‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 12 sur 40 · RÉSUMÉ DES PASSEREAUX · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES PASSEREAUX

Transverse jugulaire. — Ce muscle ne présente ici qu’une seule couche musculaire qui correspond au feuillet profond du transverse jugulaire de l'Epervier. Cette lame musculaire, en effet, ne s’insère plus, sauf chez la Huppe, sur l’apophyse postérieure du maxillaire inférieur, mais s'engage entre cette apophyse et la corne de l’hyoïde pour venir prendre insertion sur le crâne. Ce muscle a un grand développement et s'étend assez loin, en arrière, sur la face ventrale du cou, de sorte que contrairement à ce qui a lieu dans les groupes précédents, il a une forme triangulaire. En avant, il entre toujours en rapport avec le mylo-hyoïdien. Le muscle peaucier passe sur la face ventrale du muscle transverse jugulaire ; ces deux muscles présentent chez quelques-uns des rapports assez remarquables. Chez la Corneille, le transverse jugulaire ne se termine pas librement en arrière, comme il le fait chez l'Epervier et les Gallinacés; le long de son bord postérieur et au niveau de la région médiane, ses fibres musculaires entrent directement en connexion avec le muscle peaucier. Chez la Grive et l’Euplecte franciscain, le transverse jugulaire se continue par une mince aponévrose qui se confond avec la face interne du peaucier. Les autres Passereaux que nous avons étudiés ne nous ont montré aucune connexion entre ces deux muscles.

Le transverse jugulaire de Ia Huppe s’écarte complétement du type général des Passereaux pour se rapprocher de celui des Pigeons.

Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien ne présente rien de particuler ; il s’enroule sur les cornes de l’appareil hyoïdien qui dans tout ce groupe sont assez courles, puis se divise en avant en ses deux faisceaux normaux. Il y a cependant à signaler le cas des Passereaux fissirostres (Engoulevent, Hirondelle) où ces deux faisceaux musculaires présentent comme nous l'avons dit une différence de largeur très considérable qui semble être caractéristique de ce groupe. Enfin chez la Huppe, il existe une disposition particulière qui rappelle ce que SELENKA a décrit chez Rhea Darivini.

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Myÿlo-hyoïdien. — 11 estsemblable à celui que nous avons décrit dans les autres ordres; en arrière, sur la ligne médiane, il entre toujours en rapport avec le transverse jugulaire.

Génio-glosse. — Nous avons pu constater l'existence de ce muscle chez quelques Passereaux (Corneille, Etourneau, Euplecte franciscain, etc.). Ce muscle, toujours très grêle, consiste en un simple cordon médian, situé entre la muqueuse buccale et le muscle mylo-hyoïdien qui se divise postérieurement en deux faisceaux divergents.

Grimpeurs.

Pic épeiche. — Picus major, L.

Transverse jJugulaire.— Ce muscle rappelle beaucoup, par sa forme et ses insertions, le transverse jugulaire de la Corneille et des autres Passereaux. Il est, en effet, constitué par une seule couche musculaire qui a une forme triangulaire et dont les fibres ont des directions fort différentes suivant la région du muscle que l’on considère. Il s'insère également sur le crâne et, à cet effet, il s'engage par son sommet, comme cela a lieu chez les Passereaux, entre la mandibule et la corne de l’appareiïl hyoïdien. Ici, cependant, ce muscle est beaucoup moins étendu en arrière que chez la Corneille, il ne dépasse guère le niveau des articulations de la mandibule ; par contre, en avant, il s’avance jusqu’à cm environ de la symphyse. Il n’y à aucune connexion entre ce muscle et le peaucier.

(Génio-hyoïdien.— Les cornes de l'hyoïde sont excessivement longues. Elles remontent derrière la nuque très obliquement et gagnent la partie supérieure du crâne où elles se rencontrent. Dès lors, elles cheminent côte à côte d'avant en arrière et se terminent à environ 1/2 ou 3/4 de centimètre en arrière du rebord postérieur de l'orbite. Les ligaments fibreux qui prolongent toujours ces cornes s'étendent ici jusqu'au niveau du rebord antérieur de l'orbite. Sur la nuque, ainsi que sur le sommet de la tête, les cornes sont placées chacune dans une gouttière creusée aux dépens des os du crâne. Lorsque les cornes sont arrivées au contact l’une de l’autre, les deux

gouttières cheminent aussi parallèlement, séparées seulement, alors, par une très pelite crêle osseuse. Ces gouttières se continuent avec ces mêmes caractères jusqu’à la terminaison antérieure des ligaments

Le génio-hyoïdien ne présente en avant qu’un seul faisceau que nous considérons comme correspondant au faisceau interne du génio-hyoïdien des autres Oiseaux.

Son insertion sur la mandibule se fait par des fibres-charnues très près de la symphyse du maxillaire inférieur. La longueur de cette bande musculaire est de 18mm. environ, tandis que la longueur totale du génio-hyoïdien, depuis son insertion sur la mandibule jusqu'à l'extrémité de la corne, est de près de six centimètres.

Mylo-hyoïdien.— Ce muscle est semblable à celui des Passer'eaux.

Génio-Glosse. — Il n'ya pas de génio-glosse chez le Pic épeiche.

Chrysotis amazone.— Chrysotis amazonica, L.

Transverse jugulaire. — Ce musele n'est ici constitué que par par une seule couche musculaire qui, par son aspect, rappelle l’une quelconque de celles du transverse jugulaire de la Poule.

Les deux transverses jugulaires se réunissent sur la ligne médiane en formant un V ouvert postérieurement. Chacun d'eux s’insère tout à fait au sommet de l’apophyse du maxillaire inférieur qui présente même à ce niveau une assez large surface d'insertion ; certaines fibres même (les postérieures) s’attachent sur les bords postérieur et inférieur de cette apophyse. Puis, chacun de ces muscles s’élargit de plus en plus en se dirigeant vers la ligne médiane, et chacun d'eux se termine en s’insérant soit sur la partie postérieure du corps de l’hyoïde, soit sur les parties latérales de l’urohyal jusqu'à son extrémité qui est cartilagineuse.

Le transverse jugulaire ne présente aucune connexion avec le peaucier qui le recouvre simplement.

Génio-hyoïdien. — Le génio-hyoïdien ne présente rien de particulier ; les cornes de l'appareil hyoïdien sont très courtes et ne dépassent guère, en arrière, le niveau des articulations de la mandi-

bule. Le génio-hyoïdien s’enroule autour de ces cornes de la manière que nous avons décrite pour les autres Oiseaux. En avant, il se divise en deux faisceaux qui s’insérent sur la face interne de la mandibule par des fibres charnues, la bande externe très près de l'articulation. Ces deux faisceaux sont accolés l’un à l’autre sur tout leur parcours sans présenter aucune anastomose entre eux.

Mylo-hyoïdien. — Ce muscle est constitué par deux couches musculaires qui présentent une disposition tout à fait particulière que nous ne rencontrerons que chez quelques Palmipèdes. La lame superficielle est semblable à celle de la plupart des Oiseaux que nous avons déjà étudiés ; la lame profonde présente une manière d’être tout à fait spéciale. Elle a la forme d’un mince ruban oblique d'avant en arrière et de dehors en dedans. De sorte qu’en se réunissant ces deux portions constituent une couche musculaire ayant la forme d’un V ouvert en avant. Chacune de ces portions s’insère en dehors sur la face interne du maxillaire inférieur par des fibres charnues et en dedans sur les parties latérales de l’urohyal, près de son origine seulement. En avant, cette couche musculaire se continue par une très mince aponévrose qui se poursuit jusqu’au niveau environ de la région où la muqueuse buccale se recourbe pour tapisser la face inférieure de la langue.

Quant au feuillet superficiel, il est musculaire dans sa partie postérieure, aponévrotique, au contraire, en avant. Il présente la forme ordinaire du mylo-hyoïdien des autres Oiseaux. Cette couche musculaire ne s'étend pas très loin en arrière et ne recouvre même pas le transverse jugulaire. Il n’y a pas, ici, de raphé médian.

Génio-(Grlosse. — Muscle pair. Chaque partie est constituée par une bande musculaire large d'environ deux millimètres qui prend son insertion sur la mandibule, de chaque côté de la symphyse, par des fibres charnues. Chacune de ces bandes, écartées l’une de l’autre de {mm à 4 mm 1/2, chemine parallèlement à l’axe de la région, en restant appliquée contre la muqueuse buccale. Ces deux bandes sont réunies entre elles par une très mince aponévrose qui double par conséquent la muqueuse buccale.

Lorsque la muqueuse buccale se recourbe sur elle-même pour tapisser la face ventrale de la langue, les deux faisceaux du génioglosse se recourbent aussi et changent dès lors de direction. Ils se

dirigent d’arrière en avant en divergeant un peu l’un de l’autre. Ils atteignent ainsi le squelette de la langue, se recourbent autour de lui et viennent s’insérer, par des fibres charnues, sur le bord dorsal de l'os entoglosse.

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