CHAPITRE VIII LIdée sociauste
Divers courants alimentent l'idée socialiste. — Aspiration à la réforme, confiante en dépit des déceptions. — Foi dans le pouvoir de l'État. Malgré ses prétentions à favoriser l'expansion individuelle, le socialisme est l'héritier du jacobinisme. — Son essence est l'égalisation des conditions sociales ; nivellement des fortunes ; abolition des subordinations familiales ; féminisme, internationalisme, anti militarisme, anticléricalisme et irréligion. Affranchissement total. — Solidarité ; elle ne se suffit pas à elle-même, peut s'interpréter en sens
contraires. — Cet idéal fait de convoitises matérielles et d'aspirations généreuses, devient la religion de l'avenir
Karl Marx et la théorie du sur-travail, la conception matérialiste de l'histoire, la lutte des classes : triple erreur sociale. — Le socialisme scientifique appliqué, ou collectivisme, prône la socialisation des capitaux.- Équivalence en travail âme de l'organisation future. Comment régler le travail et la production ? — Le communisme socialise toute propriété. « De chacun selon ses forces, à chacun selon ses besoins. » L'anarchisme. — Les idéalistes reviennent au socialisme humanitaire. Les opportunistes plient la doctrine aux nécessités, surtout électorales. —Socialisme d'État, communal, conservateur en Allemagne, agraire. — Socialisme expérimental en Australie. — Le néo-socialisme travaille à l'éducation sociale et économique de la classe ouvrière, est un réformisme tronqué. Le salariat ne saurait être aboli. Solution par la libre association