‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 77 sur 109 · djek'Shin{e · texte numérisé non relu

djek'Shin{e

(1) Cet t épenthétique pourrait bien être le même qui s'ajoute à Timpéralif des verbes dout le thème se termine par une voyelle pure, par exemple rouaj regarde, Ijaaj lave. (De Rada, p. 75.)

(2) Dozon, p. 244.

Enfih les verbes forts irrég^uliers forment leur optatif presque tous de Taoriste, que ce dernier dérive du ibènie primitif ou d'un autre thème. C'est ainsi que vê plaœr fait voufsha ou vouftsha (aoriste voura ou vouna) ; vête aller, vafsha ou vaftsha (aoriste vaita) ; x<^ manger, x^sngersha ou x'^^Q^^tsha (aoriste x^W^)*9 d>oua vouloir, dafsha ou datsha (aoriste dêsha) ; ôom je dis, ^a$ha et Batsha (aoriste Qashe), Parmi les verbes à double tbèrae, nous trouvons rafsha et proufsha de bie je tombe ; artsha ou arQsha de vij (aoriste er^a) ; pàsha ou pâtsha de sho ou shox ; to/i/ia ou J^atsha de opp (aoriste iashe) ; enfin ndenjtsha ou ndenjsha de r^ ou n}' (aoriste ndenja). C'est ainsi que de |9aWa, aoriste de fcam, vient l'optatif pafsha, pasha ou patsha (1). D'après M. de Rada, l'optatif de Ijê laisser, ne serait pas Ijênisha, comme Hahn le veut, mais Ijêsha, deuxième personne Ijêshe, troisième personne Ijeft, On voit que Ijeft est formé comme étant dérivé d'un aoriste en -va ou en -m. En effet, les doubles formes des aoristes engendrent des formes doubles à l'optatif; à côté de xy^a et de xyi^^ ï^^us trouvons x2/A^^ ^t xî/*^*^ / à côté de ndava et ndaita leurs deux dérivés ndafsha et ndaitsha, etc.

L'hésitation du génie de la langue se manifeste surtout dans les thèmes de quelques verbes forts terminés par une liquide précédée de la diphthongue ie. C'est ainsi que de p'e/ j'engendre, poto j'engendrai, on peut forf»er à volonté les deux formes suivantes de chaque personne de l'optatif ;

(1) De Rada, p. 77.

Sing. 1 . poltsha ou pjeltsha,

S. poUsh ou pjeltsh,

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