Anastasie et sa besace
Notre coufrore Im /.u,iu./v a pul.lu- les • nmandcmcnts du journaliste ccnsuiable.
Nous les reproduisons volontiers :
1 Ton cher conseur honoreras,
Hliu d'écrire louguement.
•> Ses consignes toujours suivras.
"' (luel quVn soit le dérèglement.
t les lieux communs cultiveras,
pour natter son entendement.
i Les vérités assoupliras,
au gré de son tempérament.
-, De toute opinion t'abstiendras. ,
.|iii n'aura pas son agrément, t. Képublicain te garderas.
de t'atfiriner imprudemment.
T. Matin et soir entonneras,
l'elûge du gouvernement.
S. Polémiquer tu ne pourras,
qu'en un sens exclusivement.
'.t.,.\ux calonmics t'interdiras,
de répliquer aucunement.
10 l'uis au hasard t'en remettras pour échapper au blanchiemcnt.
Tnut cela nVst pas bien méchant '-Ajoutons que les aimables censeurs de 1 hôtel; Continental — n'est-ce pas, capitaine louj;(.t o __ ont dû être les premiers a sourire.
Toute l'Edition
Pour ou contre la CENSURE
■''■'''!Ju*est-cc que la censure "? C'est le droit "d'empêcher la manifestatioa. d'idées qui troublent la paix (le l'Etat, ses intérêts et le bon ordre. La censure doit donc être appliquée... X.APOLEON.
Une trop large liberté d'écrire est fatale au pays, destructive de l'ordre, corruptrice des bonnes mœurs et du bon sens, et elle se change en oppression véritable pour le plus grand nombre de ses citoyens. L. VEUILLOT.
Il n'y a de véritable liberté de presse ou de liberté littéraire que sous la garantie d'une censure qui en écarte la licence des pensées, comme il n'y a de liberté civile que sous la garantie des lois qui empêchent la licence des actions.
de BOXALD.
La nécessité aiguise l'esprit :
c'est pour ce motif que me sont agréables les limites imposées à la liberté de la piesse.
GŒTHE (Eckermann).
La censure, violation insolc-nte de nos droits, assujettis,seiment inçj tolérable de la i)artie écrairée ile la nation à sa i)artic vile et stiipide, source de plus d'agitations, de défiances, de mécontentements et d'irritations que la licence même de la presse n'en saurait créer...
Benjamin COXSTANT,
Pourquoi est-il des pays où l'on pKJScrit la liberté de la presse '?
(;'est qu'on imagine pouvoir plus facilement \oler l'aveugle que le clairvoyant et duuer un peuple idiot, qu'un peuple écj*iiré.
HELVETirS.
La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide ; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme.
Gustave FLAUBERT.
Presse muselée : cela provoque coujjs de force et attentats. On enlève à la ch-Tudière sa soupape de sûreté. Georges RENARD.