‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 54 sur 216 · SN LS · texte numérisé non relu

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l'affliction ; et il les console, non comme un Supérieur son inférieur, mais comme un égal son égal, un ami son ami, Si toutefois l'amitié n'est pas encore établie entre lui et l'âme, en la consolant de la sorte, il lui signifie qu'il l'appelle à son amitié, Quelle plus grande condescendance l'amitié de l'homme manquait à sa gloire et à son bonheur pour qu'ils fussent complets, le Seigneur ressuscité demande à l'homme de répondre à son amitié, Quelle plus grande condescendance peut-on concevoir de la part de Dieu pour l'homma ? Quel cœur assez insensible pour ne pas se fondre d'amour devant une telle condescendance ?

C'est donc avec raison que S. Ignace, certain que tels seront les sentiments du retraitant parvenu à la fin des Exercices, lui propose la Contemplation pour obtenir l'amour divin : il lui rappeñle alors, et lui fait considérer, réunis ensemble, les innombrables et singuliers bienfaits dont Dieu l'a comblé, dans l'ordre de la nature comme dans celui de la grâce, auxquels Dieu ajoute encore le désir de se communiquer lui-même à l'homme dans la gloire.

Pour répondre à tant d'amour, S. Ignace avertit le retraitant qu'en toute raison et en toute justice, il doit faire remise et donation au Seigneur de tout ce qu'il a et possède, ainsi que de Sa personne {out entière : il lui fait ensuite considérer Dieu présent en toutes choses et en lui-

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même : il lui fait voir comment en tout cela Dieu opère et travaille pour le bien de l'homme ; comment il ne cesse de lui communiquer tout ce qu'il a de bon en lui; ainsi il ne lui reste qu'à inaugurer une nouvelle vie : vie d'amour et d'intime amitié, aimant Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces en cette vie pour jouir de lui éternellement dans la vie future.

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