‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 298 sur 362 · Pas raconté · texte numérisé non relu

Pas raconté

nom de Tristan, de ne plus me toucher; car le boire* que vous et lui hùtcs en mer ne vous est pas si amer qu'au fou Tristan. » Iseut se retire, et ordonne à Camille, sa demoiselle2, d'introduire le fou dès que le roi sera parti pour la chasse. Tristan vient, et Iseut lui dit : « Amis, or me dites qui vous dit que Tristan m'amoit 3 ? — Vous-même, répond il; de cela n'a pas '• ung an. » Il se fait connaître, met au doigt un anneau qu'elle lui avait donné quand il la rendit à Marc et qu'Arthur en fist la paix, et il lui '3 dist qu'elle ne cretist de lui chose que on lui deist devant 6, selle ne vcoit l'anel. « Je vois, poursuit-il, que vous avez maintenant un autre amant, » et il se plaint de la manière dont elle l'a traité ' : « Et certes je suis a bon droit clamé fol 8, moi qui ai quitté mon pays et que vous laites battre la dehors a ces pautonniers 9. » Iseut, convaincue, l'embrasse plus décent fois, et il ,0 elle. Elle lui donne robes linges el dit à Vuyssier de l'aire un lit au fou quelque part. Si lui //.s/ dessoubs ung degré en ung anglei d'un poy d' es train et de deux linclien.r que la rogne luy donna**.

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