‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 161 sur 216 · ENDE · texte numérisé non relu

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cinquième annotation, Enfin, d'autres veulent se signaler dans le service total de leur Roi et Seigneur et font des oblations de plus grand prix et de plus d'importance en offrant, outre leurs personnes, fout ce qu'ils ont, richesses et dignités, etc., pour vivre dans la pauvreté et l'humilité actuelle, si Dieu les choisit pour cet état.

Parmi les retraitants qui, dans les méditations des Étendards, ont reconnu que la posses: sion de leurs biens et l'affection naturelle qu'ils leur portent, doivent leur être un obstacle, non seulement pour trouver Dieu en paix, mais aussi pour se sauver, S, Ignace distingue aussi trois Classes d'hommes, d'après leurs dispositions relativement à cette affection qu'il faut déraciner et à cet obstacle qu'il faut écarter.

” La première classe, dit-il, voudrait se débarrasser de l'affection qu'elle a pour la chose acquise, afin de trouver dans la paix Dieu Notre- Seigneur, et de pouvoir faire son salut, mais elle nemploie (de fait) aucun moyen jusqu'à l'heure de la mort. ” Ces hommes méritent d'être tenus pour chevaliers pusillanimes et indignes et d'être méprisés par tout le monde, comme celui qui s'est fait sourd à l'appel de son Dieu.

” La deuxième classe veut se défaire de l'affection, maïs elle le veut de manière à rester néanmoins avec la chose acquise, comme si elle voulait que Dieu Notre-Seigneur vint lui-même à ce qu'elle veut et elle ne se résoud pas à la laisser

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pour aller à Dieu, dût cet état être le meilleur pour elle, ” Ces autres ressemblent à celui qui a cffert toute sa personne, sans doute, maïs non pas tout ce qu'il possède, ni ses richesses, ni ses honneurs et commodités : il ne veut pas aller plus loin que la pauvreté et l'humilité affective et spirituelle, bien que l’état de pauvreté et d'humilité acfualle soit le meilleur pour lui, et celui auquel Dieu l'appelle. Pourrait-on vraiment dire “de lui qu'il a du jugement et de la raison ? Car y a t-il chose plus contraire à la logique et à la faison que de désirer se sauver, reconnaître que la possession et le libre usage de ses biens est un obstacle à son salut, et ne pas vouloir cependant se défaire de cet obstacle ?

” La troisième classe veut détruire cette affection et elle le veut tellement que sa volonté ne tient point à garder la chose acquise plutôt qu'à Sen dépouiller. Ceux-ci se trouvent dans la “véritable indifférence. Quelle raison les déter-

minera à s'incliner vers l'un ou l'autre parti ? Ils veulent uniquement faire à ce sujet ce que “Dieu Notre-Seigneur leur donnera de vouloir. Comment connaîtront-ils que Dieu leur donne de vouloir ? Simplement : ‘ d'après ce qu'ils reconnaîtront être le mieux pour le service et la gloire de sa Divine Majesté. ‘

Et c'est ce qu'ils apprendront plus tard dans l'élection. Mais en témoignage de la sincérité de leur désir, dans l'entretemps “ ils veulent se re-

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