cas, la date de 1600 serait erronée, car Villiers était à peine né alors.

L'Archi'Sot, écho-satyrique (en vers), 1605, in-8«.

— La Vallière, n9 3903. — Voir aussi Livres perdus, page 10. — Cette pièce a été reproduite dans les Variétés hist. et littér.^ VII, 37 à 52.

L'Aréopage des Quins[e~Vingts, ou le Parterre changé en étoumeau. A Democratico anti-Sturnopolis, in -80.

Arrest notable du parlement de Grenoble donné au profit d'une damoiselle sur la naissance d'un sienflls, arrivé quatre ans après l'absence de son mari, et sans avoir eu cognoissance d'aucun homme, suivant le rapport fait en la dite cour par plusieurs médecins de Montpellier, sages-femmes, matrones et autres personnes de qualité. Paris, 1637, i^^-S® de 8 pages.

— Cette plaquette très-rare est citée dans le Lucina sine concubitu, page 39 de l'édition de 1750. (Voir aussi Leber, tome IV, n<^ 52, et aussi le catalogue de la vente Bolle, dans laquelle elle s'est vendue i2fr. 50).

— Montesquieu avait, sur un exemplaire de cette édition de 1750, écrit une note qui a été insérée dans le Journal de V amateur de livres ^{tom. II, 1849, ?• '5^) et dans l'édition donnée par M. Paulin Paris des His-

toriettes de Tallemant des Réaux. Le célèbre publiciste dit que cette pièce curieuse méritait d'être tirée de Toubli, et il ajoute en plaisantant : « On ne peut plus douter de la nouvelle découverte physiquement^ métaphysiquement, politiquement et juridiquement prouvée. Quelle consolation pour les femmes éloignées de leurs maris I une fille était soupçonnée de galanterie pour avoir été mère avant l'hymen^ quelle calomnie I Elle avait pris Tair du couchant. Unejeune veuve accouche d'un fils trop posthume ; c'est cet air qu'elle a respiré. Jubilate gentes; vous aller renaître désormais, sans difficulté, sans mariage, au moindre souffle du vent. Ce n'est pas qu'il faille abolir entièrement l'ancien usage ; on peut le laisser subsister pour l'amusement de quelques femmes bizarres ». — Le prétendu arrêt de Grenoble est d'ailleurs de l'invention d'un facétieux personnage nommé Sauvage (voir Tallemant, t. 3, p. 93, de l'édition de 1840).

L'Art de désopiler la rate, sive de modo cacandi prudenter, en prenant chaque feuillet pour se tor~ cher le derrière. Voir ta Bibliographie du C. dT**, I, 314 — ou \ePlat de carnaval, de Caron, 93» beignet.

L'Art de mystifier dans les jardins. A Lœtitia, 1784, in-8®. — Cette facétie amusante et très-rare, est due à un Lyonnais appelé Becombes, et auteur de Caquire, parodie de Zaïre, — Claudin, janvier 1865, p. 376.

UArt de plumer la poule sans crier, Cologne, Rob. Le Turc, 1710, in-12, fig. — La Bédoyère, 10 fr.; Mac-Carthy, 7 fr.; Aubry, en 1857, 4 fi*. ; Alvarès,

en juin 1858, 9 fr. 50; Qaudin, en 1870, 10 fr. — Réimpr. à Reims, par Brissart Binet, 1854, in- 16. — Recueil de 2 1 histoires de courtisanes, de fripons et de partisans. — Anecdotes de mœurs, dont la plus grande partie est fort piquante. — Les magistrats et les financiers sont les héros de ces scandales. — On y trouve entre autres les anecdotes suivantes : Sous prétexte d'une extrême dévotion, une femme d'esprit phime extraordinairement la poule dans la ville de Reims. Certains plumeurs de poules sans crier jouèrent un tour assez plaisant à la prise d'habit de plusieurs demoiselles de qualité dans la ville de Reims. — D'autres plumeurs de poules, volent dans la chambre du roi, son pot de chambre et les franges d'or des rideaux de son lit, etc. Voir Du Roure, Analecta Biblion, tome II, p. 428.

Asiniana, ou Recueil d*âneries ; par Cousin (d'Avallon). A Montmartre, l'an de l'Arcadie (Paris, 1801), in-i8. — Impr, imaginaires, p. 273, France littéraire, II, 321.

Attendez-moi sous l'orme, comédie en un acte et en prose. Paris, Ribou, 1694, 1700, 1743, in-80.' — On n'est pas d'accord sur la date de la représentation de cette pièce, ni sur l'auteur. On l'attribue à Regnard, et d'autres personnes à Dufresny ; il est probable qu'elle est des deux auteurs, qui étaient amis. — Dans cette comédie, Lisette lâche ce bon mot: a Le jour des noces, le thermomètre de l'amour est à son plus haut degré, mais un mois après, il est descendu bien bas. »

Au nom de Dieu, père et mère de tous les hommes

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et de toutes les femmes.,, (Signé : Pour tous les compagnons de la femme, Emile Barrault). Lyon, imp. de Perret, 1833, m-40.

Aventures curieuses et plaisantes de M, Galimafré, homme du jour ; ouvrage que personne n'a jamais lu, et que tout le monde voudra lire. Par un Solitaire du Palais- Royal (G.-0.-S. Desrosiers). Paris, A. Imbert, 1814, in-80 de 114 pages. — Voir les Siqpercheries, III, col. 708.

Les Aventures d'une mouche, écrites par elle-même (par l'abbé A. Cordier). Paris, 1865, in- 12. — Voir les Supercheries littéraires, Uf 1207.

Les Aventures de Jésus Cadet; par lui, Paris, Lemarchand, an X, in- 12, 1 fig. — Qu'est devenu ce livre que nous ne trouvons cité que dans la Bibliographie de Fleischerf

Les A ventures de la Madona et de François d'As^ sise, par Renoult. Amst., à la sphère, 1701 (Leber, n0 32i2), 1707, 1745, 1750, in- 12, figures. De Gaignat, 12 fr.; Baur, en 1873, 12 fr.; Nodier, 16 fr. 50. — Ecrit d'un style récréatif, et peu commun, le livre ayant été condamné au feu. La figure placée au chap. 6 représente les Galanteries de la Madone avec ses dévots, et montre jusqu'à quel point le mysticisme peut conduire à Toubli des bienséances. — Les pre* mières éditions de cet ouvrage sont préférées.

Les Aventures de M, Têtu et de Miss Patience, dans leur voyage vers la Terre du Bonheur, Paris,. 1786, ou an vir, petit in- 12 de 109 pp., avec 21 fig^ s. b. — Fleischer. - Rarissime.

Aventures divertissantes de M. Bacchanal et de M^* Tintamarre, Suivies de la découverte dun fait curieux et dune utilité indispensable à toutes personnes des deux sexes mariées ou à marier, et qui veulent être heyreuses en ménage ; ouvrage facétieux de défunt M. Brouilletout, rédigé et mis au jour par M. Bavardin. Paris, au Palais de Justice, in- 18. — Petite pièce devenue rare. Âlvarès, 6 fr.; Cigongne, 2132 ; Leber, n» 2435,

Aventures plaisantes de M, Bobèche et son voyage de quarante-huit heures dans l'intérieur de la capitale; histoire plus vraie que vraisemblable, publiée par le rédacteur du Petit conteur de poche (par ^me Guénard, baronne de Méré). Paris, Ledentu, 1813, 1815, in-18 de 180 pages.

Avis important à tous les célibataires. 1790, in-80. — Bachelin-Deâorenne, en 1869, n» 4468. — Rarissime.

Avis intéressant concernant les jolies filles à marier, Paris, 1789, in-80. — Pseaume, n» 1208. — Rarissime.

L'Avocat des dames de Paris, touchant les pardons de Saint'Troitet (par Maximien). Sans lieu ni date (Paris, vers 1530), petit in-80 gothique de 12 feuillets. — Vendu 9 fr., La Vallière; mais introuvable aujourd*hui. Réimprimé à Chartres, chez Garnier, en 1832, in- 16, à 50 exemplaires, par les soins de M. Grattet-Duplessis. — C'est une pièce de vers de Set 10 syllabes, divisée en strophes. Il y a au titre une vignette sur bois au-dessous de laquelle sont ces mots : Lesfsmmes de Paris allant en pélerinaige.

La Babiole amusante, ou les Foliés de maître Grognard, almanach chantant et amusant pour la présente année (1792). A Boudo-Civitas, rue des Misanthropes et se trouve à Paris, chez Guillot, s. d. in-64 de 64 pages.

Bail du cœur de Chris. In-S". — Leber, n» 2533W .

Le Bail notable et excellent pour tous ceux qui ont vouloir de bailler et livrer semblable chose (y contenue) d'une jeune femme aux beaux yeux, etc. S. 1. n d., petit in-8 , non paginé. — Il est dit à la fin de cet acte que le bail fut passé « en présence du sei < gneur de la Vessière, Colin Mordant, Grosjean le Morfondu, Guillemin CroquesoUe, et un vénérable docteur (en cornardise) duquel jene sais le nom, »etc.

— Cette facétie qui est en prose a été réimprimée àla suite des Entretiens de Magdelon et de Julie, Luxembourg, 1866, pages 105 à 108.

Le Baiser donné et le baiser rendu ; opéra-comique en 2 actes, en prose et en vers. Par Taconet, membre des Arcades du Pont-Neuf, du Pont-aux- Choux et du Pont-aux-Tripes, secrétaire de l'Académie aquatique de TArche-Marion et compositeur des Théâtres- Forains. Paris, 1771, in-8'. — Cette pièce, jouée en 1767, fut retirée depuis par ordre. — Nyon, tome V, p. 194; Soleinne, no 3422.

Les Baisers de Zip, pofime (par J.-H. de Castéra). Paphos, et Paris, Royer, 1786, 1787, in 18 de 93 pp.

— Peu commun.

Les Ballieux des ordures du monde. Rouen, Abr. Couturier, s. d., petit in-S^de 16 pages. — Satire en

vers imprimée en 1609. Elle fait partie d'un recueil rare, qui a pour titre : La Galette; Paris, 1609, in- 12. Elle a paru aussi sous ce titre : Le Donne^vous garde du temps qui court. S. 1. n. d. (vers i62o\ pet. in-8». — Crozet, 4 fr. 25 ; Leber, n» 2404. — Réimpr. à Chartres, 1833, à 32 exempL, et dans les Variétés de M. Ed. Fournier, tome III, pp. 185-201. — Pièce pleine d entrain et de vivacité, et qui après beaucoup plus de deux siècles, semble avoir encore quelque mérite d'actualité.

Le Bas-bleu, moniteur mensuel, biographique, etc, des productions artistiques et littéraires des femmes. Rédacteur, J. Alesson. Paris, 1*' novembre 1873, 1^ année, n'> 1. — Un an, 5 fr.; un numéro, 50 cent.

La Ba^ochéide, poème (en prose) burlesco-patriotico-héroïque, élevé sur les débris de la Chicane, par M. R.; 1790, in-80.

La Belgiomanie, par le sieur Van der Kaus, député de la province de Parcimonie à V Assemblée des États- Généraux de la Cupidité, à Avariciopolis ; 1783, in 80.

Bibi, conte trad. du chinois, par un François ; première et peut-être dernière édition (composé par Chevrier). A Mazuli, chez Khi-lo Khula, imprimeur privilégié pour les mauvais ouvrages. Tan du Sal- Chodaî, 623 (vers 1746) et pour lors de Tâge du traducteur 24. — Petit in-8'*, front, gr. — Nyon, n«9992; Qaudin, en 1861, 5 fr.; Luzàrche, n- 6364. — Volume rare. Consulter, au sujet de cet ouvrage, qui est dédié à la comtesse de Trémonville, le livre de M. Gillet, II 3

avocat à Nancy, sur la Vie et les écrits de Chevrier (1865 in-S").

La Bible des pompiers ; (par Boue de Villiers). — Messieurs les Pompiers {1863-1864, in- 18), d'abord simple brochure, signée Mirlitir, et qui augmentée, devint la Bible des Pompiers 0868, in- 18). Sous ce nouveau titre, Touvrage fut saisi, pour cause d'outrage à la morale religieuse ; Fauteur et l'éditeur furent condamnés chacun à cent francs d'amende. Il reparut sous le titre : Les Pompiers peints par euxmêmes (1868, in- 18).

Bibliothèque des petit s^mattres, ou Mémoires pour servir à l'histoire du bon ton et de Textrêmement bonne compagnie (par Fr.-Ch. Gaudet). Au Palais- Royal, chez la petite Lolo, marchande de galanteries, 1741, 1742, 1761, 1762, 1771, petit in-12 de vi — 208 pp. Volume rare. La notice sur Ânge-Rose Farfadet, abbé de Pouponville est amusante. Monselet Ta insérée dans ses Galanteries du xviii' siècle^ pages 110 à 116.

Bibliothèque imaginaire de livrets, lettres et discours imaginaires. S. d. (1615), in-80 de 15 pp. — Pièce satirique et gaillarde qui se trouvait dans la collection La Vallière, 4375^. Vendue Veinant, 6 fr.; Leber, 429ii0et56283.

Les Bigarrures du Seigneur des Accords, ouvrage bien connu, dû à Etienne Tabourot.

Bigarrures, ou Stromates sur les livrées et les mœurs cléricales et monacales, 1 fort vol. in-12. — Ce recueil, composé de plus de 25 pièces, est un des

plus piquants que Jamet le jeune ait chargé de ses notes bizarres; il renferme entr*autres THistoire critique des coqueluchons (par Dom Cajot), Cologne, 17^2, in- 12, Bignon, 30 fr., introuvable aujourd'hui.

Blagues sur blagues, ou Discours étourdissants des charlatans au xix« siècle (et 3 autres pièces dont Tune est : Sermon et consolation des cocus), Troyes, Baudot, 1853, in- 18.

Le Bouc; in- 12 de 68 pages. Vente Noël, n" 493 du catalogue. — Quel est cet ouvrage rarissime? Est-ce un des nombreux livres qui figurent dans le catalogue peu édifiant inséré dans l'édition de Cologne (Hollande), 1712, de Vénus dans le cloître ? et dont voici quelques titres fort bizarres : Le Bouc en chaleur.

— La Chasteté féconde, nouvelle curieuse. — Le Coupe-cu des moines. — Le Diable défiguré, avec figures. — L'Entretien du pape et du diable, en vers burlesques. — Les Fruits de la vie unitive. — La Guerre des chartreux. — Le Journalier des Feuillantines. — L'Orviétan apostolique, composé par les Quatre mendiants, ex praecepto sanctissimi. — Le Passe-partout des Jésuites, pièce galante. — La Prison éclairée ou l'Ouverture du petit guichet. — Les Prouesses des chevaliers de Saint- Laurent. — Le Passe- temps des abbés. — La Politique des Jésuites.

— La Putain réformée, avec figures. — Règle et statuts de l'abbaye de Congne-au-fonds. Holl., vers 1690, petit in -12. — La Religion de Scaramouche. — Le Renversement des couvents, pièce curieuse. — Le Vatican languissant. — Peut-être des recherches attentives feront-elles découvrir quelques-uns de ces écrits qui ont pu se transformer et modifier leurs

titres. Nous ne rencontrons ces divers titres exactement dans aucune bibliographie.

Le Bouquet de bonne odeur contre Vinfection des rebelles. S. 1., 1622 (en vers).

Boursicotiérisme et lorettisme, ouFlibusterie, vice et paresse. Etude de mœurs parisiennes, par le Juiferrant (Roisselet de Sauclières. Paris, Wunsch, 1858, 1859, in- 1 2. Dict, des anonymes.

Boutade hasardeuse de deux morfondus aux actes de Vénus, S. 1 , 1615, petit in-8' de 10 pages. — La Vallière, n^ 4287* ; catal. Pixerécourt, p. 195.— Rare.

La Bouteille cassée attachée avec une fronde au cul de Majarin. Paris, 1652, in-4. — La Vallière, 5219'**; Leber, n» 4602, portef. L — Pièce e vers assez piquante ; très rare.

Le Brigandage de la musique italienne. Amsterdam, et Paris, Bastien, 1781, in- 12 de xii-172 pages. — L'Epitre dédicatoire est signée J.-J. Sonnette, pseudonyme de Ange Goudar. — Dict. des anonymes.

Brides and bridais, (Epouses et Mariages) par J.-C. Jeuffreson, maître-ès-ârts à Oxford. Londres, 1872, 2 vol. in-80.— Voici quelques-uns des sommaires des chapitres de ce livre curieux : Antiquité des usages matrimoniaux ; mariage par capture ; mariage par achat ; publication des bans ; Tanneau conjugal, le doigt conjugal, gâteau conjugal ; présents conjugaux, le dîner et la danse ; musique aux mariages ; sermens aux mariages; jours heureux et heures autorisées; autorité paternelle ; vieux proverbes relatifs au mariage et aux femmes ; les vieilles filles du temps passé ;

taxes sur les célibataires ; mariages clandestins et irréguliers ; mariages à Gretna Green ; héritières enlevées; mariage avec une belle-sœur; jeux d'esprit contre les femmes, etc.

Cadet -Roussel misanthrope et Manon repentante, folie en un acte et en prose, imitation burlesque de Misanthropie et repentir (par Aug. Hapdé et Joseph Aude). Paris, an vu (1799) an viii, 1802, in-S® de 60 pages. — Pièce représentée sur le théâtre des Variétés, Jardin -Egalité, le 4 floréal an vu.

Cadet la Blague, ou l'Orateur des guinguettes, Paris, chez Tiger, sans date, in- 18.

Le Calendrier des fous (par Coquelet). A Stultomanie, chez Mathurin Petit- Maître, imprimeur et libr.^ré des petites-maisons, dans la rue des Ecervelé^, à l'enseigne de la Femme sans tête (recueil de facéties). Tan 7736 (1736), 7737 (17^57), petit in-12. — Leber, 2538. — Rarissime. — Le Manuel cite un livre plus ancien, du même genre, mais tout-à-fait introuvable aufourd'hui: Calendrier des fols, dont le nombre est bien grand, Paris, Jean Trepperel, sans date (vers 1530), in-8'» gothique. Du Verdier en parle dans sa Bibliothèque, I , p. 422.

Callophile, histoire traduite du Scythe en latin, par un vieux philosophe Visigoth roman allégorique, par Barthès, avocat, né à Narbonne). A Eutaxie (Paris), 1759, in-12.

Canardin, ou les Amours du quai de la volaille, comédie du gros genre, en 2 a., prose et vaud.; par le chevalier Jean Aude. Paris, au théâtre de la Cité, Variétés, an ix (1809 , in-8". — Soleinne, n® 2224.

Cantique spirituel, en forme de complainte, sur l'aventure étonnante, merveilleuse, prodigieuse, in^ croyable et pourtant véritable, du combat de Mgr, Gilles de Chin, contre un dragon énorme, monstreux et même asse!( gros (par Adolphe Carmelle, notaire, et Delmotte). Mons, Piérard, in- 12 de 12 pp. et une lith. — Réimprimé par Hoyois dans le format in-S*^.

La Capuciniere, ou le Bijou enlevé à la course, poëme (par Félix Nogaret). Ce conte, paru d'abord vers 1780, procura à Fauteur un logement à la Bastille. A partir de 1808, il fut réimprimé plusieurs fois.

Caquire, parodie de Zaïre, en 5 actes et en vers, par M. de Vessaire (par de Bécombes, auteur de VArt de mystifier). Dernière édition, considérablement emmerdée. A Chio (Lyon), 1780, in -80 de 48 pp. — Réimpr. en 78 pages in-80 avec un frontispice gravé représentant le tombeau de Vessaire. 15 à 20 fr. dans les ventes. — C'est la plus sale et la plus spirituelle de toutes les parodies de ce genre. On n'apprécierait pas le sel de la pièce, si l'on ne faisait attention qu'il s'agit au fond d'une querelle de religion. Néflairant, Pupulant et tous les chevaliers foirans (français) sont les paladins de la religion universelle et foirante, tandis que les Etroniens adorent le dieu Crotocusec, lequel ne tolère que le crottin. On comprend que Voltaire a dû écrire Zaïre en faveur des Foirants et que Caquire est une critique de haut goût de cette tragédie.

Le Caractère d'une femme sans éducation. Cologne, Sam. Bentrok, s. d. ivers 1730), pet. in-12. — Picart,

en 1780, n^ 233 ; Bignon, n9 1 164. — L'auteur entend psff femme sans éducation celle qui trompe son mari. Dissertation fecétieuse remplie de réflexions singulières.

Le Carnaval de Paphos, poôme (par J.-B.-Chr.

Grainville. Paris, 1784, in-12. — France litt, — Rarissime.

Carte géographique de la Cour et autres galanteries, par Rabutin. Cologne, P. Marteau Holl., à la Sphère), 1668, pet. in-12 de 78 pp., que les bibliophiles payent fort cher fMorel-Vindé, 50 fr.; Chédeau, no 907, 15 fr. — La Carfe n'occupe que 20 pp.; elle doit être attribuée au prince de Conti. C'est ce que Bussy dit fort expressément et ce que les bibliographes auraient vu, si, contre leur habitude, ils avaient regardé le feuillet au delà du titre. L'auteur transforme en villes, en bourgs et en lieux de passage, toutes les dames de la cour, et il trouve, dans des descriptions géographiques, le moyen de faire les allusions les plus scandaleuses. On peut croire d'ailleurs que Bussy n'a pas été étranger à cette production. Elle a été réimprimée dans le tome IV de l'édition que M, Paulin Paris a donnée des Historiettes de Tallemant des Réaux, et sous le titre de Carte du royaume de Braquerie, à la suite de l'édition de VHistoire amoureuse des Gaules^ comprise dans la Bibliothèque el^évirienne (Paris 1856). Le volume de 1668 contient, après les 20 pages que remplit la Carte des Maximes d'amour imprimées à la suite de diverses éditions de VHistoire amoureuse, et quelques pièces de vers. La Carte de la cour est en prose, avec des notes. — Voir aussi le catalogue Leber, no 2201.

Cataractes de V imagination. Déluge de la scribornante, vomissement littéraire, hémorrhagie encyclopédique, monstre des monstres, par Epiménide rinspiré (par J.-M. Chassaignon). Dans l'antre de Trophonius au pays des Visions (Lyon) 1779,4 vol. in-12. — Ouvrage d'un écrivain dont la tête n'était pas bien saine. Voir l'article que lui a consacré I2L Nouvelle Biographie générale y tom. X, et la France littéraire y II, 145-

Catéchisme à l'usage des grandes filles qui souhaitent se marier (ou qui veulent être mariées), avec la Manière d'attirer les amants, par demandes et réponses, Caen, impr. Chalopin, 1812, in-12 d'une demi feuille.

Babiole de colportage dont il y a sans doute des éditions plus anciennes que celle-ci ; elle a été réimprimée souvent jusqu'aujourd'hui et dans plus de dix endroits différents : à Paris, à Troy^s, au Mans, à Montereau,à Charmes, etc. On y pousse les filles et les garçons à contracter, aussitôt que possible, un mariage régulier, mais la question des intérêts n'y est pas abordée. Voici les litanies que l'on conseille aux filles de réciter :

Kyrie, je voudrais,

Christe, être mariée,

Kyrie, je prie toits les Saints,

Christe, qtte ce soit demain.

Sainte Marie, tout le monde se marie ;

Saint Joseph, que vous ai-Je fait}

Saint Nicolas, ne m'oubliez pas;

Saint Médéric, que j'aie un bon mari.

Saint Matthieu, quHl craigne bien Dieu.

Saint Jean, qu'il m'aime tendrem,enl.

Saint Bruno, qu'U soit joli et beau.

Saint Fidèle, qu^U me 80it fidèle.

Saint André, qu'il eoit à mon gré.

Saint Didier, qu'U aime à travaUler, Saint Honoré, qu'il n'aime pas à Jouer.

Saint Séverin, qu'U n'aime pas le vin.

Saint Clément, qu'U soU dUigent.

Saint Sauveur, qu'U ait bon cœitr.

Saint Nicaise, que je sois à mon aise.

Saint Josse, qu'U me donne un carosse.

Saint Boniface, que mon mxx/riage se fasse.

Saint Augustin, dés demain malin.

Catéchisme des gens mariés par le P. Féline missionnaire), s. 1. n. d. (Caen, 1782), in-i2de53 pages* — Vendu Pluquet, 12 fr.; Veinant, 15 fr ; Leber, sa vente en 1860, 21 fr.; Desq, 31 fr.; Chédeau, 17 fr.; Fontaine, en 1870, 80 francs. — L'autorité ecclésiastique supprima soigneusement cet ouvrage à cause de quelques détails trop libres. On prétend qu'il y en a une réimpr. moderne, mais nous ne la connaissons pas. — Au petit nombre d'exemplaires qui restent de Tancienne édition, on met souvent un faux-titre.

Catéchisme des riches (par Tabbé Rémi Breyer) . Troyes, V« E. Prévost, 1711, in-80.

Catéchisme du genre humain (par Franc. Boissel). S. 1. (Paris) 1789, et 2' édit. en 1792, in-80.

Catéchisme paturageois. S 1. ni date (1842). in-32 de 1 5 pages. — C'est un pamphlet très-rare et trèsmordant attribué par M. J. Delecourt à un nommé Rapp, marchand de vin, à Quaregnon (Belgique).

Catéchisme libertin, à Tusage des filles de joie et des jeunes demoiselles qui se décident à embrasser cette profession. — Voir la Bibliographie de V amour, du C. d'r*.

Catéchisme poissard et Engueulements soignés des nobles dames de ta Halle, le tout revu, corrigé et considérablement augmenté, par milord FArsouille. A Paris, chez les libraires du bon ton, 1835, petit in- 12 de 98 pp. et une gravure. — Il y a eu une imitation de cette drôlerie, intitulée : Le Catéchisme poissard, ou les Farces de carnaval : recueil de rencontres poissardes, dialogues, compliments, chansons, etc.; par un petit-fils de Chicard. Paris, Lebailly, 1849, în-18 de 3 feuilles. — Il y a eu aussi un Catéchisme poissard libertin, un Par/ait Catéchisme poissard, etc.

Ce que vierge ne doit lire. Amours d* un page (poésies), lo* édit. (Beuchot disait : les neuf premières me sont inconnues, on en peut dire autant de la plupart de ces opuscules qui sont marqués 15« édition, i8« édit., etc.). Paris, 1844, gr. in-32 de 32 pp. — Réimpr. en 1861, et suivi, en 1862, etc., avec le 1er titre {Ce que vierge ne doit lire), d'autres petits volumes : Ce que nous font /aire les femmes, 66 pp., 17 pièces de vers, i fr. — Le Flagrant délit, 64 pp., 8 pièces, 1 fr. — Contes vrais, j^ édit., 64 pp. 24 pièces, 1 fr. — La Pomme d'Eve, 62 pp., 18 pièces, I fr. — Le Fruit défendu. — Les Mystères de l'amour — Il Bacio, etc. — Tous ces opuscules sont moins libertins que leurs titres. L'auteur, M. le marquis Eugène de Lonlay, est, du reste, un homme sérieux, un homme marié, un homme arrivé, et il a depuis longtemps déjà obtenu un bref du pape Pie IX pour ses Hymnes et chants religieux pour toutes les fêtes de l'Eglise romaine.

La Ceinture magique, comédie en 1 acte, pr.; par

J.-B. Rousseau (jouée à Versailles, devant le roi, en 1701). Bruxelles, 1755, in -80. — Les personnages sont : M°^ Merluche, ses deux nièces, Lucette et Baliverne, leurs amants Octave et Horace, deux vieux amoureux, Trufaldln et le Capitan, et le fourbe Francisque. Ce dernier parle ainsi : « Je suis le célèbre astrologue Melcbior Âlcofribas, issu en droite ligne de la nymphe Egérie et du Sylphe Oromasias, petit-fils de Mercure Trismégiste, neveu d*Agrippa, oncle de Nostradamus, beau-frère de Merlusîne, et cousin-germain de TÂlmanach de Milan. Vous voyez en moi le type, le prototype des philosophes, rintendant-général des sept planètes, le commissaire ordonnateur des éclipses et le gouverneur perpétuel des deux Ourses, du Dragon, du Serpent, du Chien, du Taureau, du Lion, du Scorpion, et de toute la ménagerie céleste C'est moi qui ai inventé la Cabale, qui ai mis dans le monde les sciences occultes, la Chiromancie, la Pédomancie, THydromancie, la Pyromancie, la Sternutomancie, la Nécromancie, la Pharmacie et TApoplexie. Il y a 1700 ans que je voyage sous le nom de Juif-errant; j'ai parcouru la France, FEspagne, l'Italie, la Turquie, la Hongrie, la Tartarie, la Scythie, l'Arabie, l'Abyssinie, l'Egypte et le pays du Maine, où je suis venu pour me reposer un peu de mes longues fatigues. J'ai fait don de la plus grande partie des curiosités que j'avais recueillies dans mes voyages au cabinet du roi des Terres australes ; je n'ai rapporté avec moi qu'une pomme de canne au bec de Corbin faite dune dent de lait de l'éléphant blanc, une pyramide d'Egypte avec la momie de Pharaon, le perroquet du Grand-Mogol, qui parle 17 langues et répond aux harangues des am-

bassadeurs, une fiole de sens commun, dont je vous ferai présent, si vous voulez, et une perruque £eiite des cheveux de la comète qui parut en 1681. »

Cela est sîngulîer, hist. égyptienne, trad. par un rabbin génois (comp. par de Chevrier). Babylone (Paris), 1752, 1755, pet. in-12 ou in-S». — Techener, 5 fr.; Nyon, n» 8755 ; cat. Rochebrune, n" 2334. — Conte assez hardi, reproduit dans le Cabinet des fées, tome 37.

Le Célibat, révélation^ intimes; par une dame de Genève. Genève, 1854, jn- 8®.

Le Cercle des femmes, ou le Secret du lit nuptial, en 6 entretiens comiques, en pr., et à la fin : Histoire de rhymenée, ou les Mystères du lit nuptial, par Chapuzeau. Paris, Ch. Cabry, 1663, in-12 de 88 pp. — Soleinne, 1 292 ; Chédeau, ^n« 1093, 33 fi". — Ces entretiens imités des colloques d'Erasme, n'ont aucune analogie avec la pièce intitulée : le Cercle des femmes, com. en 3 a. et en v., par Chapuzeau (Lyon, s. d., pet. in-i2).Cette dernière pièce est une réimpression de l'Académie des femmes avec quelques changements, tandis que les entretiens comiques publiés chez Ch. Cabry n'étaient pas destinés pour le théâtre. Ils sont d'ailleurs peu connus, parce qu*ils sont fort rares.

Le Cercle joyeux, ou VArt d'amuser en société. Paris et Strasbourg, s. d., in- 12. — Âlvarès, juin 1861, 28 fr, — Rare. Livre imprimé à longues lignes. Les contes et autres pièces de vers qui se trouvent dans ce volume se lisent en connexion avec ceux de la page voisine. Ce volume contient des

énigmes, charades, jeux de mots, anecdotes, etc., de Piron, Voltaire, Grécourt et autres. Nous citons une anecdote pour donner une idée du livre : Le prince d'Hénin était l'amant dédaigné de M'i« Arnouli. Champc^netz, qui avait à s'en plaindre, fit courir contre lui ce brûlot :

Depuis qu'auprès de ta catin

Tu fais un rôle des pltts minces.

Tu n'es plus le prince d'Hénin (des nains)

Mais seulement le nain des princes.

Le Chancre, ou Couvre-sein féminin ; ensemble le Voile, ou couvre-chef féminin; par Jean Polman, chanoine. Douai. 1635, in-8". — La Vallière, 18 fr.; Claudin, en mai 1858, 22 fr ; Leber, n® 262. — Il y a plus d'un passage dans ce livre, qu'on trouverait aujourd'hui fort inconvenant, mais qui alors ne choquait personne ; l'ouvrage du chanoine paraissait, muni des approbations de toutes les autorités ecclésiastiques. — Il était dédié à Louise de Lorraine, princesse de Ligne. Nous donnerons un échantillon de son style : « Le chancre s'attache le plus souvent au sein et aux mamelles des femmes... puis il va s*élargissant et démangeant les parties voisines... ouy, ce malencontreux chancre des habits d'abord a eschancré leur bord et le dehors; puis il s'est enfoncé jusques à la chemise, voire jusques à la chair nue, descouvrant la gorge... à la parfin, il a rogné, desmangé et eschancré en sorte le derrière et le devant des habits que les espaulcs et les tétons en sont demeurés à nud. Si est-ce nonobstant que j'y porterai la main..! Ad visés donc, mesdames, si vous voulés, que vostre poitrine désormais soit la retraicte du diable ; que vostre sein soit la couche de Sathan ; que II 4

VOS mamelles servent d'oreiller aux démons ; que vos tetins servent d'allumettes à ces bouttefeux d'enfer. »

Le Chansonnier des grasses, ou les Dames de la Halle en belle humeur, dédié aux amis de la joie, par Lefort, artiste de dessus Tcarreau d'ia Halle, etc. Paris, s. d., in-S®. — Thierrin.

Chansons de Mimi, édition illustrée. — !'• livraison, Paris, r. Marie Stuart, 5, (imp. Lacrampe), 1849, in 18 de 36 pages. — Quel est ce Mimi ? Le docteur Véron, qui avait été directeur de l'Opéra, avait, comme on sait, reçu ce sobriquet amical.

Chansons intimes, par Ant. Lasègue. Paris, Perrotin, 1858, in- 12 de 108 pages.

Le Chapelet d'amours. S. n. 1. d. (vers 1520), petit in-8» gothique. — Vendu, Héber, avec la Complainte du nouveau marié, 7 livres.

Le Chapelet de virginité (par Pèlerin de Vermandois). S. 1. n. d., in-4' de 14 ff. — V. le Manuel du libraire, IV, 1795 — Héber, 1 livre 10 shillings.

Le Chapelet secret du Saint -Sacrement par Catherine-Agnès Arnault). Paris, 1633, in-12. — Écrit qui fut censuré et qui donna lieu à de vifs débats. Voir l'histoire de Port- Royal, par Racine.

Charles II, roi d'Angleterre, en certain lieu, com. très-morale, en 5 actes, très-courts, etc. (par S. Mercier). Venise (Paris), 1789, in 8» de 98 pp. — Soleinne, n" 2145 ; Auvillain, n» 980 ; Méon, n» 4148; B. de Grenoble, n® 17107. — Pièce satirique en prose, ayant rapport à une aventure arrivée, en 1780, au comte

d* Artois, que la. police arrêta dans un lieu de débauche. On trouve cette anecdote dans les Mémoires de Bachaumont.

Les Charmes de la société du chrétien (par madame Aubert). Paris, Jacq. Estienne, 1730, in-12.

La Chasteté du clergé dévoilée, ou Procès -verbaux des séances du clergé che{ les filles de Paris, trouvés à la Bastille. A Rome, impr. de la Propagande, et à Paris, 2 part, in -8", 1790, 1791. — Ouvrage scandaleux et qui parlait d'un grand nombre de personnes alors vivantes. On y trouve les noms, prénoms, qualités et demeures des ecclésiastiques surpris, avant la révolution, par la police, chez les prostituées de Paris. Dominique Darimajou, référendaire à la cour des comptes, mort en 1829, en était un des auteurs. On dit que les pièces originales de ce recueil furent déposées, en 1790, aux archives du district des Cordeliers et soumises à l'examen du public. Rare. Un exempï. s'est vendu 45 fr.; à la vente Villenave; Solar, 54 fr.; Alvarès, en août 1858,9 fr. 50; en septembre 1863, ^^ fr.; Aubry, en *^57t 30 fr-î Aubry, en 1866, 30 fr.; Leber, n^ 4878 ; Claudin,en 1867, 38 fr.; Chédeau, n" 1329, 36fr.

Le Château intérieur de rame, de Sainte Thérèse, traduction nouvelle (par André Félibien des Avaux\ Paris, Léonard, 1671, in-80. ~ Voir le Dict. des anonymes, I, 576.

Le Chauve, ou le Mépris des cheveux, tiré de l'oraison grecque de Synesius, par Jean Dant. Paris, Bellair, 1621, in-8'». —Voir le Manuel du libraire, II, 496. — Martin, 12 fr. — Veinant, 24 fr.

Le Chemin de r amour divin. Description de son palais et des beautés qui y sont renfermées. (Paris, 1746, in- 12). — Cet ouvrage de l'abbé Jos. Grisel a été composé en partie par la duchesse d'Ayen.

Le Chemin du ciel, et le Plus court chemin pour aller à Dieu; deux ouvrages du card. Bona, nouvellement traduits (par l'abbé Nie. Leduc). Paris, 1738, ^ in-12.

Le Chemin du Paradis (Bicheville), 4® et dernière série du Pié^e aux maris; par M"»® Urbain Rattazzî (Marie de Solms). Paris, Cadot et Degorce, 1867, in- 18 Jésus, 297 pp., 3 fr. — On sait que Bicheville est le nom plaisant de la nouvelle station de bains de mer des gens du grand-monde; c'est-à-dire, la petite plage de Deauville, près Trouville (Calvados). On y trouve les villas ou petits châteaux, Boitelle, Shepherd, Donon, Morny, OlifiFe, Demidoff, etc.

Chrestienne instruction touchant la pompe et exces( des hommes déborde^ et femmes dissolues, en la curiosité de leurs parures et attiffemens d'habits qu'ils portent, avec une brieve description d'orgueil et vanité de ce monde plus l'abus invétéré et diabolique invention des dances. S. 1., 1551, in- 16 de 45 ff. — Rare. Yemeniz, 131 fr. 25; Claudin, en 1869, 110 fr. — Au feuillet 43, commence une chanson contre VA bus des danses.

Le Christ est votre vie. — Instructions faites à Notre-Dame, tous les vendredis, par l'abbé Pinard. Versailles, chez Beau, 1870, in-8'^. [Journal de la librairie, 1870, n® 2156).

Chronique burlesque, ou Recueil d'histoires diver-

tissantes et daventures comiques, arrivées de fraîche date dans les pays voisins. Londres (HollJ, P. du Noyer, 1742 (Nyon, n* 10240), 1747, pet. in- 12. — Nodier, 39 fr.; Renouard, 31 fr.; Bignon, 5 fr. 25; Ch. Nodier, 20 fr. 50; Chédeau, n» 973, 31 fr. — Recueil daventures scandaleuses, et qui paraît être l'œuvre d'un écrivain calviniste, heureux de s'égayer aux dépens des prêtres et des moines, mais écrivant mal. En tout, 27 historiettes dont quelques-unes assez plaisantes. — On y trouve entre autres; Les Planteurs de cornes en idée; les Cocus imaginaires ; Histoire du mariage d'un rév. Père Jésuite avec une de ses dévotes ; le Cordelier au gros bras; M. l'abbé Hoche-Prunes et M . l'abbé Trousse -Cottes ; etc.

Chute de la médecine et de la chirurgie, ou le Monde revenu dans son premier âge, traduit du chinois par le bonze Luc Esiab. A Emeluogna, la présente année 000000000, in-S® de 8 pp. — Baillieu, go^catal., 1873, * fr- 5^-

Il s'agit d'une recette pour faire vivre jusqu'à 300 ans, laquelle a été découverte par le célèbre docteur Reich-a- Top, médecin du grand Luc-Ecus. La formule est celle-ci :

EssitùS-ed-Norte, un gros. Etomram-ed-Eriof, deux onces.

NeUic-edrEdrem, quatre onces.

Mêlez le tout dans une pinte de Ellieiv-ed-Tassip, qu'on réduira à une chopine. — Suivent les attestations des docteurs Eriof-Ehcel , Narb-Eluogne, Essev-Emuh, et des médecins Lucne-Elffuos, Norte- Ebog, Tuot Zelava. Le tout contresigné Sarg- Ydram. Trois chansons nouvelles terminent cette facétie, qui occupe huit pages, et dont la clef consiste

à lire les noms hétérogènes comme on lit THébreu et tous les livres qui commencent par la fin.

Cet ouvrage £eiit partie des 1 1 volumes pet. in-8o, tirés à 56 exemplaires, par Caron (Pierre Siméonj de 1798 a 1806.

Le Ciel ouvert à tout Vunivers (par dom Louis, ex-bénédictin du couvent de Saint-Denis). 1782, in-80 de vm- 168 pp.

Le Cochon mitre, dialogue (entre Tabbé Furetière et Scarron, par un bénédictin défroqué, Chavigny, dit La Bretonnière). Paris, chez le Cochon, 1689, ^t 8. d. (Hollande) in- 16 de 16 fF. — Brochure recherchée et se vendant toujours cher: Nodier, 118 fr.; Renouard, 53 fr.; Pixerécourt, 706*. 50; La Bédoyère, 81 fr. — Voir la Bibliographie du C. d'I'**, II, 255 à

Le Cocu consolateur {car on en a besoin), facétie ancienne (composée par P. Sim. Caron), s. 1. (Paris, 1789, 1810), in- 12 de 18 pp. — Nodier, 20 fr.; Chaponay, 306*.; Garcia, 4 sh.; Curmer, 49 fr.

Le Cocu en herbe et en gerbe, com. en 5 actes en vers (par Dumas). Bordeaux, J. Séjourné, s. d. (1686), in-8\ — Nyon, n» 18213. — Avant sa réimpression en 1871, il n'existait guère de pièce de théâtre plus rare. M. de Soleinne n'était jamais parvenu à la rencontrer. La scène est à Bordeaux. Une jeune fille appelée Clidamante a été la maîtresse d'Âlcandre, seulement Âlcandre est un galant qui aime beaucoup les filles, mais ne les épouse guère. On prend le parti, pour éviter tout accident, de marier Clidamante à un jeune avocat de Bordeaux, nommé Sganarelle.

Les parents affirment au mari (qui est déjà cocu en herbe), que sa femme Tadore.

Alors, tout joyeux, celui-ci s'écrie :

C'est tout ce qu'U me faut pour rendre heureux mon sort. Je ne veux qus cela pour tout avant ma mort»

Pourvu qu'Ole réponde à l'excès de mon zèle.

Qu'Ole n'ayms que moi, qu'elle me soit fideUe, Qu'Ole mette ses soins ù me plaire en tout point. Qu'elle, sur mes vieux ans, ne me méprise point. Et, comme tous les jours nous voyons ces coquettes. Qu'elle ne souffle point qu'on luy conte fleurettes. Qu'elle ne sorte pas, que qucind je le voudray. Qu'elle n'ayt point d'habits qui ne soit à mon gré. Qu'elle n'ayt de plaisir que dans ma compagnie. Que pour moi seiUement elle ne s'approprie.

Que ce soit pour mes yeux et non pou/r ceux d^autruy. Qu'eue se mette bien, comme elle est aujourd'huy; Qu'enfin lotU son désir soit celui de me plaire; Ce sera le moyen de bien me satisfaire.

Sganarelle n*a pas fini sa tirade qu'il voit revenir sa femme au bras d'Âlcandre. On lui dit que c'est un ami de Paris, un personnage distingué qui a bien voulu honorer la noce de sa présence, et Sganarelle est fort content, et en même temps, cocu en gerbe.

Colifichets poétiques, par M. Bicomonolofelati (par Fr. Ch. Gaudet;. A la Chine (Paris), chez Ribabinschelviboriniche, imprimeur du roi, 1741, 1746, in- 12 de 111 pages. — Nyon, 15461 ; Leber, 1823; Imprimeurs imag.y p. 168. — En vers et en prose.

Collection des gaillardises de Gros- Jean Dindon, Paris, 1830, 3 vol. in- 18. — Quel est cet ouvrage que nous n'avons jamais vu indiqué qu'à la vente Bolle, en 1849, où il s'est vendu 8 fr. 50Î

Colombine, philosophe soi-disant, com.-vaud. en

1 acte, par Radet. Paris, M«« Masson, an xi (1803), in-So. — Preyre, n® 3335.

Le Combat à mort, ou Mort héroïque de Propret, tragédie comme les autres, ni pour rire, ni pour pleurer (par Grandval fils). Imprimé à la campagne, chez un marchand chapelier, au Creuzet, s. d. (Paris, vers 1730), in-80. — Soleinne, n*» 3480 ; Leber, n» 2493^.

— Cette tragédie, qui est la même que celle du Pot de chambre cassé, augmenté de deux actes, d'un Discours préliminaire, etc., est attribué par le catalogue Pixerécourt à de Mérand, Quinet et Génibien.

La Comédie des proverbes. Paris, Fr.T^rga, 1633, 1634, in-80 de 6 fF. et 164 pp. — Réimprimée en 1644, en 1655, '^5» *7*5' >735» ^^ récemment dans le tome IX de V Ancien Théâtre Français, — Cette pièce, qui dans son temps eut un succès prodigieux, est d'Adrien de Montluc, prince de Chabanois, comte de Cramait, né en 1568, et petit-fils du fameux Biaise de 3/oitf/i/c, maréchal de France. La pièce, qui est une espèce de farce, est gaie, bien écrite, et remplie des proverbes les plus connus, qui y sont très-agréablement placés. On assure qu'elle renferme plus de deux mille proverbes.

Comédie facétieuse et très-plaisante du vqyage de frère Fecisti en Provence vers Nostradamus, pour savoir certaines nouvelles des clefi de Paradis et d'En' fer que le pape avoit perdues (sans distinction d'actes ni de scènes, en vers). Nismes, 159g, in- 16 de 18 fiF.

— Soleinne, n» 3728 — Farce assez spirituelle dont il n'existe, dit-on, qu'un seul exemplaire. Elle a été réimprimée à 25 ex. par M. de Montaran.

A TITftES BIZARKE8 * 45

Le Compère Madré, ou T Homme parvenu malgré tout le monde, par Colinet, auteur d* Adèle de Montmorency, etc., etc. Paris, Depélafol, 1834, 4 vol. in- 12. — « Cherchez, cherchez, — vous ne trouverez nulle part cette incroyable élucubration, un des derniers soupirs du roman Vieux jeu, Lézin Madré est une espèce de Gil Blas à la mode du Mans, qui mêle la chicane et Tamour. L'auteur du Compère Madré n'épargne pas les scènes libres ; il aime à baptiser ses nombreux personnages de noms appropriés à leur profession ou à leur situation. Ainsi, il nous montre Tavocat Ducode et le curé Burette, le matelot Brassolide et le boulanger Painbiblanc, le Pharmacien Fébrile et le voyageur Courlasar ; puis encore Mm* Prêtatout, M«»« Flagorne, M»» Séduit, Mi'« Boudincourt, M"?® Kilefait, et la foule des Patatras, Landurant, Cafardin, Beaugousset, Caduc, Mondoux, etc. plus de cinquante noms à réjouir Champfleury I Mais qu'est-ce que c'était que ce Colinet, si absolument fourvoyé au milieu du romantisme ?» — Note du catalogue Monselet, 3* part., n^ 90.

Le Conservateur de la santé, volume incomparable, renfermant l'art de péter et de chier, suivi de pièces odoriférantes sur diverses matières de bon goût. Moncuq, en Guyenne, à l'enseigne du Gros Prussien, près des Quatre-Vents (imprimé à Lille, vers 1836), gr. in-8\ front. — Lanctin, g" cat., 16 fr.; Chédeau, n» 1048. — Montcuq est une petite ville d'environ 2500 habitants, située dans le départ, du Lot, non loin de Cahors. Madame de Sévigné, qui y passait la belle saison, écrivait à ses amis, en les engageant avenir la voir :« Montcuq n'est qu'un trou, mais

les environs en sont charmants. » On en peut dire autant encore aujourd'hui, car ce canton possède une quinzaine de châteaux et de maisons de plaisance.

Consolation aux maris, ou Discours en faveur des cocus, etc. Cologne, chez Pierre Cocu, 1760; petit in-8'. — Chédeau, 1099'.

La Consolation des cocus, ou Bonnes Raisons aux maris, pour qu'ils soient toujours contents de leurs femmes, etc., par un membre de la plus ancienne et la plus nombreuse confrérie de tous les royaumes, lord W..., fils naturel de. .; etc. Trad. fidèl. de l anglais, et augm. par C** G** (César Gardeton). Paris, Chassaignon, 1833, in-18 de 108 pp., 1 pi.

La Consolation des mal marie{, fort nécessaire à plusieurs personnes qui désirent passer le reste de leur vie avec plaisir et contentement, Paris, petit in-8 », 15 pp. — Pièce rare, réimprimée dans le tome III des Joyeusete^.

La Constitution de l'hôtel du Roule, ou les Centune propositions de la très -célèbre madame Paris. A Condom, Tan des C..., 10007 (vers 1760), pet. in-8<» de 144pp. Très-rare. —Recueil de 101 épigrammes, chacune de dix vers de huit syllabes, et qui ne paraissent avoir été réimprimées nulle part ailleurs, si ce n'est dans un volume plus rare encore, intitulé : UUnigenitusdu duc de R.„ (Richelieu), Tan des C,.. 7756 (1756). Ce dernier volume offre quelques variantes sur le premier, mais peu importantes. A la page 3 de chacun, on trouve en guise de dédicace, un Bref à notre chère fiîle la duchesse d „, très-fidèle sectatrice de la déesse Vénus :

Connoissant ta dévotion, Cesi à toi, comme à la jx'ws difpie.

Que de ma Constitution, J'adresse le recueil insigne.

Povr le répandre promptement.

Fais don d'un seul à chaque amant Que dans tes plaisirs tu préfères, A Vappui de tes actions Bientôt mes propositions Couvriront les deux hémispnéres.

Dans la Constitution, cette petite dédicace est signée : La Paris et contresignée : la Florence; dans VUnigenittiSj elle est signée : le duc de R.,.j et contresignée : La Montigny. — Cet ouvrage libertin éiait une manière de tourner en ridicule les querelles religieuses des jésuites et des jansénistes et la Bulle du pape Clément XI ou Constitution Unigenitus qui censurait ces derniers.

Conte à dormir debout, ou l'Art d'ennuyer ses lecteurs, ouvrage très- curieux et fort à la mode. A Cornu (Paris), chez J'endors le Petit, 1746, in- 12. — Techener, 6 fr.; Nyon, n* 9997.

Contes, anecdotes et chansons, par M. Quiditou, auteur inconnu, et n'est d'aucune académie (par Simonot). Senlis, dans les 200 principaux cafés, 1843, ^""^" ^^ ^ pages. Prix : gratis [Imprimeurs imaginaires).

Contes bruns, par une tête à l'envers (figurée par une jolie eau- forte de Tony Johannot). Paris, 1832, n-80. — Aubry, en 1866, 10 fr.; un bel exemplaire s'est vendu chez Détaille, en 1874, 60 £r. — Ces contes sont dus à l'association : lo de Balzac, qui a fourni pour sa part : Une conversation entre on{e

heures et minuit, qui n*a pas été réimprimée dans la Comédie humaine, et le Grand d'Espagne; — 20 de Philarète Chasles, auteur des Trois sœurs, d'Une bonne fortune, et de ïŒil sans paupières ; — 30 et de Charles Rabou, auteur des Regrets de Tobias Guamerius, de Sara la danseuse, et du Ministère public.

Contes nouveaux, sans préface, sans notes et sans prétention ; par un homme de lettres, auteur de plusieurs ouvrages qui n'ont point eu de succès, et d'une tragédie projetée dont M"»« de G... a parlé fort avantageusement dans son « Journal imaginaire. » (par A.-F.-N. Maquart). Paris, 1814, in-12. — Supercheries littéraires, \l^ ^2. .

Contes franks, en vers (par Emile Négrin). Paris, Desloges (Nice, impr. Canis), 1861, in-16 devin — 150 pp. — Ce livre ftit condamné en janvier 1862, par la police correctionnelle de Nice. Alors l'auteur, pour publier une seconde édition, la fit imprimer à Turin, en 1866, sous le titre de Contes gaulois ; grand in-12 de 3 16 pages, 10 francs. Voici la préface du volume:

Id dedans ce sont choses pour rire.

On les oubUe achevant de les lire.

Tandis qu'après avoir lu tel roman.

On rêve amante, ou bien on rêve amant.

Ores, c'est Vus: à sa fOle une mère Livres permet qui prônent l'adultère; Mais lui défend contes oit sans poison Poële gai chante gai Cupidon.

Si tu quoque raisonnes de la sorte.

Ami lecteur, tu pewc gc^gner la porte.

Par contre, si tu ne dédaignes brin Joyeux propos, voici ton cas. Enfin, Si pour juger tu vaux Joseph Deîorme, Pardonne au fond à cause de la forme.

Suivent 67 contes en vers rangés dans Tordre alphabétique de leur titre (à Texception du premier : Elvire Chapelain, page 7) : A Chevauchon. — L'Air ne fait pas la chanson, — A la main chaude. — Allej à Marseille. — Les Amants de ces pays-là^ etc., etc. — Ces contes sont généralement assez drôles, mais le style en est trop archaïque et quelquefois peu facile à comprendre; voici le plus court de tous :

CB QUI PLAlT AUX FBMMB8 :

Jjhvrd de fleurette et léger de ducats.

Dans le tant doux jardinet de Thérèse Un jouvenceau hriUail de cueittir fraise.

Lors U lui dit : « Çà, que vous donnerai-je t Vous donnei'ai-je une robe t Non pas.

Afin d'admirer vos appas.

Trop je voudrais vous enlever la vôtre

Je vais donc vous donner mon cœur, n —■ •• JTaccepte l'un, masser, mais j'ai bien peur

De ne rien en faire sans l'autre. «

Contes lubriques et gaillards^ par un honnête homme. Londres, 1832, in- 18 de 140 pages. — Vital- Puissant, en 1871, 3 fr. 50.

Contes pour ceux qui peuvent encore rire. Plaisance (Paris), 1789, in- 18 de 196 pp., avec le portrait de Fauteur, vu par derrière ; les 8 dernières pages manquent souvent (J. G., 8 fr. 50; La Bédoyère, 15 fr. ; Baur, en 1874, 12 fr.) — Paris, Le Jay, 1792, in- 18 (Méon, n» 1867 ; Van der Helle, n» 1329 ; Viollet-Leduc.5tt/|p/., p. 98). — L'auteur, vu par derrière, est coiffé d*une de ces perruques alors à la mode; il explique sa précaution de ne pas montrer ses traits en disant :

D'être connu parfois.

L'auteur se mord les doigts.

Ce livre, dont l'auteur est en effet resté inconnu, contient des fables, des bouts-rimés, des épigrammes, des contes ; voici les titres de quelques-uns de ces derniers : Le Retour imprévu — le Mot du matelot — la Bonne consolation — le Pet français — la Plainte mal reçue — l'Amateur d'antiques — le Portemanteau, etc. Mérite littéraire assez mince. Afin de donner une idée de ces récits, nous en transcrirons un des plus courts :

LA BONNB OUVRIERS.

Certaine donzeUe Jeune, avenante et belle.

De sa dame tranquillement Sur le rempart promenait le fanfan.

Passe un beau quidam :

Je donnerais dix louis, dit-U à la fillette, Pour avoir fait avec vous cet enfant.

Monsieur, répondit la soubrette.

Point n'aime la besogne faite.

Ceci, je crois, s'entend.

Contes tres-mogols, enrichis de notes, avis, avertissements curieux et instructifs, à Tusage des deux sexes ; par un vieillard quelquefois jeune. Genève et Paris, Valade, 1769, 1770, in-12. -r- Nyon, n*9999; catal. Rochebrune, n» 2270 ; Prandel et Meyer, 40 kr. — Quatre contes très-libres : L'Appétit vient en mangeant — les Neuf infortunes de Tourse Nouradin — A quelque chose malheur est bon — Zirphé, ou l'Imagination. Il n'y a rien de bien neuf, mais il y a de la gaieté. — Barbier dit que Mérard de Saint- Just s'est faussement attribué cet ouvrage, et qu'il appartient à Marsollier des Vivetières, l'auteur dra-

matique. Or, ce dernier était né en 1750 ; il n'aurait donc eu que 19 ans à la publication de son livre. Cest bien jeune.

Contrat de mariage, suivi du Sermon en proverbes et de l'ordonnance de M, Carême. Au Mans, Leloup, s. d., in- 12. — Vente de Mirard, en mars 1866, n'> 221*, Lanctin, 9® catal., 5 fr. — Citons aussi trois autres facéties du même genre : i** Contrat de mariage entre Jean Beile-Humeur et Catherine Francœur, Paris, Châtaignier, s. d, in- 18. — 2» Contrat de mariage entre Jean Couche-Debout, rempailleur de marmites, avec Jacqueline Doucette, in- 12. — 3" Contrat de mariage entre Gilles Teurticolis et Herpinette Gros- Ventre. Ces petites pièces étaient des canards^ que, dans lancien régime, la., police faisait colporter pour l'éducation du peuple. Le dernier que nous venons de nommer est réimprimé dans le Bibliophile fantaisiste, pages 456 à 462. Il est précédé d'une Ordonnance pour le rétablissement du gras, qui a l'air d'une réponse à l'Ordonnance de M. Caresme. La date de ces pièces serait mars 1736.

Le Coq à Vasne, ou Éloge de Martin Zèbre.

A Asnières, aux dépens de qui il appartient, 100070060, in-8».

Les Cornariennes, poème héroï-comique ; par J.-B. C..., publiée par H. -P. M... Paris, imprimerie Maulde, 1837, in- 16 de 16 pp., plus la couverture.

Comaro, tyran pas doux, parodie en 4 a. et en v., d'Angelo, tyran de Padoue (de V. Hugo) ; par Dupeuty et Duvert ^ Vaudeville). Paris, 1835, in-8*'.

Le Comement des cornars. pour recréer les esperi^ encomiflstibule^. S. 1. n. d. (Paris, 1831), pet. in-8' goth. de 4 fF. avec jol. vign. et bordures sur bois ; pièce lithographiée, tirée à 30 ex. numérotés, dont 5 sur vélin et 25 sur chine. Tripier, 25 fr. ; Desq. 14 fr. 50; [Cigongne, n" 651. — Cest une réimpression (faite par M de Jouy ou, selon d'autres, par M. Fr. Michel), avec quelques différences, dune pièce de vers intitulée : Terrible pensée^ pièce qui parut vers 1 530, à la suite de la Forest de tristesse, poème, par Jehan de Meun.

Les Cornes, poème en vers (par Julien de Guersens, poète français du xvi« siècle). — Le Chasseur bibliographe, septembre 1863, p. 26.

Les Couches sacrées de la Vierge, poème héroïque de Sannazar, mis en prose françoise par Guill. Colletet, revu de nouveau et corrigé par le R. P. L. J. (Labbe, jésuite). Paris, 1645, îri-4** ou petit in-80. — Une première édition de cette traduction avait paru en 1634, in- 12.

Le Coucou, dissertation apologétique, ou Mémoire sur le coucou, (par Lottinger). Nancy. 1775, 1795, in 8. — France littér., — Cas tel, dans son poème des Plantes, emploie une périphrase assez étrange, pour désigner ce volatile dont le nom est de sinistre augure : « L'oiseau haï de Thymen qu'il outrage ». — A -G. Lottinger était médecin à Sarrebourg.

Les Coudées franches (par l'abbé L. Bordelon). Paris, 1712, in- 12 (Techener, 9 fr.) — augmentées d'une mandragore pour garantir de^ la pauvreté, Paris, 1713, et 1723, 2 parties in-12, (Nyon, n" 9314).

Le Coup de fouet, ou Revue de tous les théâtres de Paris, etc.; par un observateur impartial. Paris, an X (1802), in-18, fig. 3« édition en 1803, in-18. — — Ce petit volume piquant et satirique était, dit- on, dirigé principalement contre les actrices des Variétés. On prétendit alors que Tune d'elles, jeune et jolie, nommé Rosine, ayant entraîné l'auteur un soir, il se trouva tout-à-coup attaqué par huit à dix femmes armées de fouets, et auxquelles il n'échappa qu'en prenant l'engagement de faire disparaître tous les exemplaires restants de sa brochure. Malheureusement, la même historiette est déjà racontée dans les Anecdotes dramatiques, publiées en 1775, comme ayant eu lieu en 1741, à l'occasion de la Chercheuse desprit de Favart. Quoiqu'il en soit, il a été fait au Coup de fouet une réponse intitulée : Antidote, ou Remède au coup de fouet; an xi, in-18. Voir le Figaro du 9 octobre 1851. — Le catal. Soleinne, tom. V, no 541 et la France littéraire II, 673, attribuent ce volume à Th. -M. Dumersan ; tandis que les Supercheries littéraires, II, 1281, et la Fr^wce litt., tome Xll, p. 90, le donnent à Jean- Pierre- Abel Rémusat.

L^ Coupecul de la Mélancolie, ou Vénus en belle humeur. Parme (Hollande); Jacq. le Gaillard, 1698, in- 1 2. Voir : Le Moyen de parvenir.

Couplets, oit fauteur pour vous plaire a fait ce qu'il a pu, û, «, «... S. 1. 1756, in- 80. — Leber, n«4772. — Poésies politiques et galantes.

La Cour du roi Jésus, charges et emplois à tirer ausort; par' la révérende mère X... ; publiée par l'au-

teur du Catéchisme du noviciat religieux (Mgr J.-B. Martin). Avignon, 1864, in-S" de 98 pages.

La Courtisane romaine, par J. D. B. A. (Joachim Du Bellay, Angevin), et la Pornographie terentiane, et la complainte de la belle Heaumière, en élégantes entremises de jeune beauté et de vieille laideur, jadis comp. par Villon et de nouv.. revue et interprétée en vers. Lyon, 1558, pet. in-8'. — Nyon, n» 15242. — La Courtisane fait partie des Jeux rustiques du même auteur et se trouve dans ses œuvres. Elle est réimpr. dans la Celestineen françois. Paris, 1578.

Court isaniana, ou la Malice des femmes^ recueil de contes publié par Jean Cornard, de la Société des cocus, et dédié à tous ses confrères. A Comouailles, che:( Boissec. Paris, 1817, in-32, avec i gravure col. curieuse. — Voir aussi ^ous le titre Courtisaniana un article contenu dans le n^ du 2 octobre 1814 de la Galette de France, et reproduit dans le tonie i®' du Franc-parleur,

Le Couvent aboly des frères pacifiques^ nouvelle galante. Cologne (HoU.}, Pierre Le Blanc, 1685, in- 12. — Très-rare. — Impr, imag., p. 93. -— Ce volume est cité dans la Bibliothèque des romans de Lenglet- Dufresnoy.

Crac! pchcht ! baounhdH! ou le Manteau d'un sous-lieutenant. Réalités hyperdrolatiques et posthumes écrites par Pongo, sapajou et houhOu, sous la dictée de Aug. Jeancourt. Paris, Renduel, 1832, 2 vol. in-8*. — Baillieu, en 1876, 4 fr. — On prétend que M. Ajasson de Grandsagne ne fit que retoucher ce roman, composé par M. Pirolle, fils du cultiva-

teur, rédacteur de VAlmanach du bon jardinier, Aug. Jeancourt est un pseudonyme.

Cricrîana, ou Recueil des halles, suite de Brunetiana, de VAngotiana, Gueres de lYois, etc.y avec les Facéties du sieur T ur lupin ; par Anagramme d'Auneur (Armand Ragueneau). — Paris, 1803, m-18.

La Critique des coqueluchons, Cologne, 1768, in- 12. — Guettard, en 1786, 5 fr. — Ouvrage cité dans le Dict. des livres rares de Cailleau.

Le Croquis du croqueur, pot-pourri national. A Croquemarmot, chez Croquant, ^790» in-8\

La Culotte, chanson erotique sur différents sujets, par Bélier, sergent de la garde nationale de Versailles (par Dussault). Paris, 1790, et s. d., in-8", 32 pp., ûg. -Yo\rQuér2ird, Supercheries littéraires. ClsLudiiiy en 1861, 5 fr ; Techener, 4 fr.; La Jarrie, n* 2206.

Les Culottes de Saint Griffon, conte en vers, trad. de labbé J.-B. Casti, par Villetard. Paris, 1803, in-8s peu commun.

Les Culs des Jacobines mis à découvert, in-8«> de 8 pp. — Brochure contre -révolutionnaire racontant une fessée générale donnée par les aristocrates aux femmes jacobines {AnthoL scatol., p. 54).

Cupidon dans le bain, ou Aventures amoureuses de personnes de qualité^ par M"»* D***. La Haye, M. Vytwerf, 1698, pet. in- 12, 322 pp.; frontispice gravé représentant une dame en chemise, les pieds dans Teau ; Tamour fait signe à un gentilhomme

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