APPAREIL NERVEUX CENTRAL DE L'ODORAT
10 — Voies sensorielles olfactives (i).
Le protoneurone sensoriel est constitué par les cellules bipolaires olfactives situées dans l'épaisseur même de la pituitaire.
Les prolongements protoplasmatiques de ce ganglion étalé partent de la pituitaire (paroi interne et paroi externe dans la portion toute supérieure) et sont du reste très courts.
Les prolongements cylindraxiles (filets olfactifs) vont vers la voûte des fosses nasales, traversent les trous de la lame criblée de fethmoïde et vont se terminer dans les premiers neurones de relais.
Les premiers neurones de relais sont constitués par le bulbe olfactif « petite masse nerveuse, de forme ovoïde, de couleur gris jaunâtre, couchée dans la gouttière olfactive, immédiatement au-dessus de la lame criblée de l'ethmoïde >).
Les prolongements cylindraxiles de ces neurones (bandelette olfactive, pédoncule olfactif), vont en arrière dans le sillon olfactif.
Dans la bandelette olfactive et à son extrémité ftubercule
(1) Voy. Testut, Traité cité.
olfactif) (i), nous trouvons un deuxième neurone de relais (2) Les prolongements cylindraxiles de ce deuxième neurone de relais forment les racines blanches interne et externe, la racine grise ou moyenne et la racine supérieure. Ces libres forment, dans la commissure blanche, un chiasma analogue au chiasma optique et vont se terminer dans les neurones corticaux.
Les neurones supérieurs corticaux paraissent être réunis, surtout dans la partie tout à fait antérieure de la circonvolution de l'hippocampe (3) (fig. 3).
2° — Voies sensitives générales.
Inutile d'insister sur les voies sensi^im générales formées par le trijumeau, dont nous connaissons le trajet jusqu'à récorce périrolandique.
3° — Voies motrices.
Elles- sont peu importantes. C'est surtout le facial qui va innerver les muscles chargés, lors de la pénétration des odeurs, de réaliser les « divers mouvements qui ont pour but d'ouvrir largement les narines aux effluves odorants si ces effluves sont agréables, de les en écarter au contraire, s'ils sont nocifs ou seulement désagréables ».
4° — Centres.
Les connexions entre les divers centres olfactifs sont encore incomplètement connues au point de vue anatomique.
On est bien obligé d'admettre cependant : 1° des centres réflexes dans les neurones de relais que nous avons décrits; 2" des centres plus élevés dans l'écorce (circonvolution de l'hippocampe et lobe pariétal pour les voies senso-
(1) A' la limite postérieure du lobe orbitaire.
(2) On y voit généralement une portion avortée et rudimeulaire de l'écorce cérébrale. (Voy. le Traité de Testut, p. 420.)
(3) Pour Flecbsig, la sphère olfactive comprend « le trigone olfactif rÀ la i^artic voisine de la circonvolution du corps calleux, la substance perforée antérieure, le repli uncii'orme et la partie voisine de la circonvolution de l'hippocampe... La sphère olfactive se trouve reliée, par des fibres de projection, à la couche optique, au noyau lenticulaire et à la corne d'Ammon » (van Gehuclilen).