NOR
deux prismes, elles sont écartées de 10iv,5 et la raie de l'argent parait inférieure en éclat à sa voisine du cuivre. Les raies du soufre sont aussi visibles que dans la chalcosine, et dans le groupe SB8 la raie (545.3) est facile à reconnaître, malgré le voisinage de Ag « (546.4).
PynitTe. FeS?.
La Pyrite conduit facilement l'électricité et donne un spectre brillant et très riche en lignes. C'est certainementle plus compliqué deceuxquise sont présentés danscette étude.
Il contient en effet, outre les lignes du fer dans l'étincelle électrique, une partie de celles données par ce métal dans son spectre d'arc; aussi les raies du soufre qu'il présente en outre, avec une intensité notable, sont-elles difficiles à séparer. On les identifie cependant assez rapidement, en superposant, dans le champ du spectroscope et au moyen d'un prisme à réflexion totale, le spectre du soufre, fourni par une étincelle du même circuit, éclatant entre deux baguettes de platine ou de charbon de cornue, soufrées.
Contrairement à ce qu’on pourrait supposer de prime abord, la difficulté de l'examen augmente avec la dispersion. Avec un seul prisme les raies les plus caractéristiques du fer se détachent, assez vives, sur le fond cannelé formé par la multiplicité des raies secondaires de ce métal et de celles du soufre. Avec deux prismes, au contraire, les raies secondaires se séparent aussi, etle contraste des principales raies est moins fort. J'ai tenu à donner le tableau complet du spectre de la pyrite tel que je l’ai mesuré : avec deux prismes jusque vers À 43), et au delà avec un seul prisme, capable cependant de dédoubler nettement la raie D. J’ai caractérisé les principaux groupes de raies du fer par les lettres que leur avait attribuées M. Lecoq de Boisbaudran
Ro
dans le spectre du perchlorure de fer. Si l'on supprime le condensateur, le spectre est beaucoup moins brillant et se réduit aux principales lignes des groupes du fer.
Feo, Fes, Fec, Fe, Fe&, Fey, Fen, Fer.
Et les raies caractéristiques de certains métaux qui se trouvent en petites quantités dans la pyrite, tels que le zinc, le cuivre et le thallium peuvent alors se distinguer facilement de celles du fer. Après l'expérience, les fragments du minéral qui ont donné issue à l’étincelle se sont oxydés et sont devenus d’un rouge ocreux, surtout au pôle négatif.
Certaines pyrites sont arsénifères, passant même au Mispickel (FeAsS). Les raies de l’arsenic sont bien visibles avec le condensateur et disparaissant avec lui, comme d’ailleurs toutes celles des métalloïdes; je ne crois pas cette réaction très sensible, avec la pyrite, car les raies de l’arsenic sont très atténuées dans le cas d’une faible teneur de ce métalloïde, et disparaïîtraient dans la multiplicité des raies secondaires du fer.
L'emploi de la méthode spectroscopique directe ne présente un intérêt pratique, dans le cas de la pyrite, que pour la recherche des éléments reconnaissables sans l'addition du condensateur. Il est cependant curieux d’ob. server l’analogie de son spectre dans l’étincelle condensée, avec un spectre d'arc. Nous verrons ce fait se répéter avec un certain nombre de minéraux donnant aussi des spectres plus riches en raies que leurs métaux constituants placés dans le même circuit.
Le tableau a été établi avec un échantillon de Castifao (Corse).
La Magnetkise où Pyrrohotite, Fe"S" ©! dorine le même spectre que la pyrite, sans que j'aie pu constater de différences d'intensité appréciables.
Fex
Sa
Fe
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