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ARSENIC

Lorsqu'on fait éclater l'étincelle d’induction non condensée, entre deux morceaux d’arsenic, ceux-Ci s’enflamment et brûlent en donnant un spectre continu. Aussi beaucoup d’expérimentateurs se bornèrent, pour avoir les raies de l’arsenic, à faire éclater l’étincelle dans son chlorure et à retrancher, dans le spectre observé, les raies du chlore. Thalén opéra de cette manière et obtint ainsi seulement sept raies :

Son travail, traduit et publié dans les Annales de chimie et de physique, devint classique, et les ouvrages français de spectroscopie, de chimie générale et d'analyse chimique n’ont jamais mentionné autre chose au sujet de l’arsenic. Il était cependant facile de constater que l’arsenic, comme le soufre, ne s’enflamme pas daus l’étincelle condensée et donne alors un spectre de plus de cinquante lignes facilement visibles. C’est ce qu'avaient fait, d’abord Huggins (1), dont le travail, antérieur à celui de Thalén, mentionnait les positions des raies dans une unité arbitraire, puis M. Huntington (2), qui avait opéré dans l'hydrogène à basse pression, et enfin MM. Hartley et Adeney (), qui ont photographié la partie réfrangible de son spectre à partir de (455.0). Avant d'avoir eu connaissance de ces travaux, j'avais fait l'étude de ce spectre, croyant me trouver en présence de raies nouvelles ; ce sont les mesures obtenues ainsi que je donne ici, d’abord parce que j'ai trouvé des

(1) HuGGixs. — Phil. trans., 1864, p. 139.

(2) HunTINGToN. — Amer. Journ. of Sc., 22, p. 214. (3) HARTLEY and ADENEY. — Phi. trans., 1884, Ipart. p. 63.

. — MH —

raies qui avaient été calculées indirectement en longueurs d'onde d’après Huggins, sans avoir été revues depuis, ensuite parce que mes mesures viennent confirmer celles de M. Huntington, faites dans des conditions toutes différentes, et spécifier la visibilité de celles de MM. Hartley et Adeney. J’ai fait suivre, dans le tableau, par la lettre (M) les raies qui ont été constatées dans les arséniures ou sulfoarséniures. J'ai désigné par des lettres grecques et à peu près suivant l’ordre de leurs intensités respectives, les principales raies de l’arsenic. Les sept de Thalén sont parmi les plus vives.

Les raies rouges As à,, et As à, sont fortes et très caractéristiques en présence de l’antimoine. La raie (607.82) se confond avec la raie Sb à (607.82) de l’antimoine et elles coïncident absolument par juxtaposition des spectres.

Dans le vert, As 6, voisine du groupe 8 de l'air, l’est aussi de la forte raie de l’antimoine Sb «, et se trouve au milieu du groupe $ « du soufre, qu'elle éclipse en partie.

As a, et As «, assez voisines, sont fortes et caractéristiques, la seconde n’éteint pas le groupe du soufre S8 dont elle est rapprochée, et n’est pas éclipsée par les raies de l'argent Ag « et Ag y.

As y se projeite entre les deux raies du groupe du soufre S y, avec une intensité à peine supérieure, dans les sulfoarséniures.

As £ est bien visible en présence du cuivre et de l'argent, malgré la proximité des raies de ces métaux.

As € présente un aspect de bande très différent de celui des raies précédentes et facile à reconnaitre; n'est pas visible en présence du cuivre à cause de Cu 4, (10.5).

AS n, située sur les limites du vert, est moins forte que les précédentes, mais facilement reconnaissable.

Les raies bleues et violettes sont souvent confuses et présentent l’aspect de bandes, surtout dans l’arsenic pur. Dans les arséniures et sulfoarséniures assez arsenifères pour les donner, elles paraissent plus faibles, il est vrai, mais moins larges et moins confuses.

Au delà de (431.4), les raies que je donne avaient été seulement photographiées par Hartley et Adeney.

Les raies les plus caractéristiques de l’arsenic dans les minéraux sont :

En première ligne :

ASû, l

nn dans le rouge.

As 6

As «

AS @, dans le vert.

As y

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