III. EXAMEN PAR LES RÉACTIFS
J’ai d’abord dirigé mes recherches vers la cause de l’odeur désagréable de cette eau.
Expérience ire. Une dissolution de l’acétate de plomb , fut versée dans un verre d’eau de la Géronstère , au moment même où elle venait d’être puisée ; elle la rendit sur-le-champ laiteuse , et il s'y forma bientôt un dépôt d’un blanc pur qui ne changea point après y avoir été laissé pendant vingt-quatre heures.
2. L’oxide de bismuth, que j’ai trouvé un réactif frès-délicat pour découvrir la présence du gaz hydrogène sulfuré , resta vingt-quatre heures sans y rien perdre de sa blancheur.
5. L’argent en feuille , le bismuth , le mercure , n’éprouvèrent aucun changement , ni lorsqu’ils furent plongés dans cette eau , ni lorsqu’ils furent exposés à sa vapeur pendant long-temps.
4* Les morceaux de papier , sur lesquels j’avais tracé des lettres , des caractères , etc. , avec de l’acétate de plomb > furent plongés dans l’eau 7 et d’autres morceaux préparés de la même manière furent exposés à la vapeur près de la surface de l’eau dans le puits de la fontaine pendant plusieurs heures , sans que les caractères en fussent rendus visibles.
5. Les acides minéraux concentrés n’y produisirent aucun précipité.
6. Le résidu de cette eau obtenu par l’évaporation , ainsi que le dépôt ochreux recueilli dans le canal , par lequel l’eau de cette fontaine s’écoule , furent fortement échauffés , sans rendre aucune odeur sulfureuse.
y. J’obtins le gaz d’une quantité considérable de cette eau , il n’avait point d’odeur fétide , et fut à l’exception d’une petite bulle d’air atmosphérique absorbé par l’alcali caustique.
8. L’argent en feuille , le papier couvert d’oxide de bismuth , et celui mouillé d’une dissolution d’acétate de plomb , plongés dans ce gaz , n’y éprouvèrent aucun changement de couleur.
g. Le mercure employé pour obtenir ce gaz, et sur lequel je le retenais , n’en avait point la surface noircie ni même ternie.
io. Les autres réactifs que j’employai pour exa* miner l’eau de la Géronstère , furent les mêmes que ceux de l’analyse du Pouhon et il me fournirent précisément les mêmes résultats quant au nombre et à la nature des principes constituons ; mais ils en indiquèrent des proportions moins considérables»