‹ Analyse chimique et bactériologique des eaux potables et minérales; épuration des eaux; législationChapitre 52 sur 118 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Chlorur., bicarbonat., arsenical®®.

1 Q/lA

Chlorurées, sulfatées.

Carbonatée, sulfurée, calcique.

Bicarbonatées mixtes.

Sulfatée, cale., magnés"®, sulfur®®.

Ferrugineuse.

Sulfatée calcique.

Sulfurées sodiques.

Sulfur., carb., brom., iodur., sod.

Bicarbonatées mixtes.

jour; de la Harpe = l.?00 m. c. ; De Launay = 1.000 m. c.

DÉPARTEMENT

COMMUNE

DÉSIGNATION

Puy-de-Dôme

Châteauneuf

Bain Auguste )

La Chapelle f5) ^

Petit Hocher (4) |

Marie-Louise (5) 1

Rotonde (41 |

Pyramide (4)

Saint-Cyr (5) • ?

Pavillon (4)

Pré (4)

Chevarrier (4) \

Chamhon-Lagarenne (5) . . 1

Alorny -Châteauneuf (4).. . . |

Châteldon

Puits rond (6) J

Source Andral (7) |

Source Eugénie (5) â

Châtel-Guyon

Source Deval (2)

Source Gargouilloux j

Source Vernière

Source Sardon. .

Cantal

Ghaudesaigues

Source du Par (8)

Drôme

Condillac

Source Anastasie (7)

Vosg’es

Contrexéville

Source Pavillon (91

Source du Quai (10)

Allier

Gusset

Puits Sainte-Marie (6)

— Elisabeth (6)

Source Mesdames (2)

Landes

Dax

Source du Bastion

Basses-Pyrénées

Eaux-Bonnes

Source Vieille

Source d’Orteich

Source Froide

Hautes-Pyrénées

Eaux-Ghaudes

Le Clôt ;

L’Esquirette

Le Rey

Baudot

Larressec.

Min vielle ;

Seine-et-Oise

Enghien-les-Bains

Source Cotte (11)

Deyeux (11) ;

Peiigot (11)

Bouland (11)

Pêcherie (11)

Enghien

Source du Lac (12) .■

Source des Roses (12) . . .

Source du Nord (12)

TEMPÉRATÜRE

DÉBIT

en

mètres cubes par

24 heures

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Bicarbonatées mixtes.

Magnésien"^®, bicarbonat.. chlor.

Thermales simples.

Bicarbonatée calcique.

Sulfatée, bicarbonatée, calcique.

il 5

Bicarbonatées sodiques.

Thermales simples.

Sulfurées sodiques.

Sulfurées sodiques.

Sulfurées calciques.

DÉPARTEMENT

Creuse

Haute-Savoie

Seine-Inférieure Basses-Alpes . .

Hérault

Isère

Haute-Saône

Savoie

Vosges

Lot....

COMMUNE

Evaux .

Évian-les- Bains

Forges-les-Eaux. .

Gréoux

Lamalou-le-Bas . . .

Lamalou-le-Centre .

Lamalou-le-Haut . .

La Motte

Luxeuil-les-Bains .

— (Grand bain) .

— (Bain gradué).

Mariiez

Martigny-les-Lamarche ou les Bains Miers

Grand bassin carré (10)...

Rochers (10)

Puits César (10)

Jeunes filles (10).

Sainte-Marie (10)

Bains de vapeur (10).

Source froide (;l)

Source Cachat (2) . . .

Source Bonnevie

Source Guillot .

Source Montmasson

Source Cachat nouvelle.. .

Source des Cordeliers

Source de Clermont

Source de la Croix (3) . . . .

Royale, Reyn^% Card*’ (10).

Source gravier (2)..

, Réservoir des Bains

■ S‘'« chaude de la Galerie. .

' Source Stoline

(Source Gapus.

jSource Bourges

(Source Marie

(Sources des Bains

j Petit Vichy

'Source de la Mine

I Source du Puits

1 Source de la Dame

(Source du Réservoir

(Source des Etuves

Bain des Darnes

Source gélatineuse

Source des Bénédictins...

(Source chaude entière... .

Source froide centrale

Source des Capucines ....

Source des Cuvettes.. . . . .

Source d’Hygie

Source Esculape (1)

Source Bonjean

Source Adélaïde

Source nM

Source n" 2

Source (10)

EAUX MiNÉRALÈâ 231

TEMPÉRATDRE

DÉBIT

en

heures cubes par

24 mètres

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Thermales simples.

Eau de table.

Ferrugineuse ?

Chlorurée, sulfurée.

Bicarbonatées mixtes.

Chlorurées sodiques.

Thermales simples.

Sulfurée, sodique, iodurée.

Sulfatée calcique.

r lOU

Sulfat., sodique, cale., magnés"*.

DEPARTEMENT

COMMUNE

Pyrénées-Orientales . .

Molitg

Puy-de-Dôme

Mont-Dore

Vaucluse

Montmirail

Loire

Montrond

Allier

Néris

Pyrénées-Orientales. .

Olette (Graus d')

Seine

Passy

Oise

Pierrefonds

Vosges

Plombières

Nièvre

Pougues

Pyrénées-Orientales. .

La Preste

Loire

Renaison

Puy-de-Dôme

Renlaigue

Aude

Rennes-les-Bains

DÉSIGNATION

Source Loupia n" 1 .

Source Barrère'

Source Mamet

Source Madeleine . .

César

Boyer

Pavillon, Saint-Jean

Ramond

Source Sainte-Marguerite.

Eau verte . .

Eau sulfurée Source du Geyser, Puits artésien à 475 m. (13).. .

Puits Griffons (2)

Source cascade

Source Saint-André ,

Source Eaux-Bonnes ....

Buvette n" 4

Source Gérola i

Buvette n" 23 i

Source ancienne 2 (7) Source nouvelle 2 (7). . . .- Source sulfureuse (7). . . .

Source Vauquelin (2) *

Bain romain n° 5

Crucifix '

Bain des Dames

Capucins

Savonneuses n" 5 :

Saint-Léger (10) .^

Source Bert (10) J

G‘*® source d’Apollon (2)..,--

Source (7) '

Source

Source de la Reine (2). . .,t Bain doux Bain fort Source Pontet Source Marie Source de la Salz Madeleine n® 1 Madeleine n° 2

{a) Sans compter CQ2 libre.

lEMPÉRATÜRE

DÉBIT

en

mètres cubes par

24 heures

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Sulfurées sodiques.

Arsenicales, thermales simples.

Arsenicales thermales simples.

Garho-gazeuse.

Sulfatée, magnésien"”, et sodique.

Sulfatée, sulfurée, calcique.

Bicarbonatée, sodiq., ferrugin®”.

Thermales.

rA

Sulfurées sodiques.

ù . zUU

Sulfatée, calcique, ferrugineuse.

Sulfurées calciques.

Thermales simples.

lfi660

Bicarbonatées, calciques, mixtes.

Sulfurée sodique.

Bicarbonatée mixte.

Ferrugineuse.

Thermales simples.

Chlorurée sodique.

Ferrugineuses acides.

Département

' Aude

Puy-de-Dôme

Loire

Nord

Basses-Pyrénées

Loire

Haute-Savoie . . .

Nièvre

Puy-de-Dôme . . .

Allier

Hautes-Pyrénées

COMMUNE

Rennes-les-Bains .

Royat

Sail-les-Bains .

Sail-sous-Couzan .

Saint- Alban .

Saint- Amand.

Saint-Christau .

Saint-Galmier.

Saint-Gervais .

Saint-Honoré

Saint-Nectaire

Saint-Pardoux Saint-Sauveur .

Source du Cercle

Source d’Oule

Source des Demoiselles. . .

source comm*® Eugénie.

Source Saint-Mart

Source Saint-Victor

Source César

Source Marie Louise (5).. .

Source Fonteix (5)

Source des Romains (10)..

Source Duhamel (10)

Source d’Urfé (10)

Source Persigny (10) .....

Source sulfureuse (10)

Source Bellety (10)

Source Brault n° 2 (3 Source Brault m 3 (3' Source Frontfort (7). . . . . .

Source Rimaud (4)

Puits Antonin (4)

Puits Julia (4)

Puits César (4)

Fontaine Bouillon (14) ...

F‘‘® de l’évêque d’Arras (14).

Source Arceaux (2)

Source Bazin

Source froide

Source des Pêcheurs

Source Badoit

Source Rémy (15)

Source de Mey (2)

Source Goutard (2)

Source du Torrent (2)

Source des Romains

Source Acacia

Source de la Crevasse

Mont Cornadore

Rocher

Parc

Saint-Cézaire

Gros Bouillon

Source

Source des Dames

Source de Hountalade . . . .

s sources. 13 s.

EMPÉRATDRI

DÉBIT

en

mètres cubes par

24 heures

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Ferrugineuses acides.

Bicarbon. chlorur., sod., etlithin.

Thermales simples.

Ferrugineuse.

Bicarbonatées mixtes.

Sulfatées calciques.

Ordinaires.

Sulfureuse.

Bicarbonatées mixtes.

Sulfurées, chlorurées.

Sulfurée calcique.

Chlorurées, bicarbonat. sodiques.

Bicarbonat., mixte, carbo-gazeu®®.

Sulfurée sodique.

DÉPARTEMENT

COMMUNE

DÉSIGNATION

Basses-Pyrénées

Salies-de-Béarn

Source de Bayaa

Source d’Oraas

Jura

Salins

Puits à Mure (i2) .....

Savoie

Salins-Moutiers

Grande et petite source (2).

Fontaine salée (13)

Côte-d’Or

Santenay

Source lithium (13)

Marne

Sermaize

Source des Sarrazins (7) . .

Source du Lac fl6) ..... .

Hautes-Pyrénées

Siradan

Source Sarrieu (16)

Source du Chemin (16) . . .

Source des Moines (13)

Source des Petit®* eaux (13).

Sourc®* Pet®* Baignoir®* (13).

Source La Versoye (15). . .

Source

Aveyron

Sylvanès

Haute-Savoie

Thonon-les-Bains

Isère

Uriage

Ariège

Ussat

Puits grand établissement.

Etablissem. Saint-Vincent.

Ardèche

Vais

Marquise (17)

Chloé (18)

Les Vivaraises n® 1 (19). . .

— n®5Ci9);..

Les Délicieuses n® 1 (20) . . .

Pradel Henri (13)

Pradel Saint-Charles (13) .

Nouvelle source (10). .....

Source française (10)

Source Sophie (10)

Source Augustine (10) ... .

Source Emilie-Célest"® (10).

Source Vladeleine (7)

Source Constantine (7) ...

Source Saint-Jean (7)

Source des Convalesc. (7).

Source Reine (7

Pyrénées-Orientales. .

Le Vernet

Source Ursule (2)

Source Providence (2) . . . .

Grande Grille

'Allier

Vichy

Puits Chomel

TEMPÉRATURE

DÉBIT

en

mètres cubes par

*■24 heures

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Chlorurée soclique.

ll^O

Chlorurée carbo-gazeuse.

Chlorurée, sodique, lithinée.

Sulfatée, calcique, magnésienne.

Sulfatées calciques.

Ferrugineuses.

li 0

Eau de table.

Sulfurée chlorurée.

Thermales simples.

Bicarbonatées sodiques.

Sulfurées sodiques.

Bicarbonatées sodiques.

DÉPARTEMENT

COMMUNE

DÉSIGNATION

Allier

Vichy

Source Lucas

Source de l’Hôpital

Grotte ... ]

Anciens . > Gélestins

Néo . .. '

Nouveaux Gélestins 96 (3).

Source du Parc

Source Hauterive

Source Lardy . . .

Vesse

Saint- Yorre

Puits (6)

Source Principale

Puy-de-Dôme

Saint-Maurice

Source Ste-Marguerite (5).

Cantal

Vic-sur-Cère

Source (21’)

Vosges

Vittel

Grande Source (2)

Source des Demoiselles.. .

Source Marie

Source Salée

TEMPÉRATURE

DÉBIT

en

mètres cubes par

24 heures

RÉSIDU

sec

TOTALITÉ

des

éléments

dissous

CLASSIFICATION

Bicarbonatées sodiques.

Bicarbonat. sodique et ferrugin®®®.

Bicarbonat., chlorurées sodiques.

Bicarbonatées ferrugineuses.

Sulfatée calcique et magnésienne.

{Bull, des SC. ph,, avril 1900.)

Propriétés thérapeutiques et mode d’action, — La

médication hydrominérale occupe une place très importante dans le traitement d’un grand nombre d’affections en facilitant, par toutes les voies, l’élimination des déchets organiques; mais, avant de les employer, il est bon de , se livrer à un examen raisonné de leurs indications et contre-indications, et de suivre fidèlement les conseils des médecins spécialistes ; car l’emploi des eaux minérales est, comme on l’a dit souvent, une arme à double tranchant.

Beaucoup de personnes ne voient dans une station d’eau minérale qu’un prétexte à déplacement agréable dans lequel un air plus pur et plus fréquemment renouvelé, un changement de milieu et des distractions variées, constituent la base et la meilleure partie du traitement.

Sans méconnaître l’importance de ces moyens auxiliaires qui ne sont pas également à la portée de tous les buveurs d’eau, on doit admettre que les eaux minérales agissent non seulement par les nombreux composants que l’analyse chimique y révèle; mais encore par dynanisme provenant de leur thermalité et des ondes électriques qui s’en dégagent et influent sur le réseau nerveux qui aboutit à la peau ou à la muqueuse de l’estomac i et peut être aussi par d’autres forces indépendantes de • ^

la matière, et non encore cataloguées par la sience officielle. V

Il y a une trentaine d’années, les données fournies par l’analyse chimique sur la composition des eaux miné- ^ raies, paraissaient avoir définitivement fixé leur véritable 5 constitution ; et à cette époque, la confiance dans les résul- , ^

tats analytiques était tellement grande, qu’on se mit à ]

fabriquer des eaux minérales artificielles qui, disait-on, j

surpassaient la nature, puisqu’on pouvait à volonté y augmenter les doses des principes les plus actifs signalés par l’analyse.

Ce triomphe de la cliimie minérale et des doses massives ne fut pas de longue durée; car en poussant plus loin l’analyse et en opérant sur une plus grande quantité de résidu salin, on isola dans presque toutes les eaux minérales actives des traces infinitésimales de toutes les substances métalliques connues ; ce qui fait dire quelquefois qu’on trouve tout ce qu’on veut dans une eau minérale. Ces constatations permirent surtout d’expliquer jusqu’à un certain point l’action utile et bien établie par une longue pratique médicale d’eaux faiblement minéralisées.

Plus récemment, pour interprétrer leur mode d’action, on a introduit d’autres données nouvelles, telles que : application de la théorie des sels dissociés, point de congélation, conductibilité électriqiie, pression osmotique et rapidité de l’osmose, réfraction lumineuse, etc., mais tous ces moyens d’investigation ne paraissent pas encore suffisants ; et les recherches chimiques et organiques doivent être orientées pour permettre d’expliquer leur action d’après les idées pathogéniques modernes.

On peut constater que leur principe actif va en s’atténuant dans les eaux minérales transportées ; c’est-à-dire soustraites à leur milieu d’origine et qu’il n’existe plus dans les eaux artificielles préparées avec les sels retirés de ces eaux et (|u’on appelle quelquefois eaux mortes à cause de cela : aussi la stérilisation n’est pas une pratique à recommander pour les eaux minérales qui constituent des solutions complexes de corps chimiques multiples et instables toujours à l’étatnaissant. Elles agissent évidemment par leurs matières salines en apportant à

Torganisme les éléments minéraux qui lui manquent ; mais il est propable que ces principes minéraux servent en outre de support pour développer et entretenir Tactivité spéciale propre à chacune d’elles.

Dans un programme méthodique d’étude de leur action, aucun facteur capable d’entrer en jeu ne peut être négligé ni examiné avec des idées préconçues. Ainsi le sulfate de chaux qui figure pour une notable proportion dans la minéralisation des eaux de Contrexéville, Vittel, Martigny et Pioule, ne doit pas seulement être envisagé comme une substance à propriétés lourdes et indigestes, mais plutôt comme un produit capable, par réduction, de dégager lentement dans l’organisme des traces de sulfures essentiellement antiseptiques et modificateurs des infections d’origine microbienne.

A propos de ces eaux, on a souvent écrit qu’elles agissaient mécaniquement par simple lixiviation des organes d’excrétion ; mais cette affirmation est bien insuffisante pour expliquer leur effet diurétique rapide, l’asepsie et la clarification des urines et l’activité nouvelle qu’elles impriment à la nutrition en assurant un meilleur fonctionnement des divers systèmes cellulaires et ferments organiques ; et dont les effets se traduisent bientôt par des rapports urologiques normaux.

La véritable constitution et le mode d’action des eaux minérales sont trop complexes pour pouvoir être rapidement déterminés : l’outillage scientifique manque dans la plupart des stations ; et l’enseignement officiel de l’hydrologie n’a pas eu encore le temps de faire preuve de vitalité.

L’œuvre hydrologique de M. Garrigou, chargé du cours d’hydrologie à la Faculté de Médecine etdePhar-

macie de Toulouse, mérite cependant d’attirer l’attention et nous engageons vivement à lire le Rapport présenté par ce distingué chimiste au Congrès international d’hydrologie de Grenoble (1902), intitulé : de Vimpor'tance de V analyse chimique des eaux minérales^ complète au point de vue des matières minérales et organiques^ pour éclairer la médecine thermale, {Gazette des eaux,^ 29 janvier 1903.)

Spécialisation des eaux minérales. — La spécialisation des eaux minérales est très difficile et encore incertaine pour beaucoup de cas, malgré d’excellentes observations faites pour y arriver.

Comme cette question intéresse un peu tout le monde, nous allons la résumer en l’empruntant aux Archives générales dhydrologie,, de climatologie et d'hydrothérapie.

Page 1