‹ Anatomie Chirurgicale de la VessieChapitre 3 sur 92 · MM. SAPPEY, PAJOT, REGNAULD, VERNEUIL · texte numérisé non relu

MM. SAPPEY, PAJOT, REGNAULD, VERNEUIL

Agrégés en exercice.

MM. ALBARRAN |MM. DELBET MM. MARIE MM. RICARD ANDRE F'AUCONNIER MAYGRIER ROGER BALLET GAUCHER -MÉNÉTRIER SCHWARTZ BAR GILBERT NuLATON SEBILEAU BRISSAUD GLEY NETTER. TUFFIER BRUN HEIM POIRIER, chef VARNIER CHANTEMESSE JALAGUIER des travaux VILLEJE AN CHARRIN LEJARS anatomiques WEISS CHAUFFARD LETULLE QUENU DEJERINE MARFAN RETTERER

Secrétaire de la Faculté: M. Ch. PUPIN.

Par délibération en date du 9 décembre 1798, l'École a arrêté que les opinions émises à

dans les dissertations qui lui seront présentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu’elle n’entend leur donner aucune approb tion ni improbation.

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Se ' } INTRODUCTION “4 L'ouvrage que je publie aujourd hui a été présenté en novem- | 4 bre 1893 au concours des prix de l'internat : il se composait alors 7 3

de deux parties : L'une anatomique dans laquelle j’étudiais principalement la topographie vésicale ; l'autre chirurgicale consacrée à la médecine opératoire de la vessie. Depuis ce moment diverses considérations sur lesquelles j je n fai pas à insister m'ont fait laisser de côté ce travail que j'ai repris dernièrement.

Mon intention était de le donner in exlenso. Mais devant & développement qu'a pris une étude quine devait emporter dans mon esprit qu'un nombre assez limité de pages, devant la richesse bibliographique de la chirurgie vésicale, j'ai da renoncer à publier, pour le moment du moins, la partie chirurgicale : : Celle-là sera complétée et imprimée ultérieurement.

Ainsi réduite, cette thèse n’en constitue pas moins un Éhenble complet : : on y trouvera tout ce qui a trait à la topographie vésicale. ze ES

On pourrait croire qu'une nouvelle étude anatomique de la vessie fût peu nécessaire. Il n° ‘y a pas de viscère qui nous soit en apparence plus connu. Moi-même je n'ai pu m empêcher d'éprouver

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ce sentiment en abordant ce sujt: Mais il m’a suffi de le creuser pour voir qu’il est riche en aperçus intéressants, conduisant à des déductions utiles, et aujourd’hui, après un travail de près de 18 mois, je sens que je suis loin de l'avoir épuisé, C'est que la vessie placée près des plans superficiels, siège fréquent d’une maladie que l'on a appris de bonne heure à diagnostiquer, la lithiase, a été depuis une époque reculée le grand champ opératoire de chirurgiens spéciaux, les lithotomistes. Appelés à intervenir fréquemment, ce n’est cependant qu’à une époque relativement récente, qu'ils se sont efforcés de trouver dans une étude anatomique précise les bases de méthodes opératoires présentant un minimum de danger. Depuis, les recherches anatomiques se sont multipliées. Mais les résultats ont été loin de concorder, soit qu’il existe des variations individuelles, soit que les procédés techniques aient été insuffisants. De sorte que tout a été sur la vessie ; que l'imagination la plus vive ne saurait se figurer une disposition qui n'ait été écrite. C’est précisément ce chaos d'opinions qui rend utile cette nouvelle étude. Je me suis efforcé de faire dans cet amas de documents la part de la vérité; en m'’aidant dans cette critique de patientes recherches sur le cadavre et d'observations

anatomiques. Une série de dissections nouvelles m’a conduit à

des résultats qui ne diffèrent pas sensiblement de ceux que j'avais

consignés dans mon mémoire de concours, ainsi que mes juges de cette époque pourraient l'attester, Après ce que j'ai écrit plus haut, on comprendra que je ne cherche pas en insistant sur ce point à me prévaloir d’une vaine priorité. Mais cette constance dans les résultats, ne fait espérer qu'ils sont en grande partie exacts. D'ailleurs dans le Trailé d'anatomie de M. Poirier, M. Jonnesco qui avait eu l’amabilité de me demander communication de mon manuscrit, les a en partie confirmés.

Ce sont les chirurgiens qui ont surtout étudié la vessie. C’est

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que, ainsi que me le disait mon maître, M. le professeur Guyon, c'est au cours des opérations que les difficultés naissent, et qu’on remarque l’imperfection de ses notions anatomiques. La chirurgie pose les questions, à l'anatomie de les résoudre. Ce mot pourrait servir, si cela n'était démontré depuis longtemps, à prouver pour tout chirurgien la nécessité de fortes études anatomiques. L'histoire est là d’ailleurs pour confirmer ce que me disait mon maître M. Guyon. Ne voit-on pas l’anatomie et la chirurgie opératoire suivre une marche parallèle. On se préoccupe d’abord d'atteindre la vessie par une voie aussi directe que possible : on étudie le périnée. Plus tard, l'expérience montre qu’il y a grand intérêt à traverser la prostate et à ne pas déborder les limites de la glande : c’est la prostate que l’on décrit, que l'on mesure dans tous les sens, plus près de nous le périnée est délaissé. C'est par la voie sus-pubienne que l'on aborde la vessie, et on voit paraître une série de recherches sur les rapports de la face antérieure de la vessie, sur le cui-de-sac péritonéal. Aujourd’hui la chirurgie vésicale devient de plus en plus entreprenante. La lithotritie que notre maître M. le professeur Guyon a défendu mieux que par des paroles, par ses succès et ses merveilleuses statistiques entre de plus en plus dans la pratique. N'est-ce pas le moment de déterminer avec soin la forme, les dimensions de la cavité dans laquelle l'instrument va se mouvoir; n’est-ce pas le moment de déterminer par quelles manœuvres on évitera à coup sûr de léser les tuniques: et jusqu’à quel point la muqueuserisque d’être pincée ? La taille de son côté ne sert plus qu’exceptionnellement aujourd'hui à l'extraction des calculs; mais conduit sur les tumeurs que l’on ne craint pas d’enlever largement et d’attaquer même après récidive. N'est-ce pas le moment de chercher à déterminer, en l'appuyant sur des dispositions anatomiques bien constatées, la valeur des principaux procédés de taille hypogastrique ? de mon-

trer les écueils qu’il faut éviter, les audaces que l’on peut se per-

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mettre? Peut-on refouler ou décoller largement le péritoine, peut-on aborder facilement la région du col, siège fréquent des néoplasmes, peut-on réséquer jargement la paroi sans craindre d'ouvrir la séreuse ? Autant de questions dont la réponse doit s’appuyer sur un substratum anatomique. C’est pourquoi j'ai conservé à cette étude, purement anatomique, le nom de chirurgicale. L'application chirurgicale, tel est le but ; et nous montrerons mieux dans la partie exclusivement chirurgicale qui sera publiée prochainement, l'intérêt spécial de nos recherches.

On a, ai-je dit, beaucoup écrit sur la vessie . J'ai rassemblé à la fin de ce volume les titres des ouvrages parus sur l'anatomie vésicale, descriptive et chirurgicale. J'espère que cette revue bibliographique est à peu près complète ; je ne pense pas en tout cas qu’un travail important m’ait échappé. Tous les auteurs cités dans l'index, à part quelques-uns dont je n’ai pu me procurer les ouvrages et dont le nom est précédé d’une astérisque, ont été lus et analysés par moi, dans le texte original pour les auteurs français, allemands et angiais; dans une traduction littérale pour les auteurs slaves. Je remercie publiquement ici Miles Cohn et Precrizewska, étudiantesen médecine, qui ont bien voulu me prêter leur concours pour l'analyse de ces travaux, + Fr

Un certain nombre de dessins demi-schématiques accompagnent le texte. Ils ont été tous exécutés d’après nature sous ma direction, ét directement repérés sur le cadavre. Je puis donc les ceriifier exacts : ces dessins ont été faits au fur et à mesure de mes dissections par mes amis Tissot, bientôt notre collègue d’internat, Lajoie et H. Guillaume, élèves de l'Ecole des Beaux- Arts. Depuis, en raison de difficultés de tirage, ces dessins ont dû être refaits: ils ont été fidèlement reproduits par M. Wielkorski quia bien voulu, en mettant son talent de dessinateur à ma disposition exécuter quelques figures nouvelles.

Des planches à l’aquarelle étaient jointes au mémoire : ces

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planches ne sont point reproduites ici : elles sont déposées à la

bibliothèque de la clinique des voies urinaires, de l'hôpital

Necker, on ne pourra les consulter, ces planches ont été exécu-

tées d’après nature, après décalque. Elles reproduisent des coupes

de sujets congelés faites à la Morgue. Je prie M. lé D' Descouts

d'agréer mes remerciements pour l’amabilité avec laquelle il a mis

à ma disposition à la Morgue, lés ie et les instruments nécessaires à l'exécution de ces coupes.

- Parvenu au terme de mes études médicales, je jetterai, et cela non pas pour otéir à l’usage, un regard sur le chemin parcouru: Ce n’est pas sans un vif sentiment de reconnaissance que je retrouve les noms de ceux qui ont été dans tout le début de ma carrière, des conseils et des guides.

Dans cette rapide revue, deux noms se présentent d’abord à. mon esprit : ceux de mon père, M. le D' J. Delbet-et de ma mère. Ce sont eux qui ont dirigé mes premières études et qui m'ont aplani les premières difficultés. Je n'oublierai pas qu'ils n'ont jamais hésité à sacrifier leurs plaisirs, leurs intérêts, leurs occupations au bien de mon éducation et de mon instruction. Ils me donnent journellement l’exemple du dévouement professionnel. et de la dignité dans la vie privée. C'est à eux queje dédie d’abord ce livre, comme témoignage de ma profonde gratitude.

M. le HOSEEN: Guyon, membre de l’Institut, a bien voulu me réserver pour ma quatrième année d’Internat, une place dans son service si recherché. C’ est lui qui m F5 ‘donné l'idée de, ce travail ; c'est lui qui m’a ensuite guidé à chaque pas, me montrant dans quel. sens devaient être dirigées mes recherches, me faisant assister au lit de malade, au cours des opérations, à ses remarques.

reproduites au cours de ce traité. C'est donc à Jui .que revient

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tout ie mérite de ce travail. J'espère que M, le professeur Guyon voudra bien en accepter l'hommage, comme preuve de ma reconnaissance pour l'honneur qu’il m'a fait en m’acceptant pour élève et en me permettant d’imiter ces leçons journalières pleines d’enseignements, chaque jour nouveaux, que M. Guyon sait tirer de l'examen attentif du malade. M, Guyon me donne aujourd’hui un dernier témoignage de bienveillance en acceptant la présidence de cette thèse.

Monsieur le Professeur Panas m’a accueilli avec beaucoup de bienveillance dans son service de l’Hôtel-Dieu. J'ai assisté à ses savantes leçons ; j'ai pu constater la haute valeur que donnent aux chirurgiens le sang froid et la profonde érudition. Je n’oublie pas l'intérêt quasi-paternel que M. le Professeur Panas a bien voulu me témoigner dans des circonstances difficiles de ma carrière. Je le prie d’accepter l’assurance de ma profonde recon-

naissance.

M. le Professeur Le Dentu m’a ouvert son service avec beaucoup d’amabilité. C’est sous sa direction que je me suis formé à la chirurgie. J’ai pu apprécier toute la finesse de son diagnostic, toute sa prudence chirurgicale, qui le rend si cher à ses malades, Il a été en toute occasion pour moi un maître bienveillant, il m'a

ouvert les portes de la littérature, je le prie ., l'assurance

de mon respectueux dévouement.

Je remercie mes Maîtres de l'Ecole pratique, M. le Protesseur Farabeuf, chef des travaux anatomiques quand j'ai commencé mes études, dont j’ai suivi pendant longtemps les leçons si personnelles ; M. le D' Poirier, professeur agrégé à la Faculté, dont les brillantes qualités sont si vivement appréciées, j je remercie enfin tous ceux qui ont été mes chefs, MM. Lejars, Tuffier, Nelaton, Albarran et particulièrement M. le Professeur Potain, dont j'ai eu l'honneur d’être l'interne, M. Budin qui m'a enseigné

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‘ les accouchements et M. Roux, qui m'a permis de suivre ses leçons à l’Institut Pasteur.

à ave n’oublierai pas enfin mes Maîtres, MM. les Professeurs Po = Lrelatr Peter et Le Fort qu'une mort prématurée a enlevés à l’af- | fection de leurs élèves et de leurs parents.

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NOMME CTEROURGICALE

De la Vessie

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