‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 263 sur 362 · c troit cents, exe., pas dans · texte numérisé non relu

c troit cents, exe., pas dans

M /■ dernier Vil-, la remarque manque dans LOS, 1463.

vers ceste; chacun d'eux se dit qu'il sera déshonoré à jamais s'il est vaincu ici, et c'est bien mortel bataille '. « Vous avez devant vous celui, dit Tristan, qui n'est pas venu vous assaillir en repost, si corne vous feistes lui à la Joyeuse Garde, mais qui vous a annoncé maintes fois 2 qu'il vous combattrait en ceste bactaille mortel 3. Défendez-vous comme vous pourrez, car Tristan vous mettra à mort s'il oncques 1 puet — Veez ci Lancelot, répond l'autre, qi pou prise voz menaces, ainz vous fera achater chierement vostre sorcuidance 5. » Ils reprennent la lutte et se battent avec une égale bravoure ; à la fin, les forces leur font défaut, et ils seraient morts tous deux si les parents de Lancelot n'étaient venus celé part , ce que voyant , les amis de Tristan se hâtent d'y aller, et le combat devient de nouveau général , sans que les uns puissent gagner de terrain sur les autres. L'approche de la nuit les force de cesser; on se retire, et on enlève les cadavres pour les enterrer. Des partisans du roi de Norgalles, cent chevaliers sont morts 6 ; leurs ennemis ont fait une perte encore plus considérable. On se repose pendant quatre jours. Un combat Le r0[ ,je Norgalles, voulant éviter un nouveau massacre 7, fait propo- Si décidé. ser Par °*eux 8 chevaliers un combat singulier au roi d'Irlande, pour

arranger l'affaire; celui-ci, tout en acceptant, dit qu'il a encore besoin de se reposer 9. Tristan alors se met avant et dit aux messagers : « Vous voyez bien que le roi est trop blessé pour soutenir ce combat, mais il en chargera un de ses hommes , et ce sera moi-même ; seulement , je ne me battrai pas avec votre seigneur, mais avec Lancelot. » Le roi d'Irlande y consent, et les parlementaires retournent à leur camp. Lancelot, le cuer enflé et plain de mautalent, se déclare prêt, et accompagne le roi, qui, avec vingt10 chevaliers, va au milieu des deux camps pour acreanteru la bataille. Deux chevaliers sont envoyés pour prévenir le roi ennemi ; celui-ci vient avec vingt chevaliers et Tristan, à qui Lancelot dit qu'il veut savoir de sa bouche meïsme s'il est vrai qu'il l'a ainsi provoqué 12. Sur une réponse affirmative, il se déclare l'ennemi mortel de son ancien ami et exprime sa joie de devoir le combattre à outrance. « Je ne demande de vous se bactalle non, répond Tristan, et je veux qu'elle soit fixée à demain 13. — Vous vous montrez bien désireux de vous battre avec mon frère, lui dit Hector. Sachez que vous ne serez pas longtemps en vie puisque vous êtes devenu notre ennemi. — Oh! j'ai petit paor (et dout(r)e 1463) de vostre lignage. » Hector veut répondre, mais Lancelot lui ordonne d'être en paixiA. Les rois déclarent les formalités remplies ; Lancelot et Tristan se donnèrent les gaiges de la bactalle et

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