‹ Analyse chimique et bactériologique des eaux potables et minérales; épuration des eaux; législationChapitre 114 sur 118 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Les médications usuelles sont en général mal connues, du moins en ce qui concerne leurs applications. C’est un peu au hasard que le praticien qui débute prescrit par exemple des vésicatoires ou des pointes de feu, et il hésite encore plus s’il s’agit de faire poser des sangsues. Gela tient à ce que l’enseignement qui lui a été donné n’a jamais porté sur ce genre de matières, que ses maîtres ont jugé d’ordre trop inférieur pour en faire l’objet de leurs leçons. Souvent, sur ce point spécial, il est obligé de se laisser guider par son malade, et c’est ce dernier qui décide de l’opportunité d’un sinapisme ou d’une mouche de Milan. Or il y a pour lui un intérêt majeur à combler cette lacune de son éducation médicale et à bien connaître des méthodes thérapeutiques dont il devra se servir tous les jours. C’est dans ce but que je publie ces leçons, et aussi, je dois l’avouer, avec le secret espoir qu’elles contribueront un peu à remettre en honneur certaines médications des plus utiles que la transformation des idées médicales fit un instant passer de mode.

Lille, 8 avril 1903.

G, Lemoine.

VIGOT FRÈRES, Éditeurs, 23, place de l’École-de-Médecine, PARIS

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