Var. Herles, Hercks. — La Tav. Rit. altère ces noms
539 a Marc est mandé par Arthur à Carduel; après son départ, Tristan va chez Iseut, h'uyssier { s'en aperçoit, regarde par une crevasse du mur et, le lendemain, avertit les chambellans, qui se proposent d'aposter des espions dans la chambre 2. A la nuit, Tristan dit à Iseut qu'il faut s'en aller, car il a vu Vuyssier et le chambellan causer ensemble. Iseut lui demande un don , qu'il accorde : s'il meurt 3 ou qu'il ait mal de mort avant elle, il doit se faire mettre dans une nef et apporter chez elle h; la moitié de la voile sera blanche, et l'autre moitié noire; si c'est la mort ou mal de mort, le noir doit être mis devant; s'il est bien portant, le blanc sera devant, et le noir derrière; elle en fera autant, « s'il avient de moy ains que de vous. » Ils s'embrassent l'un l'autre5, et Tristan retourne à Karahès avec un marchand de ce pays. Les chambellans, qui n'ont pas fait prendre Tristan, craignent la colère de Marc et se déterminent à garder le secret.
Mort de 540 a. Un jour que Tristan et Runalen s'entretiennent de leurs vole niés,
Runalen. Goudri, le serrurier, apporte les clefs, que Tristan noua toutes ensemble6 a"' ung las de soye. Les deux amis partent pour le château de Bedalis, qui est à la chasse. Ils ouvrent toutes les portes et trouvent G-argeolain dans sa chambre, qui est couverte de joncs et garnie d'une belle courtine. Runalen commence la conversation avec son amante8. Tristan s'éloigne un peu, prend une poignée de joncs, se couche sur L'herbe, tout envers, et commenche les joncs alancher et atacher en la courtine l'un dedens l'autre 9. Tout à coup il entend le mari qui rentre, et averti! son ami. Ils partent. Bedalis, inquiet, menace sa femme, qui lui dit que Runalen, secondé par Tristan, lui a fait violence, et va, avec ses hommes à la poursuite des deux compagnons, qui avaient gagné la forêt. Runalen, ayant tué Authoni0, est lui-même blessé à mort par Bedalis, et Cadio, le frère11 d'Authon, lui coupe la tête. Tristan est