‹ Anaphylaxie par voie sous-cutanée: Le phénomène d'ArthusChapitre 39 sur 40 · G. — TROIS OBSERVATIONS SE RAPPORTANT A DES LAPINS FEMELLES · texte numérisé non relu

G. — TROIS OBSERVATIONS SE RAPPORTANT A DES LAPINS FEMELLES

13 Mars 1929. -—— P. — 2.000 gr. — 1°" inj. : 5 cc. sér. chev. + 5 cc. sér. phys.

Lapin de race commune, robe grise, âge : env. 10 mois. 19 Mars. — P. — 1.800 gr. — 2° inj. : id 1'° inj. : résorbée en quelques heures.

25 Mars. — 3° inj. : id.

9° inj. : il persiste un petit nodule dur, ayant le volume d'une noisette.

27 Mars.

2° inj. : résorption complète.

3° inj. : présence d’un large empâtement.

29 Mars.

Il ne reste plus qu’un tout petit nodule au niveau de la 3° in).

31 Mars. — 4° inj. : id.

3 Avril 1929.

Le nodule de la 3° inj. persiste.

5 Avril.

Le nodule de la 3° inj. a fondu.

6 Avril. — 5° inj. : id. .

Au niveau de la 4° inj. qui n’avait pas donné d’accident local immédiat il semble que la peau soit légèrement épaissie.

11 Avril.

La lapine met bas 6 petits qu’on trouve morts et qui, étant donné leur aspect étaient des prématurés.

12 Avril. — P. — 1.970 gr. — 6° inj. : Id.

5° inj. : n’avait donné aucune réaction.

13 Avril.

6° inj. : grosse masse molle ayant le volume d’un œuf.

45 Avril. — P. — 2.230 gr.

Une induration ayant environ 4 X 4 cm. a fait place au nodule de la 6° inj.

18 Avril. — P., — 2.190 gr.

L'animal présente de l’anorexie, on attend quelques jours pour continuer les injections.

L'injduration de la 6° inj. a disparu,

2 Mai 1929. — 7° ini.

L'animal parait normal, on reprend la série des inj.

6 Mai.

7° inj. : induration légère

8 Mai. — 8° inj.

7° in. : résorption

144 Mai. — 9° inj. : id.

8° inj. : persistance d’une masse diffuse

15 Mai.

8° inj. : persistance d’une masse diffuse 9° inj. : forme un gros nodulé mou.

17 Mai.

8° inj. : résorbée. à

21 Mai. —— 10° inj. : id.

9° inj. : le nodule est très diffus, La peau est normale,

23 Mai.

9° inj. : le nodule a fondu.

10° inj. : s’est résorbée en 24 heures.

Le 23 Avril, la lapine met bas 8 petits vivants et à terme

Nous assistons Ià à une série de 10 injections faites pendant deux gestations successive et nous n’observons jamais à audun moment un accident local persistant et analogue à ceux obtenus chez tous nos autres lapins mâles. Nous avons simplement des injections plus ou moins lentes à se résorber, formant simplement des empâtements, ou des nodules mous qui mettent 24, 48 heures ou plus à disparaître.

Tout ceci est très différent des accidents locaux observés chez les autres lapins et qui, touours précoces, se manifestent successivement par des indurations ou des masses adhérentes avec coloration de la peau, des plaques violacées évoluant vers l’eschare humide ou sèche, eu des abcès caséeux caractéristiques et cp APEnr indé-

finiment dans cet état,

Nous remarquons aussi que nous n'avons jamais observé de cachexie chez une femelle en gestation tandis que c’est un état constant chez le lapin normal soumis à un très grand nombre d’injections répétées de sérum et un état relativement fréquent et précoce chez le lapin normal soumis à un petit nombre d’injections.

Au mois de Septembre suivant, nous avons repris cette lapine dans le but de lui faire une nouvelle série d’injections répétées, l’animal n’étant pas en gestation. Dans ces conditions, comme on va le voir, nous avons obtenu le phénomène d’ArrHus classique. Puis, ayant provoqué une nouvelle gestation, nous avons observé que : Au lieu d’avoir comme chez nos autres lapins, à chaque nouvelle injection, un nouvel accident, à partir du moment où l'animal est en gestation les accidents locaux paraissent s’atténuer et enfin disparaissent.

18 Septembre 1929. - P. — 2.120 gr. —— 2 cc. sér. chev., 1° ini.

On se souviendra que cet animal a déjà reçu 10 inj. pendant deux gestations successives. Une seule de ces inj. a été faite dans l’intervalle des deux gestations,

Bien qu’il n’ait pas fait d’accidents locaux persistants, c’est tout de même un animal sensibilisé, c’est-à-dire profondément imprégné par une albumine étrangère.

20 Septembre, 1" inj. : large masse ayant envahi la paroi abdominale. La masse diminue légèrement, 23 Septembre.

” I ne reste plus qu’une petite masse diffuse sur la ligne médiane abdominale. :

24 Septembre, — P, = 2160 gr. — 2" inj. : id.

La première inj. n’est pas encore résorhée.

: 25 Septembre.

2° inj. : gros nodule de consistance assez ferme ayant le volume d’une noix.

29 Septembre. — 3° inj. : id,

4* Octobre 1929.

2° inj, : se résorbe lentement.

5 Octobre.

3° inj. : a donné également une volumineuse masse molle qui se résorbe lentement.

10 Octobre.

2° inj. : il ne reste plus rien.

3° inj. : il persiste encore un petit épaississement de Ja peau.

11 Qctobre, 4° ini. : id.

L’épaississement de la 3° inj. est imperceptible. 17 Octobre. — P, — 2.300 gr. —— 5° in. : id.

4° in]. : il existe encore lun noduie avec coloration rose vif de la peau à ce niveau.

23 Octobre. —— 6° inj. : id.

4° inj. : vaste eschare reposant sur une masse caséeuse abondante.

o° inj. : petit nodule diffus,

30 Octobre. -— P. — 2.260 gr. -— 7° inj. : id.

Avcette date, l’eschare de Ia 4° inj. est éliminée et la plaie presque cicatrisée. Au niveau de la 5° inj., petite induration avec peau violacée. j

6° inj. : gros nodule, fluctuant, abcès caséeux.

€ Novembre 1929.

5° inj. : eschare non encore éliminée.

6° inj. : la peau est rouge au niveau du nodule avec une plaque noire centrale.

7° inj. : a donné un gros nodule abdominal rénitent du volume d’un œuf.

On arrête la série d’injections jusqu’à ce qu’on ait la certitude d’un début de gestation.

12 Novembre. —— P. — 2.580 gr.

Les eschares des 5° et 6° inj. sont éliminées. Les ulcérations ne sont pas anfractueuses mais superficielles et en voie de cicatrisation.

Le nodule de la 7° inj. parait avoir diminué de volume : il est bien limité, contenu dans le derme, très mobile sur les plans profonds, de consistance ferme, élastique, sans changement de coloration de la peau.

18 Novembre. — P. — 2.640 gr.

Les ulcérations sont cicatrisées. Le nodule abdominal est plus dur mais toujours très mobile avec peau normale et ne change pas de volume. Il est ovoïde et parait maintenant très superficiel, situé directement sous la peau.

22 Novembre. — P. — 2.790 gr. —— 8° inj. : id.

27 Novembre. -— P. — 2.930 gr. —— 9° inj. : id.

Bien que la palpation ne le laisse pas prévoir, on pense que la lapine est pleine, en effet : la 8° inj. s’est résorbée très rapidement sans laisser aucune trace.

28 Novembre. — P. — 2.880 gr.

9° inj. : empâtement de la largeur d’une paume de main qui ne sera plus perceptible 24 heures après.

2 Décembre 1929. — P. — 2.930 gr.

9 Décembre. — P. — 2.965 gr.

Mise bas de deux petits lapins pesant respectivement 62 et 64 gr. On les trouve morts au bout de quelques heures. On croit à une mort accidentelle,

L’autopsie révèle, chez le premier, des viscères abdominaux hyperhémiés et une petite hémorragie dans la tunique vésicale ; chez l’autre, au contraire, des viscères abdominaux très pâles, un rein droit complètement décoloré, blanc, et un rein gauche noyé dans un immense caillot ayant débordé dans l’autre flanc et d’origine souscapsulaire.

20 Décembre. £

La lapine est en excellent état et conserve toujours ce nodule abdominal invariable. Il a le volume d’un

ë e petite noix. CR

27 Décembre. - P. — 2.660 gr.

Ponction cardiaque gauche : on retire 10 ec. de sang. L'épreuve avec le sér. de chev. normal ne donne pas de précipité immédiat, ni après plusieurs heures. Le sérium reste clair. Maïs après 3 jours on constate la présence, au fond du tube, d’un tout petit dépôt bianchâtre.

CONCLUSIONS

1° La lapine n’étant pas en état de gestation a donc fait le phénomène d’ArrHus ciassique, en faisant une première eschare après la 4° inj. On remarquera que l’animal a réagi comme si cette deuxième série d’injections était en réalité la première, c’est-à-dire presque comme s’il n’y avait pas eu de sensibilisation antérieure. Cependant la lapine a eu une légère réaction (résorption lente) après la 1° inj., fait qui ne se produit jamais chez un lapin neuf.

Mais nous avions, dans notre premier essai, pratiqué une inj. de sér. (la 6°) dans l'intervalle compris entre les deux gestations.

2° A partir du moment où a débuté la gestation, environ vers le 10 Novembre, il semble bien qiue les accidents ont rétrocédés, puis disparus. L'état de gestation seraitil encore capable de rendre nulle une sensibilisation antérieure ?

16 Novembre 1929. P. — 4.410 gr. __ 2 cc. sér. chev., 1'° ini.

Lapine race Blanc du Bouscat, a mis bas, il y a 10 jours, 5 petits lapins. k

l'° inj. : résorbée en quelques heures

26 Novembre. —— 2 cc. sér. chev., 3° ini.

2° inj. : résorbée après 24 heures.

27 Novembre. — P. — 4.335 gr.

3° inj. : n’est pas résorbée.

29 Novembre. ju 3° inj. : induration en placard de 4 X 4 cm. environ mais peau normale.

2 Décembre. — P. — 4.240 gr. — 2 cc. sér. chev., 4° inj. 3° inj. : le placard a disparu.

3 Décembre.

Mise au mâle 754. — Début de la gestation.

4° inj. : volumineuse induration avec peau adhérente.

5 Décembre.

4° inj. : n’évolue pas vers le placard comme la 3° inj. mais au contraire semble se résorber.

9 Décembre. -- P. — 4.440 gr. — 2 cc. sér. chev., 5° ini.

4° inj. : il ne persiste aucun accident local, ce qui nous fait prévoir que la lapine est sûrement pleine et nous continuons la série des injections.

10 Décembre. — F. — 4.320 gr.

o° inj. : s’est en effet résorbée en quelques heures, cependant il y a eu baisse de poids comme d’habitude.

17 Décembre. — P. — 4.300 gr.

6° inj. : la lapine ne présente absolument aucun phénomène local, ni induration, ni épaississement, ni changement de coloration de la peau, et il est absolument impossible de savoir en quel lieu du revêtement cutané ont été faites les différentes injections.

20 Bécembre. = P. — 4.535 gr.

On retire 10 cc. de sang par ponction cardiaque gauche. Pas de retard de coagulation. On abandonne le sang dans un tube stérile.

Après 24 heures, on recueille, par décantation, 5 ec. de sérum que l’on répartit dans deux tubes. A lun d'eux on ajoute une goutte de sérum normal. On n’observe à l'œil

nu aucune différence entre les deux tubes. Mais après deux heures, on voit apparaître un léger trouble dans le tube qui renferme le sérum de cheval, trouble qui formera un dépôt très léger au fond du tube au bout de 24 heures.

21 Décembre. — 2 cc. sér. chev., 7° ini.

22 Décembre.

7° inj. : aucun accident local.

23 Décembre. — P. — 4.420 gr.

Comme toujours, baisse de poids.

27 Décembre. - P. — 4.370 gr.

8° inj. : ni induration, ni œdème, ni épaississement, ni rougeur de la peau, rien, ce qui est absolument extraordinaire et que nous n'avons jamais observé sur un lapin mâle quelconqüe ou une femelle non en gestation. Mais la baisse de poids généralement constatée après une inj. de sérum de cheval persiste.

31 Décembre.

La lapine a mis bas 3 petits.

CONCLUSIONS

1° Le phénomène local d’ARTHUSs obtenu par injections répétées de sérum de cheval chez le lapin, ne peut être übtenu pendant la gestation.

2° La lactation ne parait pas jouir des mêmes propriétés puisque les injections commencées pendant cette période donnaient déjà une induration persistante à la 3° injection.

3° On note ce fait remarquable que la 4° inj., faite avant l’entrée en gestation s’orientait vers l’induration. La femelle étant en gestation 24 heures après, cette 4° inÿ. s’oriente alors brusquement vers la résolution rapide (étendue moins importante que la 8° et disparition beau-

nee

coup plus précoce), et à partir du moment où la gestation a débuté, on ne constate jamais plus aucun accident, les injections se résorbant en quelques heures.

4° 11 semble donc d’après cette expérience qu’on puisse dire que si la gestation empêche la sensibilisation (voir lapine n° 25), elle annule également les effets d’une sensibilisation antérieure.

12 Octobre 1929. -— P. — 4.000 gr. —— 2 cc. ovalbumine au 472, 1:° inj.

Lapine de race commune en gestation depuis le 1° Octobre. |

18 Octobre. — 2 cc. ovalbumine au 1/2, 2° Inij. 1"° inj. : résorbée en quelques heures,

24 Octobre. — 2 cc. ovalbumine au 1/2, 3° in]. 2° inj. : résorbée en quelques heures.

28 Octobre.

3° inj. : résorbée en quelques heures.

Mise bas : 10 très beaux petits.

30 Octobre. — 2 cc. ovalbumine au 1/2, 4° ini. 6 Novembre. — 2 cc. sér. chev., 5° Inj.

4° inj. : pas d'accident local.

12 Novembre. —— 2 cc. sér..chev., 6° ini.

9° inj. : pas d’accident local.

13 Novembre. —— 2 cc. sér. chev. + 2 oc. ovalbumine au 1/3, 7° in].

6° inj. : pas d’accident local.

23 Novembre. — 2 cc. sér. chev. + 2 cc. ovalbumine fraiche, 8° ini.

7° inj. : se résorbe encore en quelques heures.

28 Novembre. — 2 cc. sér. chev. + 2 cc. ovalbumine fraîche, 9° inj.

8° inj. : empâtement qui se résorbe lentement en 3 ou 4 jours 29 Novembre. P. — 3.565 gr.

9° inj. sur les deux flancs, au niveau des deux injections ; sér. et ovalb., apparition de deux nodules mous avec coloration rouge vineux de la peau.

3 Décembre.

Flanc gauche, niveau de l'injection de sérum : masse diffuse molle avec plaque hémorragique humide.

Flanc droit, niveau de l'inj. d’ovalb. : masse moins importante, plaque hémorragique moins noire et humide, points qui laissent exsuder un liquide sanguinolent.

5 Décembre.

La femelle est mise avec le mâle n° 1757.

10 Décembre.

Etat des lésions : Flanc gauche (sérum) : eschare en partie éliminée, ulcération cratériforme, à fond sanieux et tapissé en partie par la matière caséeuse habituelle, et entourée d’une zône indurée ayant infiltré une grande partie de la paroi abdominale.

llanc droit (ovalbumine) : eschare trèe allongée, environ 13 cm., reposant sur peau libre.

11 Décembre. — P. — 3.680 gr. — 2 cc. sér. chev., 10° in]. La lapine doit être pleine.

12 Décembre.

10° inj. : œdème mou, léger, qui, descendant à la base du cou, simule un goître. La peau est colorée en rouge vineux.

16 Décembre. P. — 3.710 gr.

10° inj. : vaste zône allongée blanchâtre, peau pâle, limitée par ‘un bourrelet à la palpation. La peau est humide mais cependant nous n’assisterons pas à la formation d’une eschare et aucune trace de cette injection ne persistera plus à la date du 19 Décembre.

19 Décembre. — P. — 3.820 gr. — 2 cc. sér. chev., 11° inj.

20 Décembre.

11° inj. : petite plaque violette (type V de NICOLLE).

Donc rétrocession de l’accident local.

27 Décembre. — P. — 3.825 gr.

Le petite plaque violette de la 11° inj. n’a pas évolué vers l’eschare et s’est effacée.

Ponction cardiaque gauche. On retire 5 cc. de sang.

31 Décembre.

On traite le sérum recueilli par le sér. de chev. et on obtient en quelques minutes un trouble très léger, difificile à apprécier à la vue. Cependant ce trouble n’augmente pas dans les minutes suivantes et, au bout de 3 jours, aucune trace de précipité ne s’est déposé. Le sér. contenu dans, le tube additionné de sér. de cheval est simplement un peu moins claïr que celui renfermant du sér. de lapin pur.

L'animal présente un état général satisfaisant et cependant les plaies anfractueuses laissées par la chute des eschares de la 9° inj. se sont infectées et répanident maintenant un pus d’odeur nauséabonde.

Le pouvoir précipitant du sér. étant nul ou du moins presque inappréciable à l’œil nu, donc très faïble, nous pensons que la femelle est incapable de faire un accident local et nous pratiquons la 12° inj. sous la peau de la nuque.

23 Janvier 1930. — P. — 3.460 gr. —— 2 cc. sér. chev., 12° ini.

12° inj. : est résorbée sans accident local et hier, 1° Janvier, la lapine a mis bas 5 petits lapins d'aspect chétif. Leur poids varie entre 31 et 40 gr.

CONCLUSIONS

I. — Le phénomène d’ArTHUSs est, chez le lapin traité par le sérum de cheval, un fait très constant et qui se produit avec une régularité mathématique chez le

lapin mâle.

IT. — Les manifestations locales de l’anaphylaxie

sont indépendantes de la race et de l’âge.

IT. —- Mais elles sont essentiellement différentes suivant les espèces animales et pour une même espèce, suivant les albumines introduites.

IV. — La gestation chez le lapin parait être un état empêchant la production du phénomène d’ARTHUS ; cette résistance remarquable persisterait plus ou moins pendant l’état puerpéral et d’une façon plus générale, la femelle qui a eu une ou plusieurs gestations, présente une sensibilité très diminuée vis à vis

de la protéine hétérogène.

V. — La notion de l'intervalle de temps entre les injections paraît une des plus importantes pour l’ob-

tention des accidents,

VI. — Les réactions locales peuvent être obtenues en n'importe quel point du revêtement cutané, mais la forme des lésions et en particulier des nécroses chtenues, est peut-être variable suivant la région ino-

culée.

VII. — Toutes les lésions cutanées observées sont parfaitement aseptiques. Les dégénérescences caséeuses peuvent se manifester en des points éloignés de ceux où ont été faite les inoculations sériques et peuvent même donner des néo-formations simulant des

fumeurs viscérales diverses.

VIII. — Les manifestations locales de l’anaphylaxie paraissent spécifiques.

IX. — La réaction de précipitation est constante chez les animaux sensibilisés ; elle nous a paru également rigoureusement spécifique. On ne peut plus l’obtenir, si on chauffe l’anti-sérum à 85° mais on peut impunément chauffer l’antigène, même à 100°, il con-

serve la faculté de précipiter l’anti-sérum.

X. — Il y a des degrés dans l’anaphylaxie et qui paraissent correspondre à des degrés dans le pouvoir précipitant. se A

XI. — Le sérum de cheval parait très toxique pour le lapin chez lequel de simples inoculations souscutanées déterminent en plus des accidents locaux classiques, des accidents généraux divers, et finale-

ment une cachexie mortelle, Cette toxicité n’est pAS

détruite par le chauffage même à 100°, elle n’est qu’atténuée. En outre, il parait y avoir rapport inverse entre les accidents locaux et les accidents généraux, les premiers paraissant être les témoins d’une certaine immunité générale.

XII. — La sensibilisation anaphylactique n’a pu être obtenue avec des substances telles que la gélatine et

le glycocolle.

Le PRÉSIDENT DE LA THbse,

Vu : M. DOYON Le Dove, Jean LEPINE Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 143 Mai 1930

LE RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ Joseph GHEUSI

Page 1