‹ Analyse Spectrale Directe des MinérauxChapitre 54 sur 88 · AT · texte numérisé non relu

AT

teneur en arsenic, plus grande dans la Lüllingile (12 0/0) que dans la Leucopyrite (64 0/0). Cette différence de composition centésimale ne semble pas influer sur l'aspect du spectre, analogue à première vue à celui du mispickel, les raies du soufre ne pouvant être observées, en présence du fer et de l'arsenic, qu'avec une assez forte dispersion. Le spectre de l'arsenic est bien visible et ses prinéipales raies faciles à reconnaître; elles paraissent plus fortes que celles du fer qui les accompagne. La raie Asy (533.1) masque à peu près complètement la raie Fez (522.7), et parait alors élargie lorsqu'on observe avec un seul prisme. Dans les mèmes conditions, Ase (523.0) se confond, elle aussi, avec une autre raie du même groupe du fer, Fex (522.6), qu'elle masque de son éclat, Dans le violet, l'intensité des raies du fer reprend le dessus et les groupes Fey, Fen, Fe2 sont bien visibles. Une goutte d'acide chlorhydrique, ou d’eau fortement acidulée, augmente beaucoup l'intensité relative des raies du fer.

La Lüllingite donne une étincelle blanche, l'odeur d'ail et d’abondantes fumées d'acide arsénieux ; si l’on supprime le condensateur, l’étincelle est jaune rougeûtre et le minéral ne s'enflamme pas comme la Chloantite, qui cependant contient la même quantité d’arsenie (72 à 7à 0,0).

La Leucopyrite donne la même étincelle blanche et aussi facilement, mais l’odeur d'ail est plus faible et les fumées notablement moins abondantes. (Echantillons de Orange Go, n. y. États-Unis.)

Leucopyrite Fe’Ast — Fe 35.9; As 64.1 Lôllingite (Andreasberg) FeAs? + Fe 27.92; As 72.8,

Leucopyrite. Lüllingite.

Assez forte.

Diffuse.

Forte.

Assez bien marquée, fine.

Forte.

Fine, faible.

Bien marquée.

Forte.

Assez forte.

Forte.

Assez forte.

Fine, faible.

Bien marquée.

Fine, faible.

Forte.

Bien marquée.

Fea ke

AsQ

Fes Æ Bien visible.

Assez bien visible.

el ail 2.6:

sil

Forte.

Assez forte.

Fine, nette, faible.

Forte.

Ssrnhowks

SMALTINE. GOAS?. (Échantillon du Valais.)

Conduit facilement le courant, avec une étincelle blanche qui donne un dépôt blanc grisâtre sur les pinces. Comme le fait prévoir sa composition centésimale, les raies de l’arsenic sont très vives et prédominantes dans son spectre; les raies du cobalt sont nettes mais d’une intensité modérée; les plus faciles à reconnaître sont Coy (486.7), Co (483.9), Cot (481.3) et (479.9) dont la position dans le bleu ne permet aucune confusion. Les raies du fer sont visibles surtout dans le violet où les groupes Fey, Fen, Fex sont très vifs. On voit aussi, mais faiblement, quelques raies du nickel, par exemple Nix (47.6), et quelques-unes du soufre, des groupes Sa, 58, Sy mélangées à celles du fer. Si l’on supprime le condensateur, on n’a plus que les principales raies du cobalt et quelques-unes du fer.

Un échantillon de Gistain (Aragon) donne plus fortement ies raies du nickel.

Co As? — Co 98.2; As71.8,

Smaltine.

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