‹ Anatomie comparée de certains Muscles Sus-HyoïdiensChapitre 5 sur 40 · LEP · texte numérisé non relu

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ANATOMIE COMPARÉE DE CERTAINS MUSCLES SUS-HYOIDIENS. jUpl

des deux génio-hyoïdiens constitue une bande musculaire longue et très étroite s'étendant de la symphyse à l'os hyoïde ; l'insertion hyoïdienne se fait par l'intermédiaire d’un tendon. Cette bande musculaire est plane sur sa face ventrale, convexe, au contraire, sur sa face dorsale, de ce côté, elle se loge dans une gouttière formée par l’écartement des génio-glosses. Par sa face ventrale, sur la ligne médiane, ce muscle est assez adhérent au râphé des mylohyoïdiens.

Génio-glosse. — Le génio-glosse est semblable à celui du Chat dont nous avons donné ci-dessus la description.

Coati solitaire. — Nasua solitaria, Nip.

Raton crabier. — Procyon cancrivorus, DES.

Ours brun. — Ursus arctos, L.

Les muscles de ces trois Carnivores ressemblent beaucoup à ceux de la Fouine, nous n’indiquerons donc que les différences que nous avons constatées avec ceux de ce Mammifére.

Digastrique. — Chez le Coati et le Raton, l'intersection aponévrotique est nettement transversale comme chez les autres Carnivores et non angulaire comme chez la Fouine. Nous n'avons pas pu découvrir cette intersection chez l'Ours où elle semble manquer. Enfin dans cette dernière espèce, l'insertion mandibulaire se rapproche beaucoup plus de l'angle de la mâchoire que chez les autres Carnivores.

Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien est, chez ces trois animaux, semblable à celui de la Fouine. L’aponévrose postérieure est très uette chez l'Ours où les fibres musculaires s'arrêtent à environ deux centimètres en avant de l’appareil hyoïdien.

Génio-hyoïdien et Grénio-glosse. — Même description que chez la Fouine. Cependant les génio-hyoïdiens du Procyon sont distincts sur presque toute leur étendue, bien qu'ils soient étroitement appliqués l’un contre l’autre.

Insectivores.

Hérisson d'Europe. — Ærinaceus europæus, L.

Digastrique. — Ce muscle est divisé en deux ventres par une intersection aponévrotique transversale, semblable à celle que nous avons décrite chez les Carnivores; cette intersection qui est perpendiculaire à la direction des fibres du digastrique s’étend sur toute la largeur du muscle. Elle est un peu oblique d'avant en arrière et de dedans en dehors.

Le ventre antérieur s’insère sur le bord inférieur et un peu sur la face externe du maxillaire inférieur par des fibres tendineuses qui prennert naissance assez loin en arrière sur la face dorsale du muscle. L'insertion occupe la région moyenne de la mandibule.

En arrière, le ventre postérieur se fixe sur toute la face antérieure de l’apophyse mastoïde par des fibres charnues et des fibres tendineuses ; cette insertion se prolonge, par des fibres tendineuses, un peu sur la face inférieure du crâne.

Mylo-hyoïdien. — Le mylo-hyoïdien est ici constitué par deux couches musculaires, l’une superficielle ou ventrale et l’autre profonde ou dorsale, appliquées l’une contre l’autre et qui s’insérent par des fibres charnues sur la face interne du maxillaire inférieur.

Le feuillet ventral n'est musculaire que dans sa partie moyenne ; en avant comme en arrière, il se continue par une aponévrose qui présente les mêmes insertions que la partie charnue. En avant, la lame musculaire se termine en formant une courbe à convexité antérieure ; en arrière, au contraire, la limite musculaire, beaucoup plus nette qu’en avant, est rectiligne et ne s’incurve un peu que près des maxillaires. L’aponévrose antérieure s'étend jusqu’à la symphyse de la mâchoire, l’aponévrose postérieure jusqu’à l'os hyoïde ; cette dernière adhère fortement à l’aponévrose d’enveloppe du muscle digastrique.

Le feuillet dorsal est charnu depuis l'appareil hyoïdien jusqu’à la limite musculaire postérieure du feuillet ventral. Ses fibres qui sont ordinairement transversales deviennent obliques en arrière pour s'insérer sur le corps de los hyoïde. En avant, ce feuillet se poursuit

par une très mince aponévrose qui double le feuillet ventral. IL n’y pas de raphé médian, mais il existe un sillon, tout le long de la ligne médiane, sur la face ventrale de cette couche musculaire.

Dans les deux feuillets, les fibres musculaires ont une direction transversale et sont par conséquent parallèles.

Si l'on ne considérait que la partie musculaire de ces feuillets, comme la portion musculaire de la lame ventrale se termine postérieurement au niveau où la lame dorsale commence à devenir musculaire, on pourrait admettre, comme d’ailleurs l’a fait LecHE, que le mylo-hyoïdien se compose de deux couches, l’une antérieure, l’autre postérieure. Mais chaque feuillet se compose d'une partie musculaire et d’une partie aponévrotique, les lames ainsi complètes sont exactement superposées sur toute leur étendue, depuis l'appareil hyoïdien jusqu’à la symphyse. Il nous est donc permis, abandonnant la manière de voir de Lecue, de les considérer comme deux couches, non plus antérieure et postérieure, maisl'une profondeetl’autresuperficielle. Nousnouscroyonsd'autant plus autorisé à penser ainsi que chez quelques Oiseaux (Canard, Sarcelle, Perroquet), nous trouverons, comme ici, unmylo-hyoïdien constitué par deux feuillets, qui sont indiscutablement, alors, l’un dorsal et l’autre ventral.

Génio-hyoïdien.— Muscle plat, très mince, musculaire sur toute son étendue, sauf près de la symphyse où il forme une aponévrose d'insertion. Les deux génio-hyoïdiens sont réunis sur presque toute leur longueur. Vers la région moyenne, sur la face dorsale de cette masse musculaire apparaît, sur la ligne médiane, un léger sillon qui s’accuse de plus en plus en avançant vers l'os hyoïde; plus loin en arrière ce sillon existe sur les deux faces. Vers le tiers postérieur, les deux muscles sont séparés et enfin près de l'os hyoïde, il existe même entre eux un petit espace libre de forme triangulaire.

En arrière, le muscle s’insère par des fibres charnues sur le bord antérieur du corps de l’hyoïde et un peu sur la racine de la petite corne.

Génio-glosse. — Ce muscle ne présente aucune disposition particulière ; il s’insère en avant, au moyen de fibres charnues, sur la face interne du maxillaire inférieur, un peu dorsalement par rapport aux génio-hyoïdiens ; celte insertion, comme d’ailleurs celle

du génio-hyoïdien, se fait sur une longueur d'environ sept à huit. millimètres. Les deux génio-glosses sont nettement séparés l’un de l’autre.

Taupe commune. — Tulpa europæa, L.

Crocidure aranivore. — Crocidura aranea, SCHREB.

Digastrique. — Ce muscle a la même disposition que celui du Hérisson, cependant il ne présente pas d'intersection aponévrotique. En avant, près de son insertion antérieure, le digastrique est relativement assez grêle, mais il augmente rapidement de volume, de surte qu'en arrière il offre une assez large surface de section.

Mylo-hyoïdien. — Chez le Crocidure, il n'existe qu’une seule couche musculaire qui s'étend depuis la symphyse de la mâchoire, jusqu’à l’os hyoïde où elle s’insère par des fibres charnues. Il y a un mince raphé médian.

Le mylo-hyoïdien de la Taupe, au contraire, est formé comme celui du Hérisson de deux feuillets. |

Le feuillet ventral est identique à celui du Hérisson ; seulement, la limite postérieure de la partie musculaire est plus rapprochée de los hyoïde que chez cet autre Insectivore et au lieu d’être transversale, elle affecte une courbe fortement convexe en avant. L’aponévrose postérieure est ici encore plus adhérente à l’aponévrose du digastrique qu’elle ne l’est chez le Hérisson, il est même absolument impossible de les séparer l’une de l'autre.

La couche dorsale est constituée comme celle du Hérisson. Cependant elle commence un peu en avant du bord postérieur de la partie musculaire du feuillet ventral de façon à recouvrir ce dernier sur une longueur d'un demi-centimètre environ. Ceci tient à ce que, chez la Taupe, le feuillet superficiel se termine en arrière assez près de l'os hyoïde. |

Génio-hyoïdien. — Ce muscle ne présente que de très légères différences avec celui du Hérisson. Il est relativement plus long et moins large. En arrière, près de l’hyoïde, les deux génio-hyoïdiens ne sont pas séparés par un espace libre.

Génio-glosse. — Ce muscle est semblable à celui du Hérisson.

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