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dit dans la 6e addition pour la deuxiéme semaf ne, Cet exercice de la mémoire doit se faire d'unê manière spéciale, indiquée dans la deuxième et la troisième semaine, En effet, dans la deuxième semaine, il faut ‘ se rappeler fréquemment à la mémoire la vie et les Mystères de Jésus-Christ Notre-Seigneur, commençant depuis son Încars nation jusqu'au passage ou Mystère qui fait l'obs jet actuel de la contemplation ”, et si nous nous rappelons que, dans chaque mystère de la vi de Notre-Seigneur, le troisième point consiste“ ‘ regarder et à considérer ce que font les per sonnes.. et comment après tant de travaux, après la faim, la soif, le chaud et le froid, après les injures et les mauvais traîtements, il (Notre Seigneur) meurt enfin sur une croix, ” nous arts vons à cette conclusion : S. Ignace veut que vie, la Passion du Christ soit toujours tout entière actuellement présente à l'esprit du retraitant, Cela est confirmé dans la sixième addition adaptée, à la troisième semaine : ” Je me portes raÿ moi-même à la douleur, à la peine et l'afflie tion par le fréquent souverir des maux, des tra vaux et des souffrances que Notre-Seigneur Jë sus-Christ a endurés depuis le moment où il est né jusqu'au mystère de la Passion qui m'occupe actuellement, ” Aïnsi donc, de même qu'en dets xième semaine, on parcourt toute la vie du Se neur jusqu'à sa mort sur la croix, de même dafs
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la troisième, aux souffrances de la Passion se joignent toutes celles que le Sauveur a endurées depuis sa naissance à Bethléem.
De cette concentration des forces du retraitant ©. de leur orientation vers le fruit propre de chaque semaine dépend en grande partie la merveilleuse efficacité des Exercices.
Si l'on ajoute à cela que ces forces si habilement concentrées : 1) convergent toutes et s'appliquent à un seul point, dans la troisième et la quatrième semaine (voyez le 3° préambule qui reste identique à lui-même dans chaque semaine) et, en deuxième semaïne, dans tous les mystères de la vie du Christ (où la demande reste identique aussi) ; et 2) sont orientées, en première semaine, vers les deux fruits principaux auxquels tous se ramènent (voyez Î[I*Patie), l'on ne pourra s empêcher d'admirer la tactique vraiment divine avec laquelle S. Ignace a combiné les forces spirituelles de l'homme avide de la plus haute perfection. Il le mène ainsi, en un temps relativement très court, à un degré si sublime de sainteté, que toute la vie serait bien employée à l'acquérir,
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