‹ Analyse chimique et bactériologique des eaux potables et minérales; épuration des eaux; législationChapitre 73 sur 118 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

L’emploi d’une eau épurée artificiellement est avantageux dans un grand nombre débranchés industrielles, telles que : papeteries, fabriques de glaces, teintureries et apprêts des étoffes, lavage des laines, blanchisseries, amidonneries, fabriques de produits chimiques, etc. ; mais surtout pour l’alimentation des chaudières où l’on réalise ainsi économie et sécurité.

Cela permet d’atténuer ou, au moins, de retarder la formation des boues et d’un tartre adhérent qui les encrassent et les usent en nécessitant des nettoyages fréquents indispensables pour éviter les coups de feu dont les dangers sont bien connus.

Le sel incrustant le plus dangereux est le sulfate de chaux, car il forme des dépôts excessivement adhérents constitués par des croûtes qui isalent l’eau de la paroi de la chaudière, empêchent son échauffement et peuvent produire une surchauffe brusque avec explosion lorsque ces croûtes se détachent et se fissurent.

Les bicarbonates de chaux et de magnésie sont beaucoup moins dangereux. En perdant leur acide carbonique par l’ébullition, ils précipitent tout leur car-

bonate de chaux à l’exception de 3 centigrammes par litre qui restent dissous; mais ils donnent seulement des dépôts boueux et peu adhérents.

11 en est de même de la silice et de l’alumine.

Au point de vue de la gravité des piqûres qui peuvent se produire dans les tubes de chaudières; il y a lieu de ténir le plus grand compte de la présence des chlorures, surtout du chlorure de magnésium, des nitrates et des matières organiques ; car une eau chargée de tous ces principes peut donner de l’eau régale à l’état naissant sous l’influence d’une haute température prolongée; et dans ce cas, les corrosions ont une gravité exceptionnelle.

L’analyse d’une eau destinée à l’épuration préalable ou à employer avec ou sans désincrustant, pour les usages que nous avons indiqués, devra donc comprendre :

Résidu salin à 110°. — Degré hydrotimétrique total et permanent, — silice, — sulfate de chaux, carbonates terreux de cheux et de magnésie, chlorures, — nitrates, — matières organiques oxydables et titrage alcalimétrique.

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