‹ Anatomie clinique des centres nerveuxChapitre 20 sur 66 · RÉSUMÉ DE L'APPAREIL SENSITIVOMOTEUR · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE L'APPAREIL SENSITIVOMOTEUR

compliqués au fur et à mesure qu'on les envisage dans un groupe plus élevé de neurones : dans la substance grise bulbomédullaire, ce sont les réflexes en quelque sorte élémentaires ; dans les masses grises du mésocéphale, du cervelet et de la base du cerveau, ce sont les réflexes plus complexes de l'automatisme inférieur ; enfln, dans l'écorce cérébrale, ce sont les réflexes les plus élevés de l'automatisme supérieur et psychique.

Au-dessus de tous ces étages de l'appareil sensitivomoteur général, il y a une région, plus élevée pîiysiologiquement, où arrivent les impressions centripètes conscientes, où elles sont livrées àla mentalité réfléchie et d'où émanent les ordres spontanés et libres pour les excitations centrifuges. Le siège de notre centre 0 (fig. 1) est mal connu ; peut-être le trouvera-t-on dans l'éç^î^iÊjiCÊlrûQl;^^^ dans les circonvolutions en avant de la zone périrolandique. En tout cas, le clinicien doit connaître son existence, parce que les conducteurs qui l'unissent aux centres polygonaux, conducteurs idéomoteurs et idéosensitifs, ont une séméiologie à part.

« 11 y a des variétés (dans la symptomatologie), ai-je dit ailleurs (1), suivant que la lésion siège dans ces centres mêmes (polygonaux) ou dans les fibres sus ou souspolygonales. Le moyen notamment de distinguer ces variétés, c'est d'apprécier l'état des mouvements associés, syncinétiques. Certains hémiplégiques ne peuvent pas mouvoir les membres paralysés seuls, mais ils peuvent les mouvoir simultanément avec les membres sains : la lésion est alors suspolygonale. » De Buck (2) a récemment développé et pféïïise déridées analogues dans son étude sur les parakinésies (3). « Au-dessus de cet étage (notre polygone), nous mettons, dit-il, un autre ordre de neurones d'association (notre centre 0), qui sont les neurones psychiques, les neurones évocateurs des images sensoriomotrices, le véritable organe différencié des facultés purement psychi-

(1) Leçons sur l'AuLomatisrae psychoL, in Lee. de Clin, méd., t. III, 1898. p. 242.

(2) De Buck. Les parakinésies. Journ. de neuroL, 1899, p. 361.

(3) Ainsi nommées par analogie avec les paraphasies que nous verrons plus loin être aussi, d'après Pitres, des troubles idéomoteurs.

Grasset.

— Centres nerveux.

ques (1)... C'est donc dans la transmission de la sphère mentale à la sphère des images de motilité que se produit la perturbation qui donne lieu à la parakinésie. » C'est tout à fait la séméiologie de nos lésions suspolygonaics ou idcopolygonales.

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