Beaunis et Bouchard. Eléments d’A natomie
s. Cruveilhier. Sappey. Traités d'Anatomie descriptive.
6, Paulet et Sarrazin. A natomie topographique. T. I, page 045.
très différente à l'injection, ainsi que je m'en suis assuré.
Si l'on surprend une vessie en état de rigidité cadavérique, il faut employer une certaine force, même pour faire pénétrer dans sa cavité quelques grammes seulement de liquide. Si l’on s'adresse à un cadavre conservé depuis quelque temps dans une salle de dissection, la vessie est flasque et se laisse distendre presque indéfiniment. \ 2
Si l’on se base, pour arrêter l'injection, sur le degré de résistance qu’éprouve le piston de la seringue pendant que l’on fait pénétrer le liquide, le. degré limite est bien difficile à apprécier.
Les expérimentateurs de leur côté ont cherché à déterminer la capacité vésicale, en injectant du 54 liquide dans sa cavité jusqu’au moment où la rup-
‘ture de la vessie se. produit. C’est ainsi que Bou- , ns S ley (1) a constaté que la vessie se rompait en injec- 3 ; tant 1300 grammes de liquide. Les deux chiffres LE extrêmes qu’il a obtenus sont : 850 grammes chez | | - “un sujet de 48 ans et 1700 grammes chez un sujet é. de 50 ans. “ Duchastelet (2) a obtenu des chiffres à peu près É semblables. La rupture se produisait entre 1000 et Re 1600 grammes. : ‘4 1. Bouley, De la taille hypogastrique. Th. de Poris 1883, page 101, :
2. Duchastelet. Capacité et tension de la vessie. Th. de Paris, 1836.
page 24.
3. Pierre Delbet. Recherches anatomiques sur la vessie el lu èthre. Anna-
Les des organes génilo-urinaires, 1892, page 179.
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Pierre Delbet (3) au contraire donne des chiffres plus élevés : 1400 à 2.200 grammes.
Non plus que les chiffres obtenus par les anato- ‘mistes, les chiffres obtenus par les expérimentateurs ne nous donnent la solution du problème que nous devons chercher à résoudre.
Le chirurgien qui pratique la taille hypogastrique, injecte du liquide dans la vessie afin que celle-ci, en s'élevant, vienne se mettre en contact avec une étendue de plus en plus considérable de la face profonde de la paroi abdominale antérieure.
Cette étendue croissant avec la distension de la vessie, il y aurait intérêt à injecter une quantité d’eau toujours plus considérable, si l’on n'avait à craindre la rupture vésicale. Maïs la rupture vésicale sur le vivant ne se produit pas comme dans les expériences de Bouley, Duchastelet, Delbet, sous l'influence de la poussée exercée sur la face profonde des tuniques vésicales par l’eau ou le liquide injecté; elle se produit parce que le liquide vient distendre la paroïet que la distension détermine, soit par action directe, soit par action réflexe une contraction violente de la tunique musculaire de la vessie. En se contractant, la vessie tend à expulser son contenu, et si celui-ci ne trouve pas de voie d'échappement, ou si la contraction est trop brusque, il se produit une rupture spontanée. La rupture de la vessie n’est pas dans ces conditions un acte mécanique, mais ainsi que l'ont montré les
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expériences de Quinquaud. Bouley, Pousson, un acte dynamique : la rupture se produit par un mécanisme analogue à celle du cœur; « les réservoirs musculaires se rompent plus qu’on les rompt, a dit M. Guyon ». Ce qu'il faut déterminer par conséquent, c’est la quantité de liquide que l’on peut injecter chez un malade, sans s’exposer à une rupture, c’est-à dire sans provoquer une contraction violente de la vessie.
Sur le vivant, l’urine s’accumule d’abord dans la vessie sans provoquer aucune sensation, puis elle exerce sur les parois de la vessie une certaine pression, elle détermine une contraction qui provoque le besoin d’uriner. Cette sensation de besoin indique par suite que le muscle vésical se contracte ou va se contracter. La quantité d’urine qui provoque le besoin d’uriner mesure’ ce que mon maître, M. le professeur Guyon (1) qui le premier a attiré l’attention sur ces faits, a nommé « la capacité physiologique de la vessie ». C’est sur le vivant qu'il faut expérimenter, si l’on veut savoir quelle est la quantité d'urine qu’une vessie est susceptible de contenir. C’est ce que j’ai essayé de faire sur un certain nombre de malades. La vessie ayant été préalablement vidée, une sonde estintroduite dans la vessie et de l’eau boriquée injectée dans la sonde, jusqu’au moment où le malade accuse la sensation de
1, Guyon. Physiologie de la vessie. Gaxctle hebdomadaire de médecine et de Chirurgie, Paris, 1884, deuxième série, T. XXI, page 853 et 1884, T. XXIT,
pages 2 et 19.
— JO — besoin. On note alors la quantité de liquide injec-
tée (1).
1. Le tableau suivant donnz le résultat de ces recherches : Chiffres en cent. cubes.
Noms Age Diagnostic Envie impérieuse
| Envie | | d’uriner légère
mms | enne-mmmmmmmess | menant | nn |