‹ Analogie Des Bulbilles Pédicellés De Certains Allium Avec Les Ovules RéfléchisChapitre 5 sur 5 · Tréeul présente les observations suivantes · texte numérisé non relu

Tréeul présente les observations suivantes

Le fait principal sur lequel on se fonde pour soutenir qu’il n’y a aucune analogie entre l’ovule et le bourgeon, consiste dans leur évolution. Dans le bourgeon, dit-on, les parties naissent de bas en haut, tandis que dans l’ovule elles apparaissent de haut en bas.

Cet argument ne parait pas d’une grande importance, parce qu’il y a, ainsi que je l’ai déjà dit plusieurs fois devant la Société, des rameaux (ceux de certaines inflorescences par exemple) qui se développent du haut en bas de l’axe primaire ; parce qu’il y a, comme l’a décrit et figuré M. Payer, des ovules qui, sur leurs placentas, se montrent du sommet à la base de ceux-ci ; parce qu’il est des feuilles dont les lobes ou les folioles apparaissent égale-

SÉANCE nu 11 MAI 1855.

ment de haut eu bas, tandis que la naissance des rameaux, des ovules, des

bes ou des folioles des feuilles, s’effectue très souvent de bas en haut; et cependant, les uns et les autres n’en sont pas moins des rameaux, des ovules et des feuilles de meme nature.

Je crois doue que la théorie qui admet de l’analogie entre l’ovule et le bourgeon peut être soutenue. Cette théorie , appuyée aujourd’hui par M Germain, a été professée par M. Auguste de Saint-Hilaire dans ses Leçons de Botanique (1).

M. Decaisne croit devoir réduire la question à ceci : Quel est l’organe qui naît le premier dans un ovule? — Pour la généralité des observateurs, c’est évidemment le nucelle. Les téguments paraissent plus tard. Dans un grand nombre de familles, l’ovule est d’ailleurs réduit au nucelle.

M. Germain de Saint-Pierre répète que, pour lui, l’organe qui naît le premier dans un ovule est le tégument externe. S’il n’y a qu’un seul tégument, celui-ci joue le rôle de nucelle. Contrairement à ce qui est admis aujourd’hui, il n’a vu dans aucun cas un organe central se revêtir, après son apparition, de téguments nés après lui. L’ovule se développe donc, du moins dans les cas qu’il a observés, comme les bourgeons normaux. Or il a étudié l’ovule dans les plantes mêmes chez lesquelles il a été le plus souvent examiné par la plupart des physiologistes. M. Germain ajoute que le nucelle peut dans certains cas être primitivement ouvert.

M. Decaisne demande à M. Germain de Saint-Pierre dans quelles plantes il a vu le nucelle ouvert.

M. Germain de Saint-Pierre répond que dans l'état normal les bords du jeune nucelle étant en contact, comme ceux de. la feuille charnue interne des bulbilles, on n’v distingue point d’ouverture. C’est chez des ovules ayant subi la deformation foliacée, dans plusieurs genres de Crucifères, entre autres chez des Brassica et des Erucastrum , qu’il a vu des nucelles ouverts.

M. Chatin allirme à son tour que c’est le nucelle qui se développe le premier dans l’ovule. — 11 montre en outre à la Société des dessins de l’organogénie du Vallisncria.

(I) M. Auguste de Sainl-1 lilaire dil dans l’ouvrage cité, p. 5^3, que l’ovule est une branche en miniature, composée de son axe et d’organes appendiculaires, etc.

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