DUO
Chlorur., bicarbonat., arsenical®®.
1 Q/lA
Chlorurées, sulfatées.
Carbonatée, sulfurée, calcique.
Bicarbonatées mixtes.
Sulfatée, cale., magnés"®, sulfur®®.
Ferrugineuse.
Sulfatée calcique.
Sulfurées sodiques.
Sulfur., carb., brom., iodur., sod.
Bicarbonatées mixtes.
jour; de la Harpe = l.?00 m. c. ; De Launay = 1.000 m. c.
DÉPARTEMENT
COMMUNE
DÉSIGNATION
Puy-de-Dôme
Châteauneuf
Bain Auguste )
La Chapelle f5) ^
Petit Hocher (4) |
Marie-Louise (5) 1
Rotonde (41 |
Pyramide (4)
Saint-Cyr (5) • ?
Pavillon (4)
Pré (4)
Chevarrier (4) \
Chamhon-Lagarenne (5) . . 1
Alorny -Châteauneuf (4).. . . |
Châteldon
Puits rond (6) J
Source Andral (7) |
Source Eugénie (5) â
Châtel-Guyon
Source Deval (2)
Source Gargouilloux j
Source Vernière
Source Sardon. .
Cantal
Ghaudesaigues
Source du Par (8)
Drôme
Condillac
Source Anastasie (7)
Vosg’es
Contrexéville
Source Pavillon (91
Source du Quai (10)
Allier
Gusset
Puits Sainte-Marie (6)
— Elisabeth (6)
Source Mesdames (2)
Landes
Dax
Source du Bastion
Basses-Pyrénées
Eaux-Bonnes
Source Vieille
Source d’Orteich
Source Froide
Hautes-Pyrénées
Eaux-Ghaudes
Le Clôt ;
L’Esquirette
Le Rey
Baudot
Larressec.
Min vielle ;
Seine-et-Oise
Enghien-les-Bains
Source Cotte (11)
Deyeux (11) ;
Peiigot (11)
Bouland (11)
Pêcherie (11)
Enghien
Source du Lac (12) .■
Source des Roses (12) . . .
Source du Nord (12)
TEMPÉRATÜRE
DÉBIT
en
mètres cubes par
24 heures
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Bicarbonatées mixtes.
Magnésien"^®, bicarbonat.. chlor.
Thermales simples.
Bicarbonatée calcique.
Sulfatée, bicarbonatée, calcique.
il 5
Bicarbonatées sodiques.
Thermales simples.
Sulfurées sodiques.
Sulfurées sodiques.
Sulfurées calciques.
DÉPARTEMENT
Creuse
Haute-Savoie
Seine-Inférieure Basses-Alpes . .
Hérault
Isère
Haute-Saône
Savoie
Vosges
Lot....
COMMUNE
Evaux .
Évian-les- Bains
Forges-les-Eaux. .
Gréoux
Lamalou-le-Bas . . .
Lamalou-le-Centre .
Lamalou-le-Haut . .
La Motte
Luxeuil-les-Bains .
— (Grand bain) .
— (Bain gradué).
Mariiez
Martigny-les-Lamarche ou les Bains Miers
Grand bassin carré (10)...
Rochers (10)
Puits César (10)
Jeunes filles (10).
Sainte-Marie (10)
Bains de vapeur (10).
Source froide (;l)
Source Cachat (2) . . .
Source Bonnevie
Source Guillot .
Source Montmasson
Source Cachat nouvelle.. .
Source des Cordeliers
Source de Clermont
Source de la Croix (3) . . . .
Royale, Reyn^% Card*’ (10).
Source gravier (2)..
, Réservoir des Bains
■ S‘'« chaude de la Galerie. .
' Source Stoline
(Source Gapus.
jSource Bourges
(Source Marie
(Sources des Bains
j Petit Vichy
'Source de la Mine
I Source du Puits
1 Source de la Dame
(Source du Réservoir
(Source des Etuves
Bain des Darnes
Source gélatineuse
Source des Bénédictins...
(Source chaude entière... .
Source froide centrale
Source des Capucines ....
Source des Cuvettes.. . . . .
Source d’Hygie
Source Esculape (1)
Source Bonjean
Source Adélaïde
Source nM
Source n" 2
Source (10)
EAUX MiNÉRALÈâ 231
TEMPÉRATDRE
DÉBIT
en
heures cubes par
24 mètres
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Thermales simples.
Eau de table.
Ferrugineuse ?
Chlorurée, sulfurée.
Bicarbonatées mixtes.
Chlorurées sodiques.
Thermales simples.
Sulfurée, sodique, iodurée.
Sulfatée calcique.
r lOU
Sulfat., sodique, cale., magnés"*.
DEPARTEMENT
COMMUNE
Pyrénées-Orientales . .
Molitg
Puy-de-Dôme
Mont-Dore
Vaucluse
Montmirail
Loire
Montrond
Allier
Néris
Pyrénées-Orientales. .
Olette (Graus d')
Seine
Passy
Oise
Pierrefonds
Vosges
Plombières
Nièvre
Pougues
Pyrénées-Orientales. .
La Preste
Loire
Renaison
Puy-de-Dôme
Renlaigue
Aude
Rennes-les-Bains
DÉSIGNATION
Source Loupia n" 1 .
Source Barrère'
Source Mamet
Source Madeleine . .
César
Boyer
Pavillon, Saint-Jean
Ramond
Source Sainte-Marguerite.
Eau verte . .
Eau sulfurée Source du Geyser, Puits artésien à 475 m. (13).. .
Puits Griffons (2)
Source cascade
Source Saint-André ,
Source Eaux-Bonnes ....
Buvette n" 4
Source Gérola i
Buvette n" 23 i
Source ancienne 2 (7) Source nouvelle 2 (7). . . .- Source sulfureuse (7). . . .
Source Vauquelin (2) *
Bain romain n° 5
Crucifix '
Bain des Dames
Capucins
Savonneuses n" 5 :
Saint-Léger (10) .^
Source Bert (10) J
G‘*® source d’Apollon (2)..,--
Source (7) '
Source
Source de la Reine (2). . .,t Bain doux Bain fort Source Pontet Source Marie Source de la Salz Madeleine n® 1 Madeleine n° 2
{a) Sans compter CQ2 libre.
lEMPÉRATÜRE
DÉBIT
en
mètres cubes par
24 heures
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Sulfurées sodiques.
Arsenicales, thermales simples.
Arsenicales thermales simples.
Garho-gazeuse.
Sulfatée, magnésien"”, et sodique.
Sulfatée, sulfurée, calcique.
Bicarbonatée, sodiq., ferrugin®”.
Thermales.
rA
Sulfurées sodiques.
ù . zUU
Sulfatée, calcique, ferrugineuse.
Sulfurées calciques.
Thermales simples.
lfi660
Bicarbonatées, calciques, mixtes.
Sulfurée sodique.
Bicarbonatée mixte.
Ferrugineuse.
Thermales simples.
Chlorurée sodique.
Ferrugineuses acides.
Département
' Aude
Puy-de-Dôme
Loire
Nord
Basses-Pyrénées
Loire
Haute-Savoie . . .
Nièvre
Puy-de-Dôme . . .
Allier
Hautes-Pyrénées
COMMUNE
Rennes-les-Bains .
Royat
Sail-les-Bains .
Sail-sous-Couzan .
Saint- Alban .
Saint- Amand.
Saint-Christau .
Saint-Galmier.
Saint-Gervais .
Saint-Honoré
Saint-Nectaire
Saint-Pardoux Saint-Sauveur .
Source du Cercle
Source d’Oule
Source des Demoiselles. . .
source comm*® Eugénie.
Source Saint-Mart
Source Saint-Victor
Source César
Source Marie Louise (5).. .
Source Fonteix (5)
Source des Romains (10)..
Source Duhamel (10)
Source d’Urfé (10)
Source Persigny (10) .....
Source sulfureuse (10)
Source Bellety (10)
Source Brault n° 2 (3 Source Brault m 3 (3' Source Frontfort (7). . . . . .
Source Rimaud (4)
Puits Antonin (4)
Puits Julia (4)
Puits César (4)
Fontaine Bouillon (14) ...
F‘‘® de l’évêque d’Arras (14).
Source Arceaux (2)
Source Bazin
Source froide
Source des Pêcheurs
Source Badoit
Source Rémy (15)
Source de Mey (2)
Source Goutard (2)
Source du Torrent (2)
Source des Romains
Source Acacia
Source de la Crevasse
Mont Cornadore
Rocher
Parc
Saint-Cézaire
Gros Bouillon
Source
Source des Dames
Source de Hountalade . . . .
s sources. 13 s.
EMPÉRATDRI
DÉBIT
en
mètres cubes par
24 heures
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Ferrugineuses acides.
Bicarbon. chlorur., sod., etlithin.
Thermales simples.
Ferrugineuse.
Bicarbonatées mixtes.
Sulfatées calciques.
Ordinaires.
Sulfureuse.
Bicarbonatées mixtes.
Sulfurées, chlorurées.
Sulfurée calcique.
Chlorurées, bicarbonat. sodiques.
Bicarbonat., mixte, carbo-gazeu®®.
Sulfurée sodique.
DÉPARTEMENT
COMMUNE
DÉSIGNATION
Basses-Pyrénées
Salies-de-Béarn
Source de Bayaa
Source d’Oraas
Jura
Salins
Puits à Mure (i2) .....
Savoie
Salins-Moutiers
Grande et petite source (2).
Fontaine salée (13)
Côte-d’Or
Santenay
Source lithium (13)
Marne
Sermaize
Source des Sarrazins (7) . .
Source du Lac fl6) ..... .
Hautes-Pyrénées
Siradan
Source Sarrieu (16)
Source du Chemin (16) . . .
Source des Moines (13)
Source des Petit®* eaux (13).
Sourc®* Pet®* Baignoir®* (13).
Source La Versoye (15). . .
Source
Aveyron
Sylvanès
Haute-Savoie
Thonon-les-Bains
Isère
Uriage
Ariège
Ussat
Puits grand établissement.
Etablissem. Saint-Vincent.
Ardèche
Vais
Marquise (17)
Chloé (18)
Les Vivaraises n® 1 (19). . .
— n®5Ci9);..
Les Délicieuses n® 1 (20) . . .
Pradel Henri (13)
Pradel Saint-Charles (13) .
Nouvelle source (10). .....
Source française (10)
Source Sophie (10)
Source Augustine (10) ... .
Source Emilie-Célest"® (10).
Source Vladeleine (7)
Source Constantine (7) ...
Source Saint-Jean (7)
Source des Convalesc. (7).
Source Reine (7
Pyrénées-Orientales. .
Le Vernet
Source Ursule (2)
Source Providence (2) . . . .
Grande Grille
'Allier
Vichy
Puits Chomel
TEMPÉRATURE
DÉBIT
en
mètres cubes par
*■24 heures
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Chlorurée soclique.
ll^O
Chlorurée carbo-gazeuse.
Chlorurée, sodique, lithinée.
Sulfatée, calcique, magnésienne.
Sulfatées calciques.
Ferrugineuses.
li 0
Eau de table.
Sulfurée chlorurée.
Thermales simples.
Bicarbonatées sodiques.
Sulfurées sodiques.
Bicarbonatées sodiques.
DÉPARTEMENT
COMMUNE
DÉSIGNATION
Allier
Vichy
Source Lucas
Source de l’Hôpital
Grotte ... ]
Anciens . > Gélestins
Néo . .. '
Nouveaux Gélestins 96 (3).
Source du Parc
Source Hauterive
Source Lardy . . .
Vesse
Saint- Yorre
Puits (6)
Source Principale
Puy-de-Dôme
Saint-Maurice
Source Ste-Marguerite (5).
Cantal
Vic-sur-Cère
Source (21’)
Vosges
Vittel
Grande Source (2)
Source des Demoiselles.. .
Source Marie
Source Salée
TEMPÉRATURE
DÉBIT
en
mètres cubes par
24 heures
RÉSIDU
sec
TOTALITÉ
des
éléments
dissous
CLASSIFICATION
Bicarbonatées sodiques.
Bicarbonat. sodique et ferrugin®®®.
Bicarbonat., chlorurées sodiques.
Bicarbonatées ferrugineuses.
Sulfatée calcique et magnésienne.
{Bull, des SC. ph,, avril 1900.)
Propriétés thérapeutiques et mode d’action, — La
médication hydrominérale occupe une place très importante dans le traitement d’un grand nombre d’affections en facilitant, par toutes les voies, l’élimination des déchets organiques; mais, avant de les employer, il est bon de , se livrer à un examen raisonné de leurs indications et contre-indications, et de suivre fidèlement les conseils des médecins spécialistes ; car l’emploi des eaux minérales est, comme on l’a dit souvent, une arme à double tranchant.
Beaucoup de personnes ne voient dans une station d’eau minérale qu’un prétexte à déplacement agréable dans lequel un air plus pur et plus fréquemment renouvelé, un changement de milieu et des distractions variées, constituent la base et la meilleure partie du traitement.
Sans méconnaître l’importance de ces moyens auxiliaires qui ne sont pas également à la portée de tous les buveurs d’eau, on doit admettre que les eaux minérales agissent non seulement par les nombreux composants que l’analyse chimique y révèle; mais encore par dynanisme provenant de leur thermalité et des ondes électriques qui s’en dégagent et influent sur le réseau nerveux qui aboutit à la peau ou à la muqueuse de l’estomac i et peut être aussi par d’autres forces indépendantes de • ^
la matière, et non encore cataloguées par la sience officielle. V
Il y a une trentaine d’années, les données fournies par l’analyse chimique sur la composition des eaux miné- ^ raies, paraissaient avoir définitivement fixé leur véritable 5 constitution ; et à cette époque, la confiance dans les résul- , ^
tats analytiques était tellement grande, qu’on se mit à ]
fabriquer des eaux minérales artificielles qui, disait-on, j
surpassaient la nature, puisqu’on pouvait à volonté y augmenter les doses des principes les plus actifs signalés par l’analyse.
Ce triomphe de la cliimie minérale et des doses massives ne fut pas de longue durée; car en poussant plus loin l’analyse et en opérant sur une plus grande quantité de résidu salin, on isola dans presque toutes les eaux minérales actives des traces infinitésimales de toutes les substances métalliques connues ; ce qui fait dire quelquefois qu’on trouve tout ce qu’on veut dans une eau minérale. Ces constatations permirent surtout d’expliquer jusqu’à un certain point l’action utile et bien établie par une longue pratique médicale d’eaux faiblement minéralisées.
Plus récemment, pour interprétrer leur mode d’action, on a introduit d’autres données nouvelles, telles que : application de la théorie des sels dissociés, point de congélation, conductibilité électriqiie, pression osmotique et rapidité de l’osmose, réfraction lumineuse, etc., mais tous ces moyens d’investigation ne paraissent pas encore suffisants ; et les recherches chimiques et organiques doivent être orientées pour permettre d’expliquer leur action d’après les idées pathogéniques modernes.
On peut constater que leur principe actif va en s’atténuant dans les eaux minérales transportées ; c’est-à-dire soustraites à leur milieu d’origine et qu’il n’existe plus dans les eaux artificielles préparées avec les sels retirés de ces eaux et (|u’on appelle quelquefois eaux mortes à cause de cela : aussi la stérilisation n’est pas une pratique à recommander pour les eaux minérales qui constituent des solutions complexes de corps chimiques multiples et instables toujours à l’étatnaissant. Elles agissent évidemment par leurs matières salines en apportant à
Torganisme les éléments minéraux qui lui manquent ; mais il est propable que ces principes minéraux servent en outre de support pour développer et entretenir Tactivité spéciale propre à chacune d’elles.
Dans un programme méthodique d’étude de leur action, aucun facteur capable d’entrer en jeu ne peut être négligé ni examiné avec des idées préconçues. Ainsi le sulfate de chaux qui figure pour une notable proportion dans la minéralisation des eaux de Contrexéville, Vittel, Martigny et Pioule, ne doit pas seulement être envisagé comme une substance à propriétés lourdes et indigestes, mais plutôt comme un produit capable, par réduction, de dégager lentement dans l’organisme des traces de sulfures essentiellement antiseptiques et modificateurs des infections d’origine microbienne.
A propos de ces eaux, on a souvent écrit qu’elles agissaient mécaniquement par simple lixiviation des organes d’excrétion ; mais cette affirmation est bien insuffisante pour expliquer leur effet diurétique rapide, l’asepsie et la clarification des urines et l’activité nouvelle qu’elles impriment à la nutrition en assurant un meilleur fonctionnement des divers systèmes cellulaires et ferments organiques ; et dont les effets se traduisent bientôt par des rapports urologiques normaux.
La véritable constitution et le mode d’action des eaux minérales sont trop complexes pour pouvoir être rapidement déterminés : l’outillage scientifique manque dans la plupart des stations ; et l’enseignement officiel de l’hydrologie n’a pas eu encore le temps de faire preuve de vitalité.
L’œuvre hydrologique de M. Garrigou, chargé du cours d’hydrologie à la Faculté de Médecine etdePhar-
macie de Toulouse, mérite cependant d’attirer l’attention et nous engageons vivement à lire le Rapport présenté par ce distingué chimiste au Congrès international d’hydrologie de Grenoble (1902), intitulé : de Vimpor'tance de V analyse chimique des eaux minérales^ complète au point de vue des matières minérales et organiques^ pour éclairer la médecine thermale, {Gazette des eaux,^ 29 janvier 1903.)
Spécialisation des eaux minérales. — La spécialisation des eaux minérales est très difficile et encore incertaine pour beaucoup de cas, malgré d’excellentes observations faites pour y arriver.
Comme cette question intéresse un peu tout le monde, nous allons la résumer en l’empruntant aux Archives générales dhydrologie,, de climatologie et d'hydrothérapie.