NAT
SYNONYMIE. — Ce muscle a été appelé : Genio-hyoïdes par STENo ; — Genio-hyoïideus par les auteurs des Bronn’s Klassen, GuRLT, NirzSCH, GaADOw; — Protracteur de l'hyoïde (Génio-hyoïdien) par GERVAIS et ALIX ; — Protractor linguæ par WarsoN ; — Protrahens linguæ par WIEDEMANN ; — Genio-ceraloïdeus par HUBER; — Mylo-ceralo-hyoïdien par Duvernoy; — Muscle conique de l'os hyoïde par Vice d’Azyr ; — Mm conici ossis hyoïdei par TIEDEMANN, KUTORGA ; — Tiefer vorwärtssieher oder Kinnzungenbeinmuskel par MECKEL.
3° Le mylo-hyoïdien est en rapport par sa face ventrale avec les t‘guments, par sa face dorsale avec la muqueuse buccale. Souvent ce muscle recouvre en arrière la partie la plus antérieure de la face ventrale du transverse jugulaire. Le faisceau interne du génio-hyoïdien passe sur les parties latérales de la face ventrale du mylo-hyoïdien (sauf chez les Gallinanés où il passe sur la face dorsale). Le génio-glosse, quand il existe, est placé sur la face dorsale du mylo-hyoïdien.
SYNONYMIE. — Ce muscle à été appelé: Mylo-hyoidien par Cuvier, DuvERNOY, GERVAIS et ALix; — Mylo-hyoïdeus par SCHNEIDER, GADOW, WATSON ; — Mylo-hyoïideus transversus par TIEDEMANN, NirzScH ; — Mylo-hyoideus obliquus par KuTorGa ; — Mylo-hyoideus anterior par les auteurs des Bronn’s Klassen ; — Mylo-glossus s. transversus mandibulæ par Gurir; — Rhomboideus juguli par WIEDEMANN; — (rénio-hyoïidien par Vice d’Azyr ; — Querer Unterkiefermuskel oder vorderer oberflàchlicher Kicferzungenbeinmuskel par MECKEL.
4 Le génio-glosse est situé sur la face dorsale du mylohyoïdien entre ce muscle et la muqueuse buccale.
SYNONYMIE. — Ce muscle a été désigné sous les noms de : Génioglosse par DuvERNoY ; — Genio-glossus par Nirzscn, les auteurs des Bronn’s Klassen.
5° Le bucco-peaucier est un muscle que nous n'avons rencontré que chez les Pigeons et qui paraît être dévolu à des fonctions physiologiques tout à fait spéciales.
SyNoNYMIE. — Ce muscle a été appelé Mylo-peaucier par CARL Vogr et YUNG
DESCRIPTION DES ESPÈCES
Gallinacés.
Poule domestique. — Gallus gallinaceus, PArr.
Transverse jugulaire. — Ce muscle est constitué par deux feuillets, un feuillet superficiel et un feuillet profond.
Le feuillet superficiel, de forme triangulaire, s'insère par son sommet, au moyen de fibres charnues, sur la face externe de l'apophyse qui prolonge, en arrière de son articulation, le maxillaire inférieur. De cette insertion, les fibres musculaires se dirigent vers la ligne médiane où elles se terminent sur un raphé. La direction de ces fibres dépend de leur situation, elles sont d’autant plus obliques de dehors en dedans et d’arrière en avant qu’elles sont plus antérieures. Les deux feuillets superficiels réunis au niveau du raphé médian constituent une lame musculaire qui, par sa forme, rappelle un V à ouverture postérieure.
Le feuillet superficiel se termine en arrière par un bord libre; il ne présente donc aucune connexion avec le peaucier qui le recouvre simplement soit par sa portion charnue, soit par l’aponévrose qui le continue antérieurement. Cependant, le long de la ligne médiane, le transverse jugulaire et le peaucier, présentent, sans pourtant se confondre, une certaine adhérence, et même à ce niveau, il est assez difficile de les séparer l’un de l’autre.
Le feuillet profond est semblable à celui que nous venons de décrire. Il a une forme triangulaire et s’insère sur la même apophyse. Ses fibres, dont la direction est parallèle à celle des fibres du feuillet superficiel, se terminent également sur un raphé médian. Son bord postérieur est libre ; son bord antérieur, au contraire, est suivi par le muscle stylo-hyoïdien qui vient s'attacher sur l’apophyse postérieure de la mandibule en confondant son insertion avec celle de ce feuillet. Vers la région médiane, le feuillet profond se prolonge en avant par une mince aponévrose qui se fixe sur la partie centrale de l'appareil hyoïdien.
Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien est formé par deux faisceaux, l’un interne, l’autre externe, séparés en avant, mais qui
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se réunissent en arrière pour s'attacher ensemble sur la grande corne de l'os hyoïde.
Le faisceau interne qui est le plus long (environ 50 ”},) prend naissance près de la symphyse de la mâchoire inférieure et s'étend jusqu'un peu en arrière du niveau de l'articulation de la mandibule. Là, il rencontre le faisceau externe et s’enroule avec lui autour de la corne de l'appareil hyoïdien, comme nous le décrirons plus loin. Ce faisceau a la forme d’un mince ruban, à direction antéro-postérieure, appliqué contre la face interne de la mandibule. Son insertion antérieure se fait au moyen d'une aponévrose sur la face interne de la mandibule, près de son bord supérieur. Cette insertion n’est éloignée de la symphyse que de 1 cm. à 1 cm. 1/2. En arrière, avant de rejoindre le faisceau externe, cette bande musculaire change de direction et passe insensiblement d’un plan vertical dans un plan horizontal de façon à recouvrir la face ventrale de la corne hyoiïdienne.
Le faisceau externe, beaucoup plus court que le précédent (20"/,,), est aussi beaucoup moins large (3 "/, au lieu de 5). Il a également la forme d’un ruban qui, en avant, s’élargit un peu en éventail pour se terminer sur une aponévrose d'insertion assez large s’attachant sur la face externe de la mandibule. Ce faisceau contourne donc le bord inférieur du maxillaire, puis chemine ensuite entre la mandibule, la masse du dépresseur de la mâchoire inférieure et l’apophyse postérieure de la mandibule, d’une part, et le faisceau interne avec lequel il entre en rapport, d'autre part.
Au niveau de la corne hyoïdienne, le faisceau interne se place sur la face ventrale de celle-ci, de façon que son bord ventral devienne interne, ce faisceau passant, comme nous l'avons dit, d'un plan vertical dans un plan horizontal. Quant au faisceau externe, il entre en connexion avec le bord externe (primitivement dorsal) du faisceau interne. Il en résulte dès lors la formation d’une lame musculaire unique. Commele montrent les fig. 4et6, PI. 1, cette lame s’enroule autour de la corne en formant un très long tour de spire, de manière que la partie interne soit un peu recouverte par la portion externe et que les fibres musculaires provenant du faisceau interne s’enroulent seules tandis que celles qui sont fournies par la bande externe restent parallèles à la direction de la corne. Les fibres de ce faisceau unique ont donc une tendance d'autant plus grande à rester
parallèles à la corne qu’elles sont plus rapprochées du faisceau externe. Le bord interne termine son tour de spire peu après avoir été recouvert par la portion externe et à quelques millimètres seulement du commencement de la portion cartilagineuse de la corne.
A partir de ce niveau, toutes les fibres ont une direction parallèle à l'axe dela corne; de sorte que celle-ci est entourée à sa partie terminale par un manchon cylindrique à fibres longitudinales par rapport à sa direction et plus en avant par un manchon en forme d’oubli. Quant à l'insertion, elle se fait dans la première partie suivant une ligne parallèle à l'axe de la corne, c’est-à-dire sur le bord interne et ensuite vers son extrémité, dans la deuxième partie, sur toute la surface de la corne.
Chez la Poule, ainsi que chez la plupart des Gallinacés, il y a un fait particulier à signaler: le faisceau interne du génio-hyoïdien passe sur la face dorsale du muscle mylo-hyoïdien au lieu d’être situé sur sa face ventrale comme cela a lieu chez tous les autres Oiseaux. ) |
Mylo-hyoïdien. — Ce muscle s'étend depuis la symphyse du maxillaire inférieur jusqu’au bord antérieur du transverse jugulaire. Les deux mylo-hyoïdiens se réunissent sur la ligne médiane suivant une formation légèrement cartilagineuse en avant et de nature fibreuse en arrière. Le mylo-hyoïdien est limité en arrière par un bord oblique de dehors en dedans ét d'avant en arrière, de sorte qu'il existe un espace triangulaire libre entre ce muscle et le transverse jugulaire; cet espace est en partie comblé par l’aponévrose qui continue en avant le transverse jugulaire. Sur la ligne médiane, le transverse jugulaire arrive en contact avec le mylohyoïdien et même est un peu recouvert par ce dernier muscle. Les fibres musculaires qui constituent le mylo-hyoïdien ont une direction parallèle à son bord postérieur, mais avec une tendance à devenir d'autant plus transversales qu'elles sont plus antérieures. De plus, le mylo-hyoïdien est en arrière nettement musculaire ; en avant, au contraire, il devient aponévrotique. Il s’insère par des fibres charnues ou aponévrotiques, suivant sa nature, sur la face interne du maxillaire inférieur.
Dindon domestique.— Meleagris gallopavo domestica, L,.
Transverse jugulaire.— 11 est formé par deux couches musculaires qui rappellent entièrement celles du transverse jugulaire de la Poule. Le feuillet superficiel présente cependant quelques légères différences avec celui de ce dernier être : c’est ainsi que, sur sa face ventrale, il n’est pas recouvert par le mylo-hyoïdien et que, vers son insertion, il est épais, tandis qu’au niveau de sa région médiane, il est assez mince pour être transparent et laisser voir les anneaux de la trachée artère. En avant, il ne recouvre pas le muscle stylo-hyoïdien comme cela a lieu chez la Poule.
Ce muscle présente avec l'appareil hyoïdien les mêmes rapports qu'offre celui de la Poule ; il n’a aucune connexion avec le muscle peaucier.
Génio-hyoïdien.— Absolument semblable à celui de la Poule ; mais ici la bande externe chemine sur la face ventrale du muscle mylo-hyoïdien, tandis que chez la Poule elle passe sur la face dorsale.
Mylo-hyoïdien.— Ne présente que de tréslégères différence avec celui de la Poule : il est musculaire sur toute son étendue, le raphé médian est plus large en avant qu’en arrière ; postérieurement le muscle se termine par une pointe fort aiguë.
Faisan commun.— /hasianus Colchicus, L.
Transverse jugulaire. — Semblable à celui de la Poule.
Génio-hyoïdien, — Le faisceau externe est moins développé qu'il ne l’est chez la Poule; de plus son insertion se fait ici par des fibres charnues bien plus en avant sur la mandibule, vers son milieu environ, non sur la face externe, mais sur le bord inférieur et un peu sur la face interne. D'autre part, les deux faisceaux interne et externe se fusionnent ici, plus près de l’extrémité de la corne que chez les autres Gallinacés. Le faisceau interne s’enroule autour
de la corne en formant une spirale plus allongée et recouvre
l'origine du muscle cérato-hyoïdien moyen qui, chez le Faisan, se prolonge bien plus loin sur la corne que chez les autres espèces.
Mÿlo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien ne recouvre pas du tout le transverse jugulaire, les deux muscles arrivent tout Juste en contact sur la ligne médiane. Ce muscle est assez épais ; il est musculaire sur toute son étendue ; les deux mylo-hyoïdiens sont séparés par une aponévrose relativement très large (environ 3 mm.), chez la Poule, au contraire, il n'existe, à ce niveau, qu'un très mince raphé médian.
Perdrix grise.— Perdis cincrea, BRiss.
Transverse jugulaire et génio-hyoïdien. — Semblables à ceux de la Poule.
Mylo-hyoïdien.— Chez la Perdrix grise, le mylo-hyoïdien est musculaire sur toute son étendue ; il rappelle beaucoup celui du Faisan. L'aponévrose médiane est ici plus large que dans l’espèce précédente. L’extrémité postérieure du mylo-hyoïdien est séparée de quelques millimètres du bord antérieur du transverse jugulaire.