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APPAREIL NERVEUX CENTRAL DE LA CIRCULATION

Quant à l'influence accélératrice, son premier neurone est dans la moelle, à la région cervicodorsale (Legallois), sur une étendue assez grande; les prolongements cylindraxiles passent dans les rameaux communiquants, depuis la quatrième ou cinquième racine cervicale, jusqu a la cinquième dorsale, et gagnent le grand sympathique. Le second neurone est formé par le premier ganglion thoraciaue et le ganglion cervical inférieur; celui-ci est relie au 3glion ce^rvical moyen parle nerf vertébral et Tanse de Vieussens (1), puis au ganglion cervical supérieur par un cordon intermédiaire. Et c'est des trois ganglions cervicaux qu'émanent les trois nerfs cardiaques (supérieur, moyen et inférieur, qui aboutissent au plexus cardiaque comme les rameaux du vagospinal.

On voit par là les centres réflexes successifs de 1 innervation cardiaque. Sans parler des ganglions inlracardiaques qui sont périphériques, il y a les neurones des ganghons sympathiques et les neurones bulboméduUaires ; les neurones plus élevés (du corps strié et de l'écorce) pouvant aussi avoir une action inhibitrice ou excitatrice sur les réflexes inférieurs.

2"^ Le système nerveux des artères (vasomoteurs se terminant dans la tunique moyenne des petits vaisseaux) a une double action antagoniste, vasoconstrictive et vasodilatatrice, et appartient en entier au grand sympathique.

Pour les vasoconstricteurs, la preuve définitive est faite depuis la fameuse expérience de Claude Bernard ; ils passent par le sympathique cervical pour la tête, par les nerfs splanchniques pour les organes abdominaux, par les gros troncs nerveux rachidiens (avec les autres fibres) pour les membres.

Pour les vasodilatateurs, on les a démontrés dans la corde du tympan pour la glande sousraaxillaire (Claude Bernard), dans la corde du tympan par le lingual (Vulpian) pour la langue, dans le maxillaire supérieur (Jolyet et Lafont) pour la muqueuse des fosses nasales, de la voûte palatine, de la lèvre supérieure et de la gencive, dans le nerf buccal (maxillaire inférieur) pour la lèvre inférieure.

(1) Anneau formé de deux filets, l'un en avant, l'autre en arrière de la sous-clavière.

dans le laryngé supérieur (pneumogastrique) pour la muqueuse du larynx (Ilédon), dans les nerfs érecLeurs (plexus sacre) pour la vasodilatation érectile (Ëckardt).

Toutlesvasodilatateurs,quoiquecontenusdans lesbranches des nerls du système céphalorachidien, paraissent cependant venir aussi du sympathique. Ainsi, pour le trijumeau, Dastre et Morat ont montré que les libres vasodilatatrices lui arrivent de la moelle cervicodorsale par les anastomoses qui unissent le sympathique cervical au trijumeau, et qu'ainsi un même tronc nerveux (comme le cordon cervical du sympathique) peut contenir à la fois et côte à côte des lilets vasoconstricteurs et des vasodilatateurs.

Nous avons donc pour l'innervation vasomotrice les étages connus de neurones : 1° les ganglions sympathiques; « chez la grenouille, après la destruction du myélencéphale, l'ablation du ganglion cervical supérieur détermine encore la rubéfaction de la moitié correspondante de la langue » (Ilédon) ; 2° les centres bulbomédullaires (le centre bulbaire étant le principal) ; en remarquant « que, pour une région donnée, les nerfs moteurs et les nerfs vasomoteurs naissent en général dans des points relativement fort éloignés de l'axe gris encéphalomédullaire. Ainsi, les nerfs moteurs de la tête proviennent du bulbe et les nerfs vasomoteurs de cette partie du corps naissent en majorité de la région cervicothoracique. Les nerfs moteurs de la jambe proviennent de la région sacrée; les vasomoteurs de cette région ont leur origine principale dans la région dorsolombaire de la moelle » (Doyon).

Enfin nous savons que l'écorce a une influence sur les réflexes du sympathique (émotion, suggestion...).

3° Avec l'innervation que nous venons de décrire au cœur et aux vaisseaux, on comprend qu'il y ait de faciles relations nerveuses cardiovascidaires ; nous en citerons deux exemples, dans chaque sens.

a. Du cœur aux vaisseaux, l'excitalion part, dans certains cas, par le nerf dépresseur ou de Cyon, qui côtoie le sympathique au cou et se rattache au vague et au laryngé supérieur; parle nerf sensitif du cœur, l'excitation arrive au bulbe, s'y réfléchit et, par les nerfs splanchniques, va produire la vasodilatation des voies importantes de régulation de la pression sanguine;

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