VOIES MOTRICES
Chez l'homme la motricité peut être considérée comme nulle dans 1 oreille externe (1); tout se concentre donc, à ce point de vue, dans l'oreille moyenne.
1" Il y a deux nerfs antagonistes accommodafm's de l'ouïe
Le muscle du marteau, en se contractant, tend la membrane du tympan, la fait saillir dans la caisse et augmente la pression intralabyrinthique : son nerf vient de la racine motrice du trijumeau par le ganglion otique ou d'Arnold du maxillaire inférieur.
Le muscle de l'étrier, au contraire, par sa contraction relâche la membrane du tympan et abaisse la pression dans le labyrinthe : son nerf vient du facial.
De plus, les mouvements du pavillon de la trompe surtout au moment de la déglutition, entretiennent une tension normale dans la caisse. Ces mouvements ont une double source d'innervation : pour le péristaphylin externe, la racine motrice du trijumeau par le ganglion otique ; pour le péristaphylin interne, le facial par le grand pétreux superficiel, le nerf vidien et le ganglion sphénopalatin ou
En somme, tous les nerfs moteurs de l'audition viennent de la cinquième et de la septième paire : pour le trijumeau, • on ne connaît encore que le centre cortical périrolandique; pour le facial, nous connaissons un centre périrolandique et un centre pariétal,
^ 2° Divers autres nerfs moteurs ont des rapports étroits avec l'appareil auditif, notamment les oculomoteurs et les rotateurs de la tête.
D'après Pierre Bonnier, les noyaux dorsal interne et de Bechterew envoient des fibres directes au noyau de l'oculomoteur externe (2) (Bechterew, Kolliker) ; l'olive supérieure, qui reçoit des fibres de ces noyaux, en envoie vers le noyau de cette sixième paire ; enfin, on peut « supposer » des connexions du même ordre plus haut entre les centres corticaux.
(1) C'est le facial qui est le nerf moteur du pavillon.
(2) Le noyau de la sixième paire ayant lui-même des connexions connues avec les noyaux des troisième et quatrième paires.