‹ Analyse Spectrale Directe des MinérauxChapitre 49 sur 88 · A peine visible (L. de B · texte numérisé non relu

A peine visible (L. de B

PozypymiTe (Nit S5) Er GRUNAUITE

Ces deux sulfures de nickel conduisent assez facilement, et donnent de bons spectres présentant les raies’ du nickel et du soufre comme la Millérile. Je n'ai donc pas donné ici de tableau spécial pour chacun de ces minéraux, me bornant à signaler les observations suivantes, faites avec le spectroscope à deux prismes, dont l'emploi est préférable

à cause de la multiplicité des raies présentées par les deux espèces.

Polydymite. Sudbury, Ontario (Ganàda). (Collection du Muséum). — Échantillon formé de polydymite proprement dite, gris d'acier, mélangée à la chalcopyrite ; les morceaux soumis à l'expérience ont été débarrassés avec soin de ce dernier minéral. Malgré cela, le spectre donne, avec des intensités variant suivant les fragments étudiés, les raies du cuivre :

Les raies du soufre sont moins visibles que dans la Millérile, mais celles du nickel sont bien intenses, notamment :

Elles sont facilement visibles avec un seul prisme, notariment ay, 0...

Les raies du fer sont bien marquées et également fortes dans tous les fragments, elles prédominent surtout dans la partie violette du spectre où les raies du nickel sont rares. Voici les plus importantes :

Fe « (526.8) (522.6)

Fe 5 (519.1)

Fe 8 (495.6)

Fe y (441.4) (440.4) (438.3) Fe n (432.5) (430.7)

Fe À (427.1) (426.0).

Les minerais nickélifères de ce gisement ont été l’objet

de plusieurs analyses. Clarke et Catlett (!) leur attribuent la formule Ni Fe $Sÿ, tandis que d’autres échantillons de même provenance devraient, suivant Mackensie (in Dana, System of Mineralogy, 1892), Ôtre rattachés à la Pentlandite Fe NiS. Voici ces analyses :

Polydymite Pentlandite (Clarke et Catlett). (Mackensie).

Soufre 40.80 34.95 Fer 15.51 25.81 Nickel 41.96 39.85 Cuivre 0.62 0.24 Silice 1.02 99.97 100.15

Grünauite. De Grünau, Sayn.-Altenkirchen. (Collection du Muséum n° 68-68), avec gangue de sidérose. — Donne aussi facilement que la Polydymite un spectre semblable, mais encore plus variable, ce qui tend à confirmer les vues de M. Laspeyres dont les analyses l’ont conduit à considérer cette espèce hypothétique comme un simple mélange de Polydymite, de Bismuthine et de Galène. Les raies du fer et du cuivre ont été beaucoup moins visibles que dans la Polydymite, tandis qu’on observait les raies du zinc, visibles d’une manière très nette et continue :

Le bismuth dont la teneur varie, suivant les analyses, de 10 à 14 0/0, n’a pas été constaté dans le spectre comme un élément constituant des fragments essayés, mais a été représenté comme un élément accidentel par les raies :

Il faut d’ailleurs noter que les raies Biy (520.8) et Bie (514.3)

(1) American Journal of Science, 1889, t. 37.

étaient éteintes par le voisinage des raies Cu, et Cu $ du cuivre, toujours fortes, quoique d'intensité variable suivant les morceaux.

BLenpe (ZnS) Er WUuRTZITE.

Ces deux formes, résultant du dimorphisme du sulfure de zinc, sont également non conductrices, ce que pouvait faire prévoir leur translucidité. L'examen spectroscopique direct ne donne donc pas des résultats satisfaisants dans ce cas. On finit cependant par arriver à volatiliser partiellement ces deux minéraux dans une forte étincelle et par obtenir les quatre principales raies du zinc :

Zn 8 (636.3) Zn à (481.0) Zn y (472.2) Zn à (467.9)

Elles sont fortes et bien visibles au milieu de celles de

l'air et du platine des pinces.

MocyBDéNiTE. MoS?.

Ce minéral exige une assez forte étincelle pour donner un spectre qui présente les raies vives et très fines caractéristiques du molybdène. La raie rouge (602.9) et les raies vertes (556.9), (353.1), (50.5) sont facilement reconnaissables à première vue. Malgré l'augmentation de la surface du condensateur jusqu’à la tripler, les raies du soufre n’ont pu être aperçues. On opérait sur des lames de clivage naturel. En supprimant le condensateur, non seulement les raies les plus vives du molybdène étaient visibles, mais presque toutes celles qui sont citées dans le tableau.

Après l'expérience, on constate qu'aux points où se produisaitl'étincelle la molybdénite esttransformée en oxyde blanc.

Molybdénite. Mos?’.

À Mo Ù À Mo 602.9 | Forte, étroite. 481.8 | Bien marquée, étroite, 588.8 | — — vive.

985.7 | Assez forte, étroite. 475.8 | Bien marquée, étroite, 919.1 | Bien marquée, étroite. vive.

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