‹ Anatomie comparée du cerveau, dans les quatre classes des animaux vertébrés (volume 2)Chapitre 64 sur 109 · NERF DE I.'OLFACTION · texte numérisé non relu

NERF DE I.'OLFACTION

diûlre externe du processus olfactif des mammifères inférieurs (i). Si cela est, mil doute aussi que le sillon où cette racine se termine en arrière (a) ne soit le correspondant de la scissure de Sylvius , chez les mammifères , l'homme , les singes (5), le phoque (4), etc. J'ai déjà indiqué les variétés que présente le lobule olfactif chei les oiseaux ; j'ajouterai seulement ici que je n'ai pu découvrir aucune influence de ce lobule sur le développement des hémisphères du cerveau ; il n'en est pas de même chez les mammifères , comme nous le verrons plus bas.

Dans cette dernière classe, le nerf olfactif ofl're des variétés très -essentielles , dans son volume et ses rapports avec les hémisphères cérébraux. Pour s'en faire une idée juste , et apprécier ses connexions, il faut le considérer d'abord dans ses faisceaux d'insertion , dans le tronc qui résulte de leur union , et dans l'intervalle compris entre ces faisceaux.

Chez les reptiles, on ne voit point de faisceaux distincts sur la base du lobe cérébral (5) ; chez les oiseaux , il n'existe que la bande externe (6), dont nous avons indiqué les variations;

(i) PI. IX, flg. 2o3, K.

(2) n. IV, Og. 98, n" 17..

(3) PI. Vin, Og. .94, s.

(4) PI. IX. fig. 208, s.

(5) PI. V, fig. laa, n» kS.

(6) PI. IV,fig. 9S,n» .0

chez l'homme , il existe assez fréquemment trois filets filiformes d'insertion; chez le singe (i), le phoque (a) et le plus grand nombre des mammifères (5), il n'en existe que deux (4), un externe (5), l'autre interne (6) ; chez les mammifères inférieurs , ces faisceaux sont confondus avec le lobe de l'hypocampe (7) , ils semblent faire partie du lobe antérieur (8) ; chez les cétacés , on nmi trouve plus de vestige (9) , ainsi que l'ont démontré M. le baron Cuvier et M. le professeur Buméril.

La racine externe , peu prononcée chez l'homme , est très-grêle chez les quadrumanes , comme on le remarque chez le drill (10) et le mandrill (11); elle augmente tout-à-coup chez le phoque (12); elle suit ensuite une progression croissante chez les carnassiers digitigrades , le lion (i3) , la lou-

(1) PI. VIII,fig 194, X, Y.

(2) PI. IX,fig. 208, X, Y.

(V) PI. XIII y fig. 249, X,Y,

(4) PI. XV, fig. 275, X, Y.

(5) PI. XIV, fig. 362, X.

(6) PI. XIV, fig. 262, Y.

(7) PI. IX, fig. 211, K.

(8) PI. IX, fig. 211, E, R.

(9) PI. XII,fig. »54, L.

(10) PI. VIII, fig. 197, X.

(11) PI. VIII, fig. 194, X.

(12) PI. IX, flg. 208, X.

(i3) PI. XIV, fig. 266, X.

NEUF l)i: l.'oi.lACilON. 2^0

tre (i), la marie (2); chez les plantigrades , l'ours (5) , le raton (4) ; chez les pachydermes , le cheval (5) , le pécari (6) ; chez les ruminans , le chameau (7) , le lama (8) ; et chez les rongeurs, le castor (9) , le |)orc-éi)ic (10) et le kanguroo (11). Le faisceau interne ne partage pas la progression directe de l'externe , son volume est soumis à beaucoup de variations : foible chez le drill (lâ), le mandrill (i5) , il est hors de toute proportion avec l'externe , chez le phoque (14)7 chez le castor (i5) , chez le porc-épic (16) , chez le bouc de la Haute-Egypte (17), chez le cheval (18); il augmente chez certains carnassiers plantigrades et

(1) l'I. X, flg. a53, X.

(2) PI. XV, Cg. 290, X.

(3) PI. XI, ùf^. 25i, X.

(4) PI. vin,Og. 200, X.

(5) ri. XV, fig. 275, X.

(6) PI. XVI, flg. 5oo, X.

(7) PI. Xlll,fig. 249, X.

(8) Pl.Wî, 6g. 295, X.

(9) PI. XIV, 6g. 258, X.

(10) PI. XIII, fig. 25i, X,

(11) PI. XVI, fig. 299, X.

(i2)Pl. Vlïl,fig. .97, Y.

(.3) PI. VIII, fig. .94, Y.

(i4) PI. IX, flg. 208, Y.

(i5) PI. XIV, flg. 258, Y.

(16) PI. XIII, fig. 25i, Y.

(17) PI. XIV, fig. 26a, Y.

(18) Pi. XV, fig. 375, Y.

2'j6 ANATOMIE COMPAREE DU CERVEAU,

digitigrades , l'ours (i) , la marte (2) , le lion (3) * il devient de nouveau plus grêle chez la loutre (4) et le raton (5).

Relativement au point où ils s'insèrent , ces faisceaux offrent une semblable variation.

L'externe correspond toujours à la proéminence latérale du lobe de l'hypocampe , dont il est la continuation en debors (6) : ce rapport est à peine visible chez l'homme , à cause de l'atrophie du lobe de l'hypocampe, et de la saillie prodigieuse du lobe sphénoïdal ; chez les singes , le premier de ces lobes (7) se dégageant un peu de la partie in-^ terne du second (8) , celte insertion du faisceau externe est déjà sensible, comme on peut le remarquer chez le mandrill (9) et le drill (10); chez le phoque , l'affaissement subit du lobe sphénoïdal (11) met à nu le lobe de l'hypocampe (12) et découvre le rapport du faisceau externe du nerf

(1) PI. XI,flg. 25i, Y.

(2) PI. XV, fig. 290, Y.

(5) PI. XIV, fig. '^66, Y.

(4) PI. X,fig. 235, Y.

(5) Pî. VIII, fig. 300, Y.

(6) PI. XIII, fig. 249, H. X.

(7) PI. TIIÏ,fig. 197, H.

(8) PI. VIII, fig. 197, D.

(9) PI. VIII, fig. 194, X. H.

(10) PI. VIII, fig. 197, X. H.

(11) PI. IX, fig. Î08, D.

(12) PL IX, fig. 208, H.

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olfactif avec ce lobe ( 1 ) ; un sillou assez marqué sépare encore la racine du lobe (2) ; chez le lion (3), la marte (4) , le raton (5) , la loutre (6) , l'ours (7) , le kanguroo géant (8) , on voit de mieux en mieux l'impkintation de ce faisceau sur la face externe du lobe. Ce rapport devient de plus en plus prononcé chez les pachydermes, le cheval (9) , le pécari (10); chez les ruminans , le lama ( 1 1 ) , le chameau (12), le bouc de la Haute-Egypte ( 1 3) ; chez les rongeurs, le porc-épic (i4) «"t le castor (»5) : chez ces derniers il paraît être la continuation du lobe de l'hypocampe.

Si ce rapport est exact, on voit de suite qu'à mesure que le lobe de l'hypocampe se développe et se déjette en dehors , la branche externe du.

(i) PI. IX-, fig. 208, H, X.

(2) Pi. IX, fig. 208, K.

(3) PI. XIV, fig. a66, X, H.

(4) PI. XV, fig. 290,11, X.

(5) PI. Mil, fig. aoo,H, \.

(6) PI. X,fig. 233, H, X.

(7) PI. XI, fig. a3i, X, H.

(8) Pi. XVI, fig. 299, X, îri7.

(9) PI. XV, fig. 275, H. X.

(10) PI. XVI, fig. 5oo, X, II" 17.

(n) PI. \VI,fig. 295 ,X, H.

(12) PI. XIII, fig. 249.x, H.

(i5) PI. XIV, fig. 263, X, S, H.

(i4) PI. XIir,fig. 25i,H, X.

(i5) PI. XIV, fig. 2 58, II, S, X.

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