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loque, est contenu le fruit que l'on désire avec plus d'efficacité.
Le fruit qu'il. fait demander, dans le second préambule, c'est ” de sentir intimement les pefñ
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des châtiments m'aide à ne point tomber dans le péché. ”
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I] ne convenait pas à sa générosité et à celle qu'il suppose dans le retraitant, d'éviter le péché par le seule crainte servile du châtiment que Dieu lui réserve : S. Ignace estime que, dans le cœur du retraitant, se sera allumé, au cours des exercices passés, un sentiment de gratitude
“pour le Christ, assez ardent pour faïre prendre
en horreur désormais toute offense de la Divine Majesté ; c'est pourquoi, il propose la craïnte du châtiment seulement comme un moyen qui m'aide à ne point, tomber dans le péché.
Il suppose davantage : c'est que pour fomber dans le péché il a fallu nécessairement un reiroidissement dans le cœur, de cette affection de gratitude et du souvenir de la prédilection particulière du Christ : car l’on ne comprend pas qu'un cœur actuellement embrasé d'amour de Uieu, se laisse aller à l'offenser par le péché.
Il pénètre encore plus à fond dans cette matière et déclare au retraitant que s'il néglige plus complètement le souvenir de l'amour du Seigneur, ce sera précisément à cause, de ses imperfections (c'est-à-dire des résistances à la divine volonté), qui ne sont défendues par aucune loi ni précepte, maïs qui sont très faciles à commettre, car certaines sont presque imperceptibles ; et aucune prohibition ou sanction ne les frappant, elles n'excitent pas une aussi grande horreur que le péché: elles se commettent avec
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une extrême facilité : maïs, peu à peu et sans le remarquer, de ces fautes l’on passe au péché véniel et de là au mortel.
Toute cette doctrine si salutaire est contenue dans ces quelques mots du second préambules que si mes imperfections me faisaient jamais oublier l'amour de l'éternel Seigneur, du moins la crainte des châtiments m'aide à ne point tom: ber dans le péché. Par ces paroles, S. Ignace insinue un nouveau et puissant motif de conce voir l'horreur de ces imperfections, même exemp: tes de péché, fût-ce véniel ; c'est qu'elles produi sent cet effet désastreux d'effacer de la mémoire le souvenir de l'amour du Seigneur, en exposani, par cet oubli, à de nouveaux péchés, semblables à ceux, que l'on commettait avant d'avoir recons nu la prédilection de Dieu.
Ainsi donc, dans presque tous les exercices de cette première semaine, S. Ignace s'efforce de faire concevoir de l'horreur non seulement pouf le péché, maïs aussi pour la simple imperfec tion : et dans presque tous aussi, il rappelle et met en valeur la prédilection du Christ pour Îe retraitant, comme on l'a vu dans les quatre exercices qui précèdent et comme on le voit dans le colloque du cinquième.
En effet, après avoir rappelé à la mémoire du retraitant le nombre incalculable des âmes qui sont en enfer, il dit : “ Et en même temps, je lui
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