VOIES EFFÉRENTES
Les voies efférentes commencent à ces neurones corticaux d'exécution et traversent le centre ovale.
Pitres (1877) a montré le rôle du faisceau pédiculofrontal inférieur gauche, et Brissaud (1879) le rôle de la capsule interne (1) (partie motrice).
Les noyaux gris de la base et les noyaux bulbaires constituent ensuite un centre important de relais, où l'articulation du mot se coordonne.
Pour Bernheim, le pied de la troisième frontale ne serait pas un centre, mais un lieu de passage de fibres transmettant la parole interne cérébrale à la parole articulée bulbaire. L'articulation des mots se ferait ainsi par les noyaux bulbaires ayant acquis une éducation fonctionnelle spéciale et serait indépendante du cerveau, comme les autres actes moteurs complexes coordonnés par l'habitude
(1) Dide et Weill ont observé un cas qui semble prouver que les fibres laryngées infracorticales passent dans la capsule interne au niveau du genou, à la partie antérieure du bras postérieur, Heinon et Ilorsley les avaient déjix localisées, chez le singe, dans le bras postérieur de la capsule interne. Du reste, d'après Pitres, les lésions de la capsule interne entraîneraient, non de l'aphasie vraie, mais des troubles d'articulation des mots (dysarthrie). Voy, Jean Abadie. Un cas d'anarthrie capsulaire avec autopsie (aphasie motrice souscortic. de Wcrniclce). Revue neuroL, 1898. p. 471.
Grasset. — Centres nerveux. 6
comme la marche, la musique, Técrilure, la préhension.
Il y a de l'exagération à déposséder ainsi complètement le centre, de Broca ot à ne voir que des fibres de transmission dans les divers "centres polygonaux. Mais il est certain que les centres mésocéphaliques ont un rôle considérable dans larticulation meme du mot.
De là, les 'voies motrices arrivent aux noyaux du facial, du spinal et de l'hypoglosse, aux cellules grises antérieures de la moelle ; et de là aux nerfs moteurs des lèvres, du voile du palais (1), de la langue et du larynx (pour le langage parlé), du membre supérieur droit (pour le langage écrit).
Nous connaissons le trajet de ces fibres déjà rencontrées, sauf pour le spinal.
Le neurone inférieur du spinal est à la partie inférieure du noyau ambigu (2). Ses prolongements vont de dedans en dehors et d'arrière en avant, sortent du bulbe par le sillon collatéral et du crâne par le trou déchiré postérieur, s'accolent (branche interne) au pneumogastrique et vont, par le laryngé inférieur ou récurrent, aux muscles intrinsèques du larynx (sauf le cricothyroïdien) (3).