‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 160 sur 362 · Pourparlee les autres · texte numérisé non relu

Pourparlee les autres

3. La quête est terminée par Galaad, Perceval et Bohort plus loin dans notre roman, d'après les mss. qui suivent la Queste du saint Graal.

4. Sa cliar, que il nettement garda a nostre sire virginité ; ce fu la b. de P. 101, 349, 340.

5. Ge passage, ainsi que tout le reste de l'histoire des frères de Perceval, aura été copié dans un roman biographique sur les fils de Pelinor, cf. p. 213. Le rédacteur de ce roman, probablement postérieur aux récits du Graal, cherche, comme on le voit, à motiver la préférence qu'il en devait donner au principal personnage, Lamorat, sur Perceval.

6. Cet épisode, que supprime le rédacteur du Tristan, est donné par le compilateur de 12599, probablement d'après le roman des fils de Pelinor; voy. § 288 a, et note.

choses; ainz vendrons au plus tost qe nous porrons { a Vestoire de Perc, car par celé nous convient il {a 757) revenir a nostre estoire, ou nous vous deviserons comment et en quelle manière messire Perceval délivra T. des mains le roy Marc [de Comouaille 101, 349, 340) 2.

307. Gauvain, parti du château des Dix Chevaliers, trouve, ^or{ ^e Dnam endormis à une fontaine, Mordret et Agravain, qui le et de Lamocherchent depuis cinq ans. Apprenant d'eux que Lamorat les a desconfit la veille 3, Gauvain s'exclame : « Li cuers me dit que nous nous en vengerons prochainement. » Les frères passent la nuit dans une maison de religion. Le lendemain, après avoir assisté à la messe, ils partent et rencontrent dans la forêt de Lacenne 4 Driant, accompagné d'un seul écuyer; il ne les reconnaît pas parce qu'ils ont lorz armes novelement changées. « Voilà, dit Mordret avec joie, une bonne occasion de nous débarrasser du meillor des frères fors Lamorat. » Gauvain 5 envoie Agravain, qu'il regarde comme meilleur chevalier que Mordret, contre Driant, qui le désarçonne, ainsi que Mordret, qui essaie de venger son frère, mais il est luimême renversé par Gauvain et tombe, blessé à mort. Le vainqueur ne permet pas à Mordret de couper la tête de Driant, et les frères s'en vont, ne voulant pas être surpris par quelque chevalier de la Table Ronde sor celui fet 6. Ils ne sont que peu éloignés, quant aventure aporta celle part Lamorat, le bon chevalier, navrez moût durement de . V. plaies grant (1. granz) et par fondez, reçues dans un combat avec Dodinel le sauvage, qui vient d'être vaincu par lui. Lamorat trouve Driant mourant, qui lui indique les armes des agresseurs, et Lamorat, pleurant sous son heaume, se remet en route pour punir le meurtrier ; ses blessures se rouvrent de la grant ire qe il a. Il atteint Gauvain et ses frères dans le fond d'une vallée 7, les

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