‹ Analyse Spectrale Directe des MinérauxChapitre 31 sur 88 · FER · texte numérisé non relu

FER

Le nombre des lignes du fer est variable dans les minéraux, suivant qu’on a affaire à un sulfure ou à un oxyde, mais les raies caractéristiques sont les mêmes. L'aspect général en est donné par la planche XVIII (perchlorure de fer étincelle) de l’atlas de M. de Boisbaudran, avec cette différence que la condensation de l’étincelle rend

les groupes de l’indigo prédominants en intensité, et affaiblit ceux du rouge. J'ai gardé les désignations littérales de cette figure.

Les oxydes donnent des spectres beaucoup moins riches en lignes que les sulfures et très voisins de la planche dont je viens de parler. Les raies sont fines et tranchées, aucune n'est nébuleuse. On en trouvera le tableau à propos de l'oligiste. J'ai eu les mêmes résultats en tirant directement l’'étincelle entre deux morceaux de fer doux ou de fil de clavecin.

Les sulfures de fer ainsi que les sulfo-arséniures et sulfo-antimoniures donnent en outre des raies précédentes un grand nombre des raies du fer dans l'arc électrique, et dans le cas de lignes communes à celui-ci et au spectre d'étincelle ordinaire, l'intensité relative est toujours celle de l’arc. On pourra facilement s'assurer du fait en comparant le tableau que je donne pour la pyrite avec ceux fournis parallèlement pour les spectres d’étincelle et d’arc dans l « Index ox Spectra » de Watts ({).

Les sulfo-arséniures et sulfo-antimoniures, moins riches en fer, ont aussi des spectres moins compliqués, leurs éléments constituants donnent des raies vives, qui se projettent sur celles du fer, en les dépassant beaucoup en éclat. sauf dans le violet.

Les raies les plus caractéristiques du fer dans les minéraux sont :

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