CONCLUSIONS
Si dans cet exposé rapide nous avons pu être Bien compris, il doit paraître résulter de notre travail long et difficile, que nous avons découvert plusieurs dispositions d’une haute importance et qui porteront plusde précision et de rigueur dans l’appréciation des lois de l’innervation, de la transpifation ou exhalation cutanée, de la coloration de la peau, delà production des tissus épidermiques et de leurs dépendances.
Ainsi nous avons cherché à établir :
I® Qu’il existe dans la peau un appareil de sécrétion de la sueur , composé d’un parenchyme glanduleux sécrétant le liquide, et de canaux qui le versent au dehors. Ces canaux excréteurs sont disposés en spirales, et viennent s’ouvrir très-obliquement sous les écailles de l’epir derme;
2" Que les organes d’absorption diffèrent sous quelque rapport des vaisseaux lymphatiques ou des veines avec lesquels ils paraissent cependant communiquer. Ces m-ganes se présentent sous la forme de canaux transparens, d’une grande fragilité, rameux ou formant de petites anses de communication les uns avec les autres, mais sur lesquels nous n’avons pu reconnaître aucun orifice, aucune bouche terminale pouvant servir à l’absorption. Ce qui porte à penser que cette fonction ne peut pas s’exécuter par une sorte de succion, mais bien plutôt par l’imbibition ou par un mécanisme analogue à celui de l’euposmose ;
3 ® Que le milieu dans lequel ces canaux sont répandus est une substance produite par une véritable sécrétion , laquelle étant fortement hygrométrique, forme un corps par l’intermédiaire duquel peuvents’opérer les phénomènes de ce que nous appelons encore absorption ; laquelle absorption n’est plus prompte et plus facile sur les surfaces muqueuses, que parce que, sur ces tissus, la mucosité que nous comparons sous plus d’un rapport au corps épidermique , est moins dense et plus miscible avec les liquides qui doivent être absorbés.
4 “ Que les corps papillaires sont véritablement nerveux et les filamens nerveux qui entrent dans la composition de chaque papilles, ne se terminent pas en formant un pinceau où chaque fibrile serait libre et isolée, mais les ramuscules nerveux paraissent offrir des anses ou arcades terminales;
5° Que les papilles sont enveloppe'es d’une membrane propre et d’une couche fournie par la substance cornée épidermique j 6° Que dans ces papilles pénètrent des vaisseaux sanguins, bien inférieurs au volume des filets nerveux j
Que les diverses couches cornées cpiderîîïiques constituent un appareil particulier, composé d’un organe de sécrétion et d’un produit disposé en fibres c’abord perpendiculaires au derme, lesquelles deviennent ensuite horizontales. Ces fibres oupletites tiges résultent d’une superposition de petites écailles et que l’épiderme , propren^nt dit, n’est que la partie de ces tiges la plus éloignée du derme j
8° Que dans cette substance épidermique, formée de tiges écailleuses, se trouvent répandus les canaux absorbans et les papilles nerveuses j 9 ° Enfin qu’indépehdamment de l’appareil de sécrétion de la substance cornée épidermique, il existe dans la peau, vers la face externe du derme un petit appareil pour la sécrétion de la matière colorante.
everaTj imprimeur, rue du cadran , k° t6.