Cf
2. Ll dit être parti de Logres, il a'j a longtemps; ainsi Unis li>s mss. iauf756, qui dit : il y a douze jours (.XII.); (lacune dans 770).
3. H y a : Lirois... s'en refaire en Cornoaille en son ostcl.
prud'homme et d'un prince vaillant et sage, s'il rieùst un pou la chiere felonneuse; suivant la coutume, il fait porter son épée nue devant lui, quand il va à la fête. Après la messe il s'installe sous son beau pavillon, apporté d'Irlande par Tristan, alors qu'il amena Iseut en Cornouaille, où depuis on a Ivain aux bian- bien oublié ses bienfaits. — Un chevalier arrive et envoie abat Andret*8 son écuyer inviter les chevaliers du roi à la joute. Andret se etDinas. présente et est abattu; on crie après lui, comme on avait l'habitude de le faire après le chevalier qui abatus estoit, se roy ne fust; l'en n'en espargnoit nul autre de la criée *. Gaheriet blâme le roi d'avoir chassé Tristan et gardé Andret. Le roi s'adresse à Dinas et le prie de jouter ; il dit vouloir se battre luimême, si le sénéchal est désarçonné ; mais Gaheriet se déclare prêt à prendre l'affaire sur lui et se fait armer. Dinas est abattu. Gaheriet s'avance vers le chevalier, qui le reconnaît à l'écu ; c'est Ivain aux blanches mains. Il se nomme, et Gaheriet le décide à renoncer aux joutes et à faire ses excuses Il reste trois auprès du roi Marc, qui lui pardonne ; Ivain reste trois jours 2 jours àla cour, à la cour. Mais Marc se propose de se mesurer avec lui à la joute (f° 253) ; le roi est un des fors chevaliers del monde, et s'il eûst le cuer selonc qu'il avoit la force, ilfeïst bien a prisier de proesce et de chevalerie 3.
\. 334; — 756 : crier, après qe le chev. est abatus; quant il venoi chevalier errant, se roi ne fust, ïom ne responoit a autre de la criée.
2. Plus loin : .VI. jours, mais tous les autres mss. donnent trois (lacune dans 99).
3. Ici 334 et tous les autres mss. sauf 756 (lacune dans 99, 776) ajoutent : Et sachiez que par celé aventure qi li avint adoncques de monseign. Yvayn aus bl. mains, qu'il abati en tele manière et que il leust (1. eitst) mort, se ilvousist, enprist il desus soi tel hardement que il ala puis du roiaume de Cornoaille elroiaume de Logres pour ocirre Tr., tout ainsint comme je vos conterai ça devant. Tout ce passage a été sauté dans 756 ou dans l'original auquel ce ms. remonte; voici ce que donne 756 à la place : Il feïst bien a prisier de chevalerie et de proesce, si corne nous vous conteron. ça avant, estoit il bien a prisier (sic). Puis tous les mss., 756 aussi, poursuivent ainsi : Mes de celé aventure ne li avint il mie trop bien, car il dut estre honiz et vergondez et sanz nule faille si fu il ; (756 porte : car a pou q'il ne fu trop maternent vergoignez et honiz) ; car il meesmes ramena T., et par son commandement i repaira il adoncques en tele manière comme nos vos deviserons ça avant en nostre livre. Et pour ce que il n'est mie encore lieu de raconter touz ces contes, nous en sousferrons nous tant que le temps et le lieu en vendra, et retournerons a nostre matière, dont il nos convient orendroit del tout avant (756 : ramena T. et par soi meesmes et par son commandement vint T. en tele man. corne nous deviseron apertement en n. livre. Mes por ce qe cilz contes ne nous
171. En effet, quand Ivain est parti1, — il est toujours Marc le suit,
décidé à chercher Tristan dans la Cornouaille, — le roi Marc quand il part, i •. , .i i • i • a . -,. . , pour jouter
le suit avec un ecuyer ; il lui a lui même indique le chemin avec lui.
pour aller en la par fonde Cornoaille, et il l'attend dans une vallée. Ivain est abattu et grièvement blessé. Le roi II l'abat. Marc le croit mourant et retourne, enchanté de ce succès, qui a mis son cuer en grant orgoill et en granz] boubanz, à ce point que désormais il se croit même assez fort pour tuer Tristan, s'il le trouve en Cornouaille. Il laisse ses armes dans une maison qu'il possède hors de la ville, et raconte son exploit à Andret. mais il ne fait rien savoir aux autres. Andret va, avec deux chevaliers, chercher Ivain, qu'ils ne trouvent point: Andret avec
C16UX CnGVtL—
ils pensent qu'il a été transporté à V Abbaye de la Crois noire hers attaqué et s'y rendent 2. Ils rencontrent Keu cherchant Tristan et accom- Par Keupagné d'une demoiselle. Le sénéchal veut bien condescendre à jouter avec ces chevaliers de Cornouaille, puisqu'il est dans leur pays : en Logres il ne l'aurait certes pas fait ; l'écuyer lui représente que ces chevaliers sont trois : « N'ayez pas peur, dit Keu ; à présent ils trouveront un chevalier de la Table Ronde et de la maison d'Arthur, » car Keu est réellement d'une grande bravoure, mais ses forces ne sont pas à l'avenant. Il abat les deux compagnons d'Andret, qui luimôme refuse de jouter : Keu n'a pas le droit de l'y forcer, suivant la coutume de Cornouaille. « Cela m'est égal, dit Keu, puisque je suis de Logres. » A la fin, pourtant, il dispense Andret et se fait raconter ce qui était arrivé à Ivain, mais Andret n'ose avouer que le vainqueur est Marc. Qu'un chevalier de Logres ait été vaincu par un chevalier de Cornouaille,
vient pas encore si tost entre mains, vous en savom bien dire en ceste partie ; car bien en savron parler quant il en sera tens et hore, et retorneron a nostre matière, donc (1. dont) orendroit m'estuet délivrer). — Dans 94 1rs mots Et pour ce que il n'est mie encore lieu etc. jusqu'à la fin manquent. — Dans 104 il y a quelques petites différences et dans 103 des omissions, mais essentiellement le passage est présenté, dans ces deux mss. aussi, comme dans 334 et les autres.