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n+3V—oK 5,3 6,9 — RS = Oo one OR RIT ET DEMO TH ENT ne Résultats. — CO? o/o — 1,8 (e) = &:
H2 — LC CH‘ — SN CO —. 0,0 N = 0,9 100,0 Remarque. — Si l'on doit analyser un gaz contenant des car-
bures non saturés, on ajoutera à l’appareil une pipette contenant de l’acide sulfurique fumant pour les absorber.
b) APPAREILS POUR ANALYSE SCIENTIFIQUE.
Pendant longtemps on n’employa que les appareils de BunsEN et de REGNAULT, avec lesquels les opérations duraient fort longtemps; malgré les très nombreuses modifications qui y furent apportées par une foule de chimistes, ils sont complètement abandonnés depuis l'apparition d'un nouveau procédé, pour déterminer les volumes, imaginé par PETTERSON, qui est le suivant :
La détermination du volume des gaz se fait avec un appareil dont le principe fondamental est le suivant :
Un mesureur M communique avec un tube C, fermé à son extrémité inférieure, par un tube capillaire D, courbé comme le montre la figure n° 8. Les tubes M et C sont placés côte à côte dans un manchon à eau servant à égaliser la température des deux tubes.
Dans le tube capillaire, on introduit une goutte de pétrole lourd coloré par un peu d’azobenzène, de manière à avoir un petit curseur liquide c de 4 à 5 millimètres séparant M de C.
IL est évident, que si l'on enferme en M un volume quelconque de gaz et que l’on mette M et C en communication, le curseur sera refoulé vers € ou aspiré vers M, suivant que le gaz contenu en M aura une pression supérieure ou inférieure à celle du gaz enfermé en C.
Donc, en ramenant toujours le curseur dans sa même position, le gaz mesuré en M sera dans des conditions de température et de pression rigoureusement les mêmes après l'analyse qu'avant.
Fra. 8.
Les appareils actuellement employés ne diffèrent de celui-ci que par la forme du mesureur ou plutôt du robinet dont il est muni; le système du compensateur n'a sensiblement pas changé.
A mon avis, le plus pratique, parce qu’il permet de faire des manipulations impossibles avec d’autres, est celui qui est représenté par la figure 9!.
Il se compose d’un tube gradué en dixièmes de centimètres cubes, muni d’un robinet à trois voies à écartement symétrique, et qui permet de mettre les tubes 1 et 2 en communication entre
1 E. Mauguin, Appareils pour l'analyse exacte / Annales Chimie analytique, août 1914).
eux ou séparément avec le mesureur. Le robinet est muni en outre d’un quatrième tube 3, qui permet de faire correspondre le mesureur avec le compensateur. La clef du robinet est percée de telle façon que lorsqu'on fait communiquer le tube gradué avec le système de compensation, le tube 3 ne correspond avec rien.
Absorption des gaz. — Dans la plupart des laboratoires, on se sert pour l'absorption des gaz des pipettes de HEMPEL ou de Doyère, mais, pour l’analyse exacte, cette pratique est doublement défectueuse, car :
1° Avec ces pipettes, on introduit fatalement dans le gaz de petites quantités d'air, ce qui enlève à l'analyse son caractère de rigueur, et, d'autre part, cette pratique offre trois causes d'erreurs générales, communes à tous les appareils où une masse limitée de dissolvant est employée dans l'analyse de mélanges différents. L'analyse n’est correcte que pour l'absorption des gaz susceptibles de donner avec les dissolvants des composés non dissociables et dans lesquels le corps dissous ne possède aucune tension, ce qui est le cas, par exemple, des vapeurs acides absorbées par la potasse. Mais si le gaz absorbé conserve une tension sensible, comme cela arrive pour l’oxyde de carbone dissous dans le chlorure cuivreux, son absorption est limitée. [1 faut donc répéter l'absorption dans une seconde pipette contenant le même réactif intact ; on peut arriver ainsi à une élimination presque totale, mais elle est toujours incomplète.
En tout cas, il est essentiel de ne pas oublier que, dans les mesures de ce genre, les liquides contenus dans les pipettes deviennent impropres à une seconde analyse.
2° Le dissolvant préparé dans les conditions ordinaires, au contact de l’air,.est saturé des gaz de l’air et, lorsqu'on l’agite avec le gaz analysé, il partage avec ce gaz l'azote et l'oxygène qu'il tenait en dissolution. Par suite, il en altère la composition à un certain degré, non négligeable dans les essais précis.
Réciproquement, le dissolvant se sature des gaz sur lesquels il n’a pas exercé d'action notable, suivant la nature des mélanges analysés et des réactifs. En raison de cette altération, le dissolvant cédera une partie de ces gaz aux mélanges gazeux sur
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lesquels on voudrait le faire agir ensuite. Pour parer à ces causes d'erreurs, on a proposé de saturer à l'avance le dissolvant dans sa pipette même avec les gaz du mélange final, avec lequel il est destiné à demeurer en contact. C’est là un artifice particulier à certains cas, mais incorrect en principe dans tous les cas.
Ces causes d’erreurs sont inhérentes à tout appareil où une même masse de dissolvant est mise successivement en contact avec différents mélanges gazeux, ce qui est particulièrement le cas des appareils industriels. Elles sont fort atténuées lorsque le solvant est employé sous de faibles volumes et renouvelé à chaque opération.
Pipettes d'absorption. — DRrEnscHMiIpr a créé le premier un
FiG. 10. FiG. 11.
genre de pipette (fig. 10 et 11) qui permet dans certains cas d’éviter l'emploi de ces grosses masses de réactif. Sa pipette, fig. 10, donne la possibilité de laver le gaz avec une quantité de réactif que l'on peut régler à volonté, mais quand on veut traiter le gaz par un produit attaquant le mercure, comme l'acide sulfurique fumant ou l’acide nitrique, elle ne peut plus être utilisée. Cela tient à ce qu’elle ne permet pas d'éliminer au cours de l’analyse le réactif qui y est introduit.
PERFECTIONNEMENT. — J'ai surmonté cette difficulté en employant la pipette représentée par la figure suivante, n° 12 :
1 E, Mauguin, Annales Chimie analytique, août 1914, p. 219.
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Elle est constituée par une boule munie de deux robinets à trois voies à écartement symétrique. Le robinet supérieur sert à réunir la pipette au mesureur; il est aussi muni d'un petit entonnoir dont on verra plus loin l'utilité. Le robinet inférieur permet de mettre la boule en communication par 2’ avec un flacon pression à mercure et d’y introduire le réactif et aussi de l'en retirer après l'absorption par 1”.
Avec une seule pipette de cette forme, on peut faire subir au gaz toutes sortes de traitements, même par des réactifs attaquant le mercure.
Exemple. -— Veut-on traiter un gaz par l'acide sulfurique fumant; on abaisse le réservoir à mercure et on élimine le mercure de la pipette
en le faisant s'écouler par le tube 2’, relié par un caoutchouc à un réservoir à mercure ; on enlève par le tube 1”, avec le vide d’une trompe, l’eau qui peut surnager le mercure. On y introduit de l'acide sulfurique à 66 degrés Baumé pour absorber l’eau restant sur les parois de la boule et ne pas diluer l’oléum qu'on introduira pour le traitement ; on aspire ensuite l’acide sulfurique et on le remplace par l'acide fumant et on agite pour faire l'absorption. Lorsque celle-ci est finie, on aspire l'acide à l’aide du vide et on le remplace par un peu d'acide sulfurique à 5o degrés Baumé pour diluer sans grand dégagement de chaleur l’oléum restant sur les parois de la pipette, puis on aspire finalement cet acide. On lave alors la boule avec de l’eau, puis on absorbe les vapeurs acides par la potasse et on relave à l’eau; on enlève celle-ci et on la remplace par le mercure qu’on laisse entrer à nouveau par 2’. Le gaz ainsi traité peut être envoyé dans le
Fic. 12.
mesureur.
Tous ces traitements sont faits sans peine et sans perdre la moindre trace de gaz.
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